Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2203025(TA77-2203025)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A C, un surveillant pénitentiaire, qui contestait son arrêté de radiation des cadres pris par le garde des sceaux pour abandon de poste. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant que la signataire disposait d’une délégation régulière et que l’arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également estimé que la procédure de mise en demeure était régulière et que l’absence de saisine du comité médical n’était pas requise en l’espèce, faute de justification médicale de l’absence. La solution retenue est fondée sur la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 et le décret n° 86-442 du 14 mars 1986.
N° TA77-2110435(TA77-2110435)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. B, gardien de la paix, qui contestait l'arrêté du ministre de l'Intérieur du 19 juillet 2021 rompant son contrat Outre-Mer et le mutant à Montereau-Fault-Yonne. Le tribunal a jugé que la mutation, intervenue suite à la demande de l'intéressé et aux préconisations médicales, n'était entachée d'aucune inexactitude matérielle, le changement d'affectation géographique étant justifié par l'absence de poste vacant à l'endroit demandé. Il a également écarté le moyen tiré d'un détournement de pouvoir, faute de preuve que la mutation constituerait une sanction déguisée. La décision a été prise en application de l'article 60 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984.
N° TA77-2108032(TA77-2108032)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. B, gardien de la paix, qui contestait l'arrêté du ministre de l'Intérieur du 19 juillet 2021 rompant son contrat Outre-Mer et le mutant à Montereau-Fault-Yonne. Le tribunal a jugé que la mutation, intervenue suite à la demande de l'intéressé et aux préconisations médicales, n'était entachée d'aucune inexactitude matérielle, le choix de l'affectation tenant compte des besoins du service et de sa situation de famille. Il a également écarté le moyen tiré d'un détournement de pouvoir, la mutation ne constituant pas une sanction déguisée. La décision a été prise en application de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat.
N° TA77-2106856(TA77-2106856)
Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné les requêtes de M. B, fonctionnaire des finances publiques mis à disposition d’un syndicat, contestant ses comptes-rendus d’entretien professionnel pour 2019 et 2020. Le requérant soutenait notamment que son évaluation était impossible en raison de son activité syndicale exclusive et qu’elle violait les principes d’annualité, d’égalité et les textes relatifs aux permanents syndicaux. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des évaluations professionnelles, même pour un agent totalement déchargé de service pour activité syndicale, en application des dispositions du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010.
N° TA77-2309124(TA77-2309124)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 mars 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, car présentée au-delà du délai de trente jours suivant la notification de la décision, conformément à l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal n'a donc pas examiné le fond des moyens soulevés par le requérant.
N° TA77-2307105(TA77-2307105)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 12 juin 2023 par laquelle la directrice territoriale de l'OFII de Créteil avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme B, ressortissante afghane. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen de la vulnérabilité de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de rétablir Mme B dans ses droits et de lui verser l'allocation de demandeur d'asile à compter du 17 mai 2023.
N° TA77-2306908(TA77-2306908)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour en qualité de conjointe de Français et de son récépissé. Le tribunal a jugé que le refus de renouvellement du récépissé était une conséquence obligatoire du refus implicite de titre de séjour né le 23 janvier 2022, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Concernant le refus de titre de séjour, le tribunal a estimé que la décision implicite était suffisamment motivée par la notification des motifs, conformément à l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA77-2402977(TA77-2402977)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Madame B, ressortissante tunisienne, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de la convoquer pour le renouvellement de sa carte de résident. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la situation résultant de l'absence de démarche de la requérante auprès du préfet de l'Essonne, qui avait mis en fabrication le duplicata, et de son défaut de déclaration de changement de résidence, conformément à l'article R. 431-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête est donc rejetée.
N° TA77-2405655(TA77-2405655)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 17 avril 2024 refusant un titre de séjour à Mme A et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait l'urgence liée à un projet de formation en alternance, mais le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, erreur manifeste d'appréciation, violation de l'article L. 422-1 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition de l'urgence n'a pas été examinée en raison de l'absence de moyen sérieux. L'ordonnance rejette l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
N° TA77-2410504(TA77-2410504)
Réfugié turc majeur empêché par un dysfonctionnement technique de déposer sa demande de carte de résident en ligne. Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, constate que la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressé après l'introduction du recours. La condition d'urgence ayant disparu, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction, mais condamne l'État à verser 2 000 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA77-2403644(TA77-2403644)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête en référé de Madame A, ressortissante haïtienne, qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, qu’il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois sur sa demande d’admission exceptionnelle au séjour a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, la mesure sollicitée n’est plus utile et ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative. La requête est rejetée.
N° TA77-2409685(TA77-2409685)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A et la société Dronotec d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Maisons-Alfort. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge des parties.
N° TA77-2413465(TA77-2413465)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné trois requêtes identiques de M. D C. Celles-ci visaient à suspendre les décisions de la commission de l'académie de Créteil du 10 septembre 2024, rejetant ses recours contre le refus d'autoriser l'instruction en famille de ses trois enfants. Le requérant invoquait l'urgence, liée au bouleversement du parcours scolaire en cours d'année, et un doute sérieux sur la légalité des refus, notamment au regard de l'article L. 131-5 du code de l'éducation et de l'article 3 § 1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le juge a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, l'intérêt public s'opposant à la suspension et les circonstances invoquées ne caractérisant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation des enfants.
N° TA77-2413468(TA77-2413468)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. D C pour suspendre l'exécution de trois décisions du 10 septembre 2024 par lesquelles la commission de l'académie de Créteil a refusé l'autorisation d'instruction en famille pour ses trois enfants. Le requérant invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité des refus, arguant notamment d'une erreur de droit au regard de l'article L. 131-5 du code de l'éducation et d'une méconnaissance de l'article 3 § 1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le juge des référés a rejeté les requêtes, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, dès lors que les enfants n'avaient jamais été scolarisés et que la scolarisation en cours d'année ne présentait pas de conséquences graves et immédiates justifiant une suspension.
N° TA77-2412484(TA77-2412484)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était amené à statuer sur la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à Mme A, ressortissante ivoirienne. La préfète du Val-de-Marne ayant délivré à l'intéressée, postérieurement à sa requête, une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 9 janvier 2025, le juge a constaté que cette mesure provisoire rendait sans objet la demande de suspension. Par suite, il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requérante.
N° TA77-2405129(TA77-2405129)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Val-de-Marne de convoquer M. B, ressortissant ivoirien, afin de lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour. Le requérant justifiait de l’urgence, car il était dans l’impossibilité d’effectuer cette démarche en ligne via la plateforme ANEF avant ses dix-neuf ans, ce qui compromettait ses droits au séjour. La juridiction a retenu que l’administration, qui n’a pas contesté les faits, doit fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable pour remédier au dysfonctionnement technique. Cette solution s’appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 423-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2407641(TA77-2407641)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de Mme A visant à obtenir un rendez-vous pour la correction de son titre de séjour était devenue sans objet. En effet, la préfète du Val-de-Marne avait convoqué l'intéressée le 26 juin 2024 pour la délivrance d'un récépissé rectifié, et Mme A n'a pas contesté que cette mesure avait été exécutée. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, et a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais d'instance.
N° TA77-2400249(TA77-2400249)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir une injonction sous astreinte pour obtenir un rendez-vous en préfecture en vue du renouvellement de son titre de séjour. La requérante s’est désistée de son recours par un mémoire enregistré le 28 juillet 2024. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, sans qu’il soit nécessaire de statuer sur le fond. Aucune mesure n’a été ordonnée, et les dépens n’ont pas été mis à la charge de l’État.
N° TA77-2402050(TA77-2402050)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de Mme B A visant à obtenir une réponse à sa demande de naturalisation était devenue sans objet. En effet, l'administration a informé la requérante que son dossier était toujours en instruction et qu'un complément de pièces lui avait été demandé. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, et a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice.
N° TA77-2403983(TA77-2403983)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A B épouse C d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. En défense, la préfète du Val-de-Marne a fait valoir que la requérante avait été convoquée le 31 mai 2024 pour déposer sa demande. Constatant que Mme A B épouse C n'a pas contesté la réalité de ce rendez-vous ni l'absence de délivrance d'un récépissé, le juge a estimé que les conclusions aux fins d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.