Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA77-2409742(TA77-2409742)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de M. et Mme E, propriétaires d’un pavillon à Sucy-en-Brie, afin de déterminer les causes des désordres liés à des débordements récurrents des réseaux d’évacuation. La solution retenue fait droit à la requête sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, jugeant la demande utile et rattachable à un litige relevant de la compétence administrative. L’expert désigné devra constater les désordres, en déterminer l’origine et les conséquences, évaluer les mesures réparatoires et fournir des éléments sur les responsabilités.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2312206(TA77-2312206)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant l'arrêté préfectoral du 11 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que M. B ne justifiait pas de circonstances humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les moyens tirés de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français et de la décision fixant le pays de destination, ainsi que ceux fondés sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2309499(TA77-2309499)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui contestait le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans en tant qu'ascendant à charge d'un ressortissant français. Le tribunal a estimé que la condition de régularité du séjour n'était pas remplie, le visa de Mme C étant expiré au moment de sa demande, et qu'elle n'établissait pas être effectivement à la charge de ses enfants. Il a également écarté les moyens tirés du défaut d'examen sérieux et de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour. La décision se fonde sur l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2309399(TA77-2309399)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté préfectoral du 25 juillet 2023 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'une carte de résident pour conjoint de Français, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le préfet n'apportait pas d'éléments suffisants pour renverser la présomption de communauté de vie entre les époux, et a annulé l'arrêté pour erreur d'appréciation. Il a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident sollicitée.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2308919(TA77-2308919)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 16 mai 2023 par laquelle le sous-préfet de Nogent-sur-Marne a refusé d'enregistrer la demande d'admission exceptionnelle au séjour de M. D, ressortissant algérien. Le tribunal relève d'office que le sous-préfet a signé la décision en son nom propre, sans démontrer qu'il disposait d'une délégation de signature du préfet, ce qui entache la décision d'incompétence. Par ailleurs, le refus d'enregistrement ne pouvait se fonder sur l'existence d'une obligation de quitter le territoire français, mais uniquement sur le caractère incomplet, abusif ou dilatoire du dossier, ce qui n'était pas établi. La décision est donc annulée, et il est enjoint à la préfète du Val-de-Marne de délivrer un rendez-vous à M. D pour l'examen de sa demande, dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2308889(TA77-2308889)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 27 juillet 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen personnalisé de sa situation. Il a également jugé que M. A n'établissait pas une résidence habituelle en France depuis 2018, faute de pièces antérieures à mars 2021, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux et professionnels suffisamment anciens et stables. La requête a donc été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2307421(TA77-2307421)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné les recours de M. A, ressortissant sénégalais, contre le refus implicite puis explicite de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A, jugeant que la décision de refus de titre de séjour n'était pas entachée d'incompétence, d'un défaut d'examen, ni d'une erreur manifeste d'appréciation, et qu'elle ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également estimé que l'obligation de quitter le territoire français était légale, faute d'illégalité du refus de séjour. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 435-1 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2307268(TA77-2307268)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de demande de pièces complémentaires, estimant que le dossier n'était pas incomplet et qu'il appartenait au requérant de produire les éléments utiles. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, sur le fondement des articles L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2305593(TA77-2305593)

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 27 avril 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme A, ressortissante colombienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. La juridiction estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté du séjour régulier de l'intéressée (depuis 2016), de son insertion professionnelle et de son pacte civil de solidarité avec un ressortissant français. Le tribunal retient que le refus porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2305166(TA77-2305166)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante vietnamienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Seine-et-Marne le 24 avril 2023. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision comportait les considérations de droit et de fait nécessaires, et a jugé qu'aucun défaut d'examen de sa situation n'était établi. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale fondée sur les articles L. 435-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2304259(TA77-2304259)

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 11 avril 2023 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant malien, ainsi que l'obligation de quitter le territoire français et le délai de départ volontaire. Le tribunal retient un défaut d'examen sérieux, le préfet ayant mentionné à tort treize bulletins de salaire alors que le requérant en avait produit trente-et-un à l'appui de sa demande fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois, sans astreinte, et rejette les conclusions au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2304095(TA77-2304095)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 30 janvier 2023 par laquelle le sous-préfet de Nogent-sur-Marne a refusé un titre de séjour à M. D, ressortissant marocain. Le tribunal retient que cette décision a été prise par une autorité incompétente, le sous-préfet ne pouvant signer en son nom propre sans délégation du préfet, en méconnaissance de l’article R. 311-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint à la préfète du Val-de-Marne de réexaminer la demande de M. D et de lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler sous trois mois, sans astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2303563(TA77-2303563)

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 17 février 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant sri-lankais, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la vie familiale établie en France avec sa compagne, bénéficiaire de la protection subsidiaire, et leur enfant né en 2022. La solution retenue est l'annulation pour atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2303404(TA77-2303404)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 23 février 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé un titre de séjour à Mme B épouse A, ressortissante vietnamienne. La juridiction estime que ce refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la vie familiale établie de la requérante avec son époux handicapé, qu'elle assiste quotidiennement en tant qu'aidant familial. Le tribunal enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à Mme B épouse A dans un délai de deux mois, sans astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2302295(TA77-2302295)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B C, qui contestait le refus de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de lui reconnaître le statut d'apatride. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFPRA n'était pas entachée d'un défaut d'examen particulier. Sur le fond, il a estimé que M. C n'apportait pas la preuve suffisante de sa perte de nationalité géorgienne, ni qu'il avait effectué des démarches pour la recouvrer, comme l'exige la convention de New York du 28 septembre 1954 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2302238(TA77-2302238)

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 3 novembre 2022 par lequel la préfète du Val-de-Marne a retiré le certificat de résidence algérien de M. C, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. Le tribunal estime que la préfète n'a pas apporté la preuve de la fraude qu'elle invoquait pour justifier le retrait du titre de séjour, alors que cette preuve lui incombait. En conséquence, l'arrêté est jugé illégal. Le tribunal enjoint à la préfète de restituer le certificat de résidence à M. C dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2300900(TA77-2300900)

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 18 décembre 2022 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé l'admission au séjour de Mme B, ressortissante bolivienne, et l'a obligée à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. En l'absence de mémoire en défense de la préfecture, le tribunal a estimé que les faits exposés par Mme B, relatifs à sa vie privée et familiale en France et à son état de santé, étaient établis et non contestés. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour violation de l'article 8 de la Convention.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2212459(TA77-2212459)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police de Paris refusant le renouvellement de son habilitation à accéder aux zones de sûreté aéroportuaires. Le requérant invoquait notamment une erreur de fait, contestant les motifs tirés de sa pratique religieuse rigoriste et de ses liens présumés avec des individus radicalisés. Le tribunal a jugé que les éléments produits par le préfet, en particulier une "note blanche" non circonstanciée et un rapport ne précisant pas l'identité des personnes en lien avec M. A, ne suffisaient pas à établir la réalité des faits reprochés. Par conséquent, il a annulé l'arrêté attaqué pour erreur de fait, en application des articles L. 6342-2 et L. 6342-3 du code des transports et R. 213-3-1 du code de l'aviation civile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2209522(TA77-2209522)

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par M. et Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Thiais du 3 mai 2022 s’opposant à leur déclaration préalable pour le déplacement d’une clôture et la création d’une place de stationnement pour personnes à mobilité réduite. Le tribunal a annulé cet arrêté ainsi que la décision implicite de rejet du recours gracieux, au motif que le maire ne pouvait légalement se fonder sur une prétendue emprise sur le domaine public, dès lors que l’administration n’a pas à vérifier la validité de l’attestation de propriété fournie par le pétitionnaire, sous réserve de fraude. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 423-1 et R. 431-5 du code de l’urbanisme, qui imposent une simple attestation du demandeur, sans contrôle de fond par l’autorité compétente.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2208682(TA77-2208682)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. et Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Nogent-sur-Marne à la société HGS pour un immeuble de cinq logements, ainsi que contre le permis modificatif subséquent. En cours d’instance, la commune a informé le tribunal du retrait du permis initial à la demande du pétitionnaire, et les requérants ont déclaré se désister de leur instance. Le tribunal a donné acte de ce désistement, constatant ainsi qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation. Aucune somme n’a été mise à la charge des parties au titre des frais de justice.

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