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Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en formation collégiale (5ème Chambre), était saisi par la société « Les Trois Serres » d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Saint Couat d’Aude du 23 juillet 2024 ordonnant la fermeture administrative de son camping pour des motifs de sécurité. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant irrecevables les conclusions de la société visant à contester les frais de justice mis à sa charge par une précédente ordonnance du même tribunal, cette contestation relevant de la compétence exclusive du Conseil d’État. Il a également déclaré irrecevables les conclusions indemnitaires de la société, faute de demande préalable auprès de l’administration, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de trois mois pris par le préfet de l'Hérault. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6§5 de l'accord franco-algérien. Il a également jugé que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas applicable aux ressortissants algériens. Enfin, la scolarisation des enfants en cours d'année n'a pas été considérée comme une circonstance suffisante pour justifier un délai de départ volontaire plus long.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C..., agent de la communauté d’agglomération Lunel Agglo, victime d’un accident de service reconnu imputable le 15 février 2024. L’expert, un psychiatre, devra évaluer l’étendue des préjudices subis et l’aptitude de l’agent à reprendre ses fonctions. La demande a été jugée utile au sens de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue d’un éventuel litige indemnitaire. Les conclusions de Mme C... au titre des frais de justice ont été rejetées, la collectivité n’étant pas partie perdante à ce stade.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, était saisi par la SCCV OC d’une demande de décharge des pénalités de 40 % pour manquement délibéré, appliquées sur le fondement de l’article 1729 du code général des impôts, à la suite de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA). La société, qui avait accepté les rappels de TVA, contestait l’intention délibérée de l’infraction. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’administration apportait la preuve du manquement délibéré, la société, en tant que professionnelle de la construction, ne pouvant ignorer ses obligations déclaratives en matière de TVA sur les ventes d’immeubles neufs.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir demandé la communication des motifs dans le délai légal. Il a également jugé que M. B... ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis 2015 ni de liens personnels et familiaux suffisamment intenses, stables et anciens pour que le refus de séjour porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de la SARL Mad Films Mens Insana, qui demandait la condamnation de l'État pour le retard de près de vingt mois dans le remboursement d'un crédit d'impôt audiovisuel au titre de l'année 2017. La société invoquait une faute de l'administration fiscale, estimant que le remboursement, effectué le 2 mars 2020, était intervenu bien après le délai de six mois prévu par l'article R. 198-10 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n'établissait pas que le retard lui avait causé un préjudice direct et certain, et que l'administration n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts (article 220 sexies) et du livre des procédures fiscales, sans faire droit aux demandes d'indemnisation.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné les recours de Mme G... et M. F..., ressortissants arméniens, contre les arrêtés du préfet de l’Aude du 27 mars 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français et leur interdisant le retour pour un an. Les requérants contestaient notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, la méconnaissance du contradictoire, et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs demandes, jugeant les moyens infondés au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par M. B... A... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 9 janvier 2025 prolongeant sa suspension. Le requérant s’est désisté de sa requête par un acte enregistré le 21 novembre 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, le président du tribunal a donné acte du désistement par ordonnance du 24 novembre 2025, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la demande de M. D... et Mme E... tendant à être déchargés des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2016 et 2017. Le tribunal a jugé que les moyens relatifs à la régularité de la procédure de vérification de comptabilité de la SARL Air Attack Technologies étaient inopérants en raison du principe d'indépendance des procédures fiscales. Il a également estimé que les propositions de rectification des 18 décembre 2019 et 24 septembre 2020 étaient suffisamment motivées au sens des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de l'Hérault du 3 novembre 2025 suspendant le permis de conduire de Mme A... pour trois mois. La requérante invoquait l'urgence en raison de ses activités professionnelles de juge consulaire et de gérante d'une société viticole nécessitant des déplacements. Le juge a estimé que la gêne alléguée, en l'absence de preuve d'impossibilité de recourir à des solutions alternatives (location de véhicules sans permis), ne caractérisait pas une urgence suffisamment grave et immédiate. En conséquence, la demande a été rejetée par ordonnance sans examen des moyens de légalité, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme B..., ressortissante marocaine, pour contester le refus du préfet des Pyrénées-Orientales d'enregistrer sa demande de titre de séjour (requête n°2403835) et le refus implicite de lui délivrer un titre (requête n°2406667). Le tribunal a joint les deux requêtes. Il a annulé la décision de refus d'enregistrement du 19 avril 2024, au motif que l'absence de visa long séjour (visa D) ne pouvait justifier un tel refus pour une demande de titre de séjour, et a enjoint au préfet de fixer un rendez-vous à Mme B... pour déposer sa demande. Concernant le refus implicite de titre de séjour, le tribunal a annulé cette décision pour défaut de motivation et a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B... dans un délai de deux mois, en se fondant notamment sur les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de la SCPRL « Les fées spéciales » visant à obtenir le remboursement d’un crédit d’impôt recherche (CIR) pour l’année 2021. Le litige portait sur l’éligibilité des dépenses de prestations de service externalisées, immobilisées pour la valorisation d’un prototype. Le tribunal a jugé que, conformément à l’article 244 quater B du code général des impôts, le CIR s’applique aux dotations aux amortissements des immobilisations affectées à la recherche, et non à l’amortissement du prototype lui-même. En conséquence, les dépenses de prestations de service en cause ont été exclues des bases de calcul du crédit d’impôt.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait à la préfecture de l’Hérault la remise d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, faute pour le requérant d’avoir produit les pièces justificatives nécessaires (titre de séjour, confirmation de dépôt, dossier complet). En conséquence, la demande a été rejetée par ordonnance en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, était saisi par la SCI Parnassa d’une contestation relative à un complément de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et à une majoration de 100 % pour opposition à contrôle fiscal. Le tribunal a jugé que la procédure d’imposition était régulière, car le transfert du siège social de la société en Guadeloupe n’était pas opposable à l’administration fiscale lors du contrôle, et que la société ne s’était pas présentée aux rendez-vous fixés par le vérificateur malgré deux mises en garde. En conséquence, la requête a été rejetée, à l’exception d’un dégrèvement partiel de 60 euros accordé en cours d’instance. Cette décision applique les articles L. 74 du livre des procédures fiscales et 1732 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, était saisi par la SARL Air Attack Technologies d’une demande de remboursement d’un crédit de TVA de 55 800 euros. L’administration fiscale avait compensé cette créance avec des rappels d’impôts contestés par la société, sans lui notifier l’avis de compensation prévu à l’article R. 257 B-1 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l’absence de notification de cet avis n’est pas prescrite à peine de nullité et que la créance du comptable public était liquide et exigible, permettant la compensation sur le fondement de l’article L. 257 B du même code. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de la directive TVA et des principes de neutralité fiscale et de confiance légitime.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a pris acte du désistement pur et simple de la SARL 330 GC, qui contestait un refus de permis de construire pour un bâtiment de cinq logements à Mauguio-Carnon. Ce désistement fait suite à la délivrance du permis sollicité par la commune le 24 juin 2025. Par ordonnance du 24 novembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la SCI Almarem d'une demande de décharge de rappels d'impôt sur les sociétés, de taxe sur la valeur ajoutée et de droits d'enregistrement pour les exercices 2016 à 2018. La juridiction a d'abord décliné sa compétence pour les droits d'enregistrement, renvoyant ces conclusions devant le juge judiciaire. Sur le fond, le tribunal a examiné la régularité de la procédure de vérification, notamment le respect de l'obligation d'information prévue à l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C... contestant la décision de la caisse d’allocations familiales de l’Aude du 8 juillet 2025, qui lui accordait une remise de dette partielle pour un indu d’aide personnelle au logement. Le requérant n’a pas retourné le formulaire de régularisation qui lui avait été adressé, ni fourni d’éléments ou de preuves sur sa bonne foi ou sa situation financière. En application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée dépourvue de moyens permettant d’en apprécier le bien-fondé.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé le titre exécutoire n° 2023-5-15 émis le 22 février 2023 par le CCAS de Pennautier, qui réclamait à Mme B... A... le remboursement de 4 380 euros. Cette somme avait été versée en exécution d'un jugement du 5 décembre 2019, confirmé par un arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille du 19 décembre 2022. Le tribunal a jugé que le CCAS, en tant qu'employeur, était tenu d'exécuter le jugement, nonobstant l'absence de personnalité juridique de l'EHPAD. La solution retenue s'appuie sur l'article 11 du code de justice administrative, qui confère force exécutoire aux jugements.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du préfet de l’Hérault du 16 octobre 2025 accordant le concours de la force publique pour l’expulsion de M. A.... Le juge estime que le moyen invoqué, tiré d’une erreur manifeste d’appréciation du préfet face à la situation familiale et personnelle du requérant, n’est pas propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence.