Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2106463(TA77-2106463)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, professeur des écoles, qui contestait un avertissement prononcé par le recteur de l’académie de Créteil le 7 mai 2021. Le tribunal a jugé que la sanction avait été signée par une autorité compétente, Mme Laugier, bénéficiant d’une délégation de signature régulièrement publiée. Il a également estimé que l’arrêté était suffisamment motivé, en droit et en fait, et que la matérialité des faits reprochés était établie. La décision s’appuie notamment sur l’article 19 de la loi du 13 juillet 1983 et l’article L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA77-2002862(TA77-2002862)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus implicite de l’École nationale des finances publiques (ENFIP) de Noisiel de lui rembourser les frais de changement de résidence de sa conjointe. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions à fin d’annulation et d’injonction en raison de leur tardiveté, le délai de recours de deux mois ayant commencé à courir le 17 octobre 2019, date à laquelle le requérant avait eu connaissance de la décision de rejet. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées comme irrecevables, faute pour M. A d’avoir produit les décisions de rejet de sa demande indemnitaire préalable.
N° TA77-2009778(TA77-2009778)
Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné les requêtes de M. B, fonctionnaire des finances publiques bénéficiant d’une décharge totale de service pour activité syndicale, contestant ses comptes-rendus annuels d’entretien professionnel pour 2019 et 2020. Le requérant invoquait notamment l’incompétence des signataires, un vice de procédure, une erreur de droit au regard des dispositions sur l’activité syndicale (loi du 13 juillet 1983 et décret du 28 décembre 2017), ainsi qu’une rupture d’égalité. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, considérant que l’administration était compétente pour évaluer un agent même en situation de décharge syndicale et que les évaluations litigieuses étaient régulières. En conséquence, les demandes d’annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA77-2203025(TA77-2203025)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A C, un surveillant pénitentiaire, qui contestait son arrêté de radiation des cadres pris par le garde des sceaux pour abandon de poste. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant que la signataire disposait d’une délégation régulière et que l’arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également estimé que la procédure de mise en demeure était régulière et que l’absence de saisine du comité médical n’était pas requise en l’espèce, faute de justification médicale de l’absence. La solution retenue est fondée sur la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 et le décret n° 86-442 du 14 mars 1986.
N° TA77-2203283(TA77-2203283)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A C, ressortissant soudanais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil, suspendues après son placement en fuite en 2017. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que la procédure, incluant l'évaluation de vulnérabilité, était régulière. Il a également estimé que le refus de rétablir les conditions matérielles d'accueil n'était pas entaché d'erreur de droit, malgré la requalification de la demande d'asile en procédure accélérée en 2022. La solution s'appuie sur les articles 20 de la directive 2013/33/UE et L. 744-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2007391(TA77-2007391)
Le Tribunal administratif de Melun annule la fiche de notation de l’année 2019 de Mme A, commandante pénitentiaire, en raison d’un vice de procédure. L’entretien d’évaluation préalable à la notation a été conduit par le supérieur hiérarchique indirect (N+2) et non par le supérieur direct (N+1), en violation des articles 55 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 et 2 du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010. La requérante n’ayant pas bénéficié de l’entretien annuel obligatoire avec son supérieur direct, la procédure d’évaluation est irrégulière. Le tribunal fait droit à la demande sans examiner les autres moyens.
N° TA77-2200301(TA77-2200301)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui contestait la décision du 29 septembre 2021 par laquelle le directeur territorial de l'OFII avait mis fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, M. A ayant été mis en mesure de présenter ses observations avant la décision. Il a également estimé que la décision n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, dès lors que M. A avait refusé de se soumettre à un test PCR nécessaire à son transfert, ce qui constituait un manquement aux exigences des autorités chargées de l'asile au sens de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a écarté le moyen tiré de l'inconventionalité de la décision au regard de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 20 de la directive 2013/33/UE, faute de démonstration d'une situation de grande précarité résultant de la seule cessation des conditions matérielles d'accueil.
N° TA77-2110435(TA77-2110435)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. B, gardien de la paix, qui contestait l'arrêté du ministre de l'Intérieur du 19 juillet 2021 rompant son contrat Outre-Mer et le mutant à Montereau-Fault-Yonne. Le tribunal a jugé que la mutation, intervenue suite à la demande de l'intéressé et aux préconisations médicales, n'était entachée d'aucune inexactitude matérielle, le changement d'affectation géographique étant justifié par l'absence de poste vacant à l'endroit demandé. Il a également écarté le moyen tiré d'un détournement de pouvoir, faute de preuve que la mutation constituerait une sanction déguisée. La décision a été prise en application de l'article 60 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984.
N° TA77-2105216(TA77-2105216)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de renouveler sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. Le tribunal a jugé que la décision du 5 août 2021, prise après un réexamen ordonné par le juge des référés, était légale. Il a estimé que le CNAPS avait suffisamment motivé son refus en se fondant sur l'incompatibilité du comportement de M. B avec l'exercice de ses fonctions, au regard de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, et que la procédure de consultation des fichiers de police était régulière.
N° TA77-2108032(TA77-2108032)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. B, gardien de la paix, qui contestait l'arrêté du ministre de l'Intérieur du 19 juillet 2021 rompant son contrat Outre-Mer et le mutant à Montereau-Fault-Yonne. Le tribunal a jugé que la mutation, intervenue suite à la demande de l'intéressé et aux préconisations médicales, n'était entachée d'aucune inexactitude matérielle, le choix de l'affectation tenant compte des besoins du service et de sa situation de famille. Il a également écarté le moyen tiré d'un détournement de pouvoir, la mutation ne constituant pas une sanction déguisée. La décision a été prise en application de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat.
N° TA77-2105955(TA77-2105955)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de reconnaissance d'imputabilité au service d'un accident survenu le 30 août 2018. Le tribunal a jugé que la requête, enregistrée le 23 juin 2021, était tardive, car le délai de recours contentieux de deux mois n'avait pas été respecté, malgré l'exercice de recours gracieux et hiérarchique. La solution retenue est fondée sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 410-1 et L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration. Par conséquent, la demande d'annulation des décisions attaquées a été déclarée irrecevable.
N° TA77-2106856(TA77-2106856)
Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné les requêtes de M. B, fonctionnaire des finances publiques mis à disposition d’un syndicat, contestant ses comptes-rendus d’entretien professionnel pour 2019 et 2020. Le requérant soutenait notamment que son évaluation était impossible en raison de son activité syndicale exclusive et qu’elle violait les principes d’annualité, d’égalité et les textes relatifs aux permanents syndicaux. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des évaluations professionnelles, même pour un agent totalement déchargé de service pour activité syndicale, en application des dispositions du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010.
N° TA77-2402600(TA77-2402600)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B, ressortissant algérien, d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous pour retirer son titre de séjour « chercheur », dont la fabrication avait été annoncée plus d’un an auparavant. En défense, la préfète du Val-de-Marne a justifié de la remise du titre à l’intéressé le 4 avril 2024, soit postérieurement à l’introduction du recours. Le juge a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, la mesure sollicitée étant devenue sans objet, et a rejeté la demande de frais de justice présentée par le requérant.
N° TA77-2402977(TA77-2402977)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Madame B, ressortissante tunisienne, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de la convoquer pour le renouvellement de sa carte de résident. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la situation résultant de l'absence de démarche de la requérante auprès du préfet de l'Essonne, qui avait mis en fabrication le duplicata, et de son défaut de déclaration de changement de résidence, conformément à l'article R. 431-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête est donc rejetée.
N° TA77-2403134(TA77-2403134)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 janvier 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la préfète du Val-de-Marne ayant régulièrement délégué sa signature. Il a également jugé que la décision d'éloignement était fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. C ne justifiant pas d'une entrée régulière en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA77-2403136(TA77-2403136)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 21 février 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation, jugeant l’arrêté suffisamment circonstancié. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requérante, sur le fondement des articles L. 613-1, L. 435-1 et L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme.
N° TA77-2403138(TA77-2403138)
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par la préfète du Val-de-Marne. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 542-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et que la situation de Mme A ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral a été rejetée.
N° TA77-2403139(TA77-2403139)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du 26 février 2024 de la préfète du Val-de-Marne lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature ayant été régulièrement accordée. Il a également jugé que l'arrêté ne méconnaissait pas les articles L. 531-41 et R. 531-35 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de justifier d'une demande de réexamen de sa demande d'asile. Enfin, le moyen fondé sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme a été rejeté, M. A n'établissant pas de risque personnel de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour au Bangladesh.
N° TA77-2403144(TA77-2403144)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 20 février 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la méconnaissance des articles L. 541-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été jugée suffisamment motivée et prise par une autorité compétente, et le requérant n'a pas démontré de risque réel en cas de retour dans son pays d'origine.
N° TA77-2403145(TA77-2403145)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 1er mars 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, la méconnaissance de son droit d'être entendu et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle et familiale de l'intéressé ne justifiait pas une protection particulière. En conséquence, la demande d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et de la fixation du pays de destination a été rejetée, de même que les conclusions accessoires.