20 829 décisions disponibles — page 131/1042
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme D... et Mme A... visant à annuler l'arrêté du 19 juin 2023 par lequel le préfet de l'Hérault a déclaré insalubre leur logement situé à Bouzigues et prescrit des travaux. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de saisine de la commission départementale (CODERTS), et de méconnaissance du contradictoire. Il a également jugé non fondés les moyens relatifs à l'imputabilité des désordres au locataire, à la faisabilité des travaux, et aux erreurs de fait concernant l'état du logement. La solution s'appuie sur les articles L. 1331-22 du code de la santé publique et L. 511-2 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (3ème chambre) a rejeté la requête de Mme A..., conseillère pénitentiaire d'insertion et de probation, qui demandait l'annulation du refus de sa demande indemnitaire et la condamnation de l'État à lui verser 22 858,76 euros pour harcèlement moral. Le tribunal a d'abord écarté les conclusions en annulation, la décision de rejet ayant lié le contentieux indemnitaire. Sur le fond, il a jugé que les faits invoqués (notamment le refus initial d'un congé de formation, annulé pour vice de procédure, et finalement financé) ne constituaient pas des éléments de nature à faire présumer un harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de la société Aux Scorpions, qui sollicitait la condamnation de la commune de Leucate à l’indemniser pour la fermeture de son établissement. La société invoquait une faute de la commune, fondée sur des arrêtés de péril et une demande de rapport de conformité pour les établissements recevant du public. Le tribunal a estimé que ces mesures étaient justifiées par les risques avérés pour le bâtiment, comme l’attestaient les expertises, et que la société n’établissait pas de lien de causalité entre une éventuelle faute et ses préjudices. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute, sans application spécifique d’un texte autre que le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A..., adjoint technique territorial, contestant son classement dans le groupe de fonctions C1 et le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). Le tribunal a jugé que la décision fixant le régime indemnitaire d’un agent n’est pas une décision devant être motivée, écartant le moyen tiré du défaut de motivation. Il a également estimé que le requérant n’apportait pas d’éléments suffisants pour démontrer que son classement méconnaissait les critères du décret n°2014-513 du 20 mai 2014 et de la délibération départementale, ni qu’il était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation. La demande a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 14 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, le requérant ne justifiant pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale compte tenu de la brièveté de son séjour (moins de deux ans et demi) et de la présence de sa famille proche en Algérie. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien et la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... C... contestant l'arrêté du préfet de l'Hérault du 11 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante, de nationalité comorienne, invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Montpellier annule l'arrêté du préfet de l'Aude du 20 janvier 2025 refusant l'admission exceptionnelle au séjour de M. B..., ressortissant russe, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge retient une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'ancienneté de sa présence (près de sept ans), de son insertion professionnelle dans un métier en tension, et du risque réel encouru en Russie pour soustraction au service militaire. L'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination sont annulées par voie de conséquence. La décision se fonde notamment sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision implicite de refus du maire de Puimisson de transmettre au préfet de l'Hérault l'entier dossier de permis de construire déposé par M. et Mme B... pour la réalisation de trois maisons individuelles. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait les obligations de transmission prévues par l'article R. 423-7 du code de l'urbanisme et l'article L. 2131-2 du code général des collectivités territoriales. Il a enjoint au maire de transmettre le dossier complet dans un délai d'une semaine à compter de la notification du jugement.
Le Tribunal Administratif de Montpellier annule l'arrêté du 3 octobre 2023 par lequel le maire de Montarnaud s'est opposé à la déclaration préalable de Mme B... et Mme F... pour la modification d'ouvertures sur un bâtiment existant. Le tribunal juge que la construction, autorisée en 1974 comme maison d'habitation, n'a pas changé de destination et qu'aucune fraude n'est établie, rendant infondé le motif d'opposition tiré d'une destination illégale en zone agricole. Il écarte également le second motif fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, les travaux n'aggravant pas le risque incendie. Enfin, la demande de substitution de motif de la commune est rejetée, le tribunal estimant que le dossier de déclaration préalable était suffisant et ne nécessitait pas un permis de construire.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision du 9 février 2024 par laquelle le préfet de l’Hérault avait refusé la demande de regroupement familial de Mme D... pour ses deux nièces et son fils. Le tribunal a considéré que le préfet avait commis une erreur d’appréciation en opposant un refus, notamment au regard de l’intérêt supérieur des enfants protégé par l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, compte tenu de la tutelle exercée sur les nièces, de leur scolarisation en France et des risques d’excision encourus en Guinée. S’agissant du fils, né aux États-Unis, le tribunal a jugé que sa nationalité américaine ne rendait pas la demande de regroupement familial sans objet, en raison des conséquences sur les droits sociaux. La décision a été annulée sur le fondement des articles L. 434-4 et L. 434-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que des stipulations de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme D..., agent contractuel de la commune de Saint Georges d'Orques, contestant le refus de lui délivrer un certificat de travail, de lui verser l'indemnité de fin de contrat (prime de précarité) et de maintenir son salaire pendant un arrêt maladie pour Covid-19. La commune a partiellement fait droit à sa demande après l'introduction du recours, en lui fournissant le certificat de travail et en régularisant sa situation pour l'arrêt maladie, mais a maintenu son refus de verser la prime de précarité. Le tribunal a jugé que la requérante n'établissait pas avoir refusé un emploi similaire, condition légale pour exclure le versement de cette prime, et a donc annulé la décision de refus. En application du code général de la fonction publique et du décret n° 88-145, il a enjoint à la commune de verser à Mme D... l'indemnité de fin de contrat due, tout en rejetant le surplus de ses conclusions indemnitaires.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné le recours de Mme D..., ressortissante marocaine, contre un arrêté préfectoral du 7 janvier 2025 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de six mois. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant jugée suffisamment précise. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais les débats ont porté sur l'appréciation de la vie privée et familiale de l'intéressée au regard des textes applicables.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme N... et autres, qui demandaient l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Vias à la société Urbis Réalisations pour la construction d’une résidence de tourisme de 39 logements. Les requérants, propriétaires de parcelles voisines, contestaient notamment la compétence du signataire, l’insuffisance du dossier, les risques pour la sécurité publique et la méconnaissance des règles d’urbanisme (PLU, SCoT). Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens, jugeant que le projet respectait les dispositions applicables, notamment les articles R. 111-2, R. 431-9 et L. 121-13 du code de l’urbanisme, ainsi que le règlement de la zone 1-AUT1 du PLU.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante albanaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que la décision d'interdiction de retour n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 612-6 et L. 612-10 du même code. En conséquence, toutes les conclusions de la requérante, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise à la demande de la société Entrepôt pétrolier de Port-la-Nouvelle (EPPLN). Cette expertise vise à constater et déterminer l'origine des désordres causés par des envols de sable sur son dépôt pétrolier, ainsi qu'à évaluer la nature et le coût des travaux nécessaires pour y remédier. Les sociétés défenderesses ne se sont pas opposées à la mesure, bien qu'elles aient demandé des modifications de la mission de l'expert, lesquelles n'ont pas été retenues. La solution retenue est donc l'organisation d'une expertise judiciaire pour éclairer le tribunal sur les responsabilités et les préjudices allégués.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 3 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que M. A... n'établissait pas avoir déposé une demande de renouvellement de titre de séjour, ce qui le plaçait dans le cas prévu à l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C... qui contestait l'arrêté du maire de Cournonterral du 21 septembre 2022 s'opposant à sa déclaration préalable pour l'installation d'un mobil-home sur son exploitation agricole. La requête a été jugée irrecevable car tardive : l'arrêté, notifié le 26 septembre 2022, mentionnait le délai de recours de deux mois, et le recours gracieux formé le 3 janvier 2023 était postérieur à l'expiration de ce délai, ne pouvant donc le proroger. En conséquence, la décision de refus est devenue définitive. Les conclusions reconventionnelles de la commune visant à obtenir l'enlèvement du mobil-home sous astreinte ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 4 avril 2025 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté le moyen tiré du défaut d'examen réel et complet de sa situation, faute pour l'intéressé d'avoir porté à la connaissance de l'administration des éléments sur un droit au séjour au Portugal. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation personnelle et familiale.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par Mmes A... et B... d’une demande de suspension de l’exécution d’un permis de construire délivré par la commune de Saint-Mathieu-de-Tréviers. Les requérantes, voisines immédiates du projet, invoquaient l’urgence et l’existence de doutes sérieux sur la légalité de l’arrêté, notamment en raison d’un vice d’incompétence, d’un dossier incomplet et d’une méconnaissance du plan local d’urbanisme. La commune a soulevé une fin de non-recevoir tirée du défaut de notification du recours au fond, conformément à l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme. Le juge des référés a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour les requérantes d’avoir notifié leur recours contentieux à la commune en tant que bénéficiaire du permis, et a condamné les requérantes à verser 1 500 euros à la commune au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Pérols sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour examiner un immeuble menaçant ruine, situé au 24, Grand Rue. Le juge a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé de constater l'état du bâtiment et des mitoyens, de qualifier le péril (imminent ou ordinaire) et de proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision s'inscrit dans la procédure préalable à un éventuel arrêté de mise en sécurité pris par le maire.