Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2412427(TA77-2412427)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet opposée à la demande de titre de séjour de M. D, ressortissant marocain. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'intéressé s'était vu notifier un refus explicite le 22 mai 2024, et qu'il n'établissait pas de circonstance particulière justifiant une urgence à suspendre cette décision. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2412459(TA77-2412459)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par M. B, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, a constaté un non-lieu à statuer. En effet, postérieurement à l'introduction de la requête visant à suspendre le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour, la préfète du Val-de-Marne a délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 16 avril 2025. Cette délivrance a privé d'objet les conclusions à fin de suspension. Le tribunal a par ailleurs admis provisoirement M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2408503(TA77-2408503)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 6 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la motivation insuffisante, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code de justice administrative et la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2413232(TA77-2413232)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion du cirque Zavatta et de tous occupants sans titre du domaine public communal (foirail et parking de la Sucrerie à Coulommiers). La solution retenue est fondée sur l'urgence et l'utilité de la mesure, caractérisées par l'occupation illégale persistante après l'expiration de l'autorisation d'occupation, empêchant la tenue d'événements programmés (brocante, salon, téléthon) et créant un trouble à l'ordre public. Aucune contestation sérieuse n'a été opposée par les occupants, qui ne justifiaient d'aucun droit ou titre.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413469(TA77-2413469)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné trois requêtes identiques de M. D C demandant la suspension de décisions de la commission de l'académie de Créteil refusant l'autorisation d'instruction en famille pour ses trois enfants. Le requérant invoquait l'urgence, liée au bouleversement du parcours scolaire en cas de scolarisation en cours d'année, et un doute sérieux sur la légalité des refus, notamment au regard de l'article L. 131-5 du code de l'éducation et de l'article 3 § 1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le juge a rejeté les demandes de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne démontrant pas de conséquences graves et immédiates justifiant une mesure provisoire. Les frais de justice ont été laissés à la charge du requérant.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2405655(TA77-2405655)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 17 avril 2024 refusant un titre de séjour à Mme A et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait l'urgence liée à un projet de formation en alternance, mais le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, erreur manifeste d'appréciation, violation de l'article L. 422-1 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition de l'urgence n'a pas été examinée en raison de l'absence de moyen sérieux. L'ordonnance rejette l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2009778(TA77-2009778)

Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné les requêtes de M. B, fonctionnaire des finances publiques bénéficiant d’une décharge totale de service pour activité syndicale, contestant ses comptes-rendus annuels d’entretien professionnel pour 2019 et 2020. Le requérant invoquait notamment l’incompétence des signataires, un vice de procédure, une erreur de droit au regard des dispositions sur l’activité syndicale (loi du 13 juillet 1983 et décret du 28 décembre 2017), ainsi qu’une rupture d’égalité. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, considérant que l’administration était compétente pour évaluer un agent même en situation de décharge syndicale et que les évaluations litigieuses étaient régulières. En conséquence, les demandes d’annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2402977(TA77-2402977)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Madame B, ressortissante tunisienne, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de la convoquer pour le renouvellement de sa carte de résident. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la situation résultant de l'absence de démarche de la requérante auprès du préfet de l'Essonne, qui avait mis en fabrication le duplicata, et de son défaut de déclaration de changement de résidence, conformément à l'article R. 431-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête est donc rejetée.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA77-2210738(TA77-2210738)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, prononcée par le ministre de l'Intérieur le 25 août 2022. Le requérant contestait notamment la réalité des infractions et l'absence de notification des retraits de points. Le tribunal a jugé que l'absence de notification des retraits de points est sans incidence sur leur légalité, et que la réalité des infractions était établie par les procès-verbaux et les paiements d'amendes forfaitaires, conformément aux articles L. 223-1 et L. 223-3 du code de la route.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA77-2210694(TA77-2210694)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B A contestant la décision "48 SI" du 19 septembre 2022 constatant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que six décisions de retrait de points sous-jacentes. Le tribunal a jugé irrecevable la contestation relative à l'infraction du 11 décembre 2021, le point correspondant ayant été restitué avant l'introduction de la requête. Pour les autres infractions, il a écarté le moyen tiré du défaut de notification des retraits, considérant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 223-1 et L. 223-3 du code de la route.

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DécisionPlein contentieuxANNULE

TA77-2007391(TA77-2007391)

Le Tribunal administratif de Melun annule la fiche de notation de l’année 2019 de Mme A, commandante pénitentiaire, en raison d’un vice de procédure. L’entretien d’évaluation préalable à la notation a été conduit par le supérieur hiérarchique indirect (N+2) et non par le supérieur direct (N+1), en violation des articles 55 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 et 2 du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010. La requérante n’ayant pas bénéficié de l’entretien annuel obligatoire avec son supérieur direct, la procédure d’évaluation est irrégulière. Le tribunal fait droit à la demande sans examiner les autres moyens.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413468(TA77-2413468)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. D C pour suspendre l'exécution de trois décisions du 10 septembre 2024 par lesquelles la commission de l'académie de Créteil a refusé l'autorisation d'instruction en famille pour ses trois enfants. Le requérant invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité des refus, arguant notamment d'une erreur de droit au regard de l'article L. 131-5 du code de l'éducation et d'une méconnaissance de l'article 3 § 1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le juge des référés a rejeté les requêtes, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, dès lors que les enfants n'avaient jamais été scolarisés et que la scolarisation en cours d'année ne présentait pas de conséquences graves et immédiates justifiant une suspension.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA77-2003986(TA77-2003986)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, professeur agrégé, d’une demande d’indemnisation pour le refus de rémunération d’heures d’enseignement effectuées dans un lycée privé sous contrat, en cumul d’activité autorisé. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le recteur de l’académie de Créteil, considérant que la décision implicite de rejet née en cours d’instance régularisait la requête. Sur le fond, le tribunal a jugé que le refus de paiement était illégal, engageant la responsabilité de l’État pour faute, et a condamné l’État à verser à M. A une somme de 4 000 euros en réparation de son préjudice financier, ainsi que 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision s’appuie sur les articles 20 et 25 septies de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et le décret n° 2017-105 du 27 janvier 2017.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2005692(TA77-2005692)

Le Tribunal administratif de Melun était saisi par Mme B, agent public, contestant plusieurs décisions du président de la communauté d'agglomération Paris - Vallée de la Marne refusant de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 4 décembre 2018, la plaçant en congé maladie ordinaire puis en disponibilité d'office, et fixant la consolidation de son état à une date ultérieure. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, estimant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées, que la procédure suivie, notamment la consultation de la commission de réforme, était régulière, et que l'autorité territoriale ne s'était pas estimée liée par les avis médicaux. Il a jugé que le refus d'imputabilité au service et la fixation de la date de consolidation n'étaient pas entachés d'erreur d'appréciation au regard des pièces du dossier. Les décisions ont été rendues sur le fondement des lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 et n° 84-53 du 26 janvier 1984, ainsi que du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2008462(TA77-2008462)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B, ancien élève-fonctionnaire stagiaire de l’ENS Paris-Saclay, contestant plusieurs décisions liées à la fin de sa scolarité, notamment son expulsion des effectifs, le refus de redoublement et un arrêté de congé pour convenances personnelles de 2016. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour la plupart des conclusions, en raison de leur tardiveté ou de l’absence de décision préalable, et a jugé les autres moyens non fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes, sans faire droit aux conclusions d’annulation, de réintégration ou d’indemnisation. Les textes appliqués incluent la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et les décrets n° 94-874 et n° 2013-1140.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2008788(TA77-2008788)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A D, secrétaire administratif, qui contestait un avertissement prononcé par la ministre des armées le 16 juin 2020. Le juge a considéré que les moyens soulevés, notamment l'erreur matérielle sur le nom, l'incompétence du signataire, le détournement de pouvoir et le harcèlement moral, n'étaient pas fondés. Il a également déclaré irrecevables les conclusions tendant à ce que le tribunal prononce une sanction disciplinaire, rappelant que le juge administratif ne peut se substituer à l'administration. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2104796(TA77-2104796)

Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné les requêtes de Mme A B, agent territorial, contestant plusieurs décisions du président de la communauté d'agglomération Paris - Vallée de la Marne. La première requête visait le refus de reconnaissance d'imputabilité au service d'un accident survenu le 4 décembre 2018 et le placement en disponibilité d'office, tandis que la seconde portait sur la date de consolidation de sa maladie fixée au 28 décembre 2020. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, du vice de procédure et de l'erreur d'appréciation, en se fondant sur les dispositions des lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 et n° 84-53 du 26 janvier 1984, ainsi que du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987. En conséquence, les décisions attaquées ont été jugées légales et les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA77-2210073(TA77-2210073)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A B contestant plusieurs décisions de retrait de points et la décision "48 SI" constatant l'invalidation de son permis de conduire, ainsi que le refus de lui créditer 4 points suite à un stage de récupération. Le tribunal a constaté que le ministre de l'Intérieur avait, en cours d'instance, crédité les 4 points litigieux, rendant sans objet les conclusions sur ce point. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la réalité des infractions était établie par les mentions des procès-verbaux et que les retraits de points étaient réguliers, en application des articles L. 223-1 et suivants du code de la route.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2210363(TA77-2210363)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A contestant cinq décisions de retrait de points sur son permis de conduire, consécutives à des infractions routières commises entre 2020 et 2021, ainsi que le rejet implicite de son recours gracieux. Le juge a écarté le moyen tiré du défaut d'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, jugeant que les conditions de notification des retraits de points n'affectent pas leur légalité. Il a également constaté que la réalité des infractions était établie par le paiement des amendes forfaitaires, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2210640(TA77-2210640)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait trois décisions de retrait de points sur son permis de conduire. Concernant les infractions des 2 et 3 novembre 2021, le tribunal a jugé les conclusions irrecevables, faute pour le requérant de prouver l'existence de ces retraits, le relevé d'information intégral (R2I) produit par le ministre n'en faisant pas mention. Pour l'infraction du 1er mars 2021, le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de notification des retraits, celui-ci étant inopérant sur la légalité des décisions. La solution s'appuie sur les articles L. 223-1 et L. 223-3 du code de la route, ainsi que sur l'article R. 411-1 du code de justice administrative.

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