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Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en formation collégiale, a examiné les recours en excès de pouvoir de M. et Mme A... contre les arrêtés du 3 mars 2025 leur refusant un titre de séjour, assortis d’une obligation de quitter le territoire français et d’une interdiction de retour. Les requérants contestaient notamment la compétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation, l’absence de saisine de la commission du titre de séjour, et la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, estimant que les moyens soulevés étaient infondés et que les décisions préfectorales étaient légales au regard des textes applicables.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A..., agent public, qui contestait un titre de perception de 5 405,83 euros émis pour un trop-perçu de rémunération suite à son placement en disponibilité d'office. Le tribunal a jugé que le titre de perception était suffisamment motivé, conformément à l'article 24 du décret du 7 novembre 2012, et a écarté l'exception d'illégalité de l'arrêté de placement en disponibilité. Il a également considéré que l'article 27 du décret du 14 mars 1986 n'était pas applicable en l'espèce. En conséquence, les conclusions principales et subsidiaires de Mme A... ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné deux requêtes d’une technicienne d’art contestant le refus de l’État de reconnaître l’imputabilité au service de ses congés maladie et de l’indemniser pour ses préjudices. Le tribunal a jugé que l’administration avait commis une faute en la plaçant en congé de maladie ordinaire alors qu’elle était toujours inapte en raison de maladies professionnelles, en violation des articles L. 822-21 et L. 822-22 du code général de la fonction publique. En conséquence, l’État a été condamné à verser 8 100 euros pour le préjudice financier (différence de traitement) et 4 500 euros pour le préjudice moral, mais les demandes au titre des troubles dans les conditions d’existence et du déficit fonctionnel permanent ont été rejetées, faute de lien direct avec les fautes établies.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C..., chef de projet aménagement, qui contestait son classement dans le groupe de fonctions AG4 pour l'attribution de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). La requérante soutenait que son poste relevait du groupe AG3, réservé aux fonctions à expertise forte ou de pilotage de projets complexes, et dénonçait l'absence de critères de classement. Le tribunal a jugé que la délibération du 22 mars 2022, prise en application du décret n°2014-513 du 20 mai 2014, classe en AG4 « tout autre emploi » ne relevant pas des catégories listées en AG3, et que la fiche de poste de Mme C... ne démontrait pas qu'elle exerçait des fonctions d'encadrement ou de pilotage de projets complexes au sens de ce groupe. Par conséquent, la décision de classement n'était pas entachée d'illégalité, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables faute de réclamation préalable.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de Mme C..., gardien de la paix, contestant un titre de perception de 7 050,54 euros émis par le préfet de la zone de défense et de sécurité sud pour remboursement de sommes perçues durant sa disponibilité d'office. La requérante soutenait que la créance était infondée et que le titre manquait de bases de liquidation, tout en demandant 10 000 euros pour préjudice moral. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, considérant que le demi-traitement versé en application de l'article 27 du décret n°86-442 du 14 mars 1986 n'était pas provisoire et que l'administration avait respecté la procédure. Aucune faute de l'État n'ayant été établie, la demande indemnitaire a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de trois mois pris par le préfet de l'Hérault. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation de l'intéressée. Il a jugé que Mme A..., mariée à un compatriote en situation régulière, relevait de la procédure de regroupement familial, ce qui ne constituait pas une erreur de droit. Enfin, le tribunal a considéré que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (3ème chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Hérault refusant son certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire avec une interdiction de retour de trois mois. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne révélait pas de défaut d'examen sérieux de sa situation. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 6.5 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu des attaches familiales et de la situation de l'intéressé. Par voie de conséquence, les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Hérault du 13 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire avec une interdiction de retour de trois mois. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. S'appuyant sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressée, compte tenu de son entrée irrégulière et de l'absence de liens suffisamment stables en France. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le requérant s’est désisté de son instance après le retrait de la décision attaquée par le préfet de l’Aude. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser 800 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... tendant à la suspension du refus implicite de délivrance d’un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que le requérant avait obtenu, postérieurement à sa requête, une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler jusqu’au 20 janvier 2026. La décision se fonde sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé suspension.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 1er août 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, au motif que M. A... B... était mineur à la date de la décision. Le tribunal a appliqué l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui interdit l'éloignement des étrangers mineurs de dix-huit ans. Il a également rappelé la présomption de validité des actes d'état civil étrangers en vertu de l'article 47 du code civil, que l'administration n'a pas renversée. En conséquence, l'arrêté a été annulé dans son ensemble, incluant la fixation du pays de destination, le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante marocaine, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de séjour avec obligation de quitter le territoire et interdiction de retour. La requérante invoquait notamment une erreur de droit sur l’application de l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a jugé que le signataire de l’arrêté disposait d’une délégation de compétence régulière et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sans faire droit aux demandes d’annulation, d’injonction ou de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 21 mars 2025. Ce dernier lui imposait une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans et une assignation à résidence d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée au regard des articles L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, compte tenu de la situation personnelle et professionnelle du requérant.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires de la résidence « Les Terrasses de l’Horte » qui demandait la condamnation de la commune de Perpignan à abattre un pin d’Alep situé sur le domaine public et à réparer les désordres causés à une allée piétonne privée. Le tribunal a jugé que le lien de causalité entre le système racinaire de l’arbre et les dommages n’était pas établi, et que la commune n’avait pas commis de faute d’entretien normal de l’ouvrage public. La responsabilité de la commune a donc été écartée, et les conclusions indemnitaires et injonctives du syndicat ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... contestant le titre exécutoire émis par Voies navigables de France (VNF) pour la redevance d'occupation du domaine public fluvial en 2023. Le tribunal a jugé que la requête était tardive, car le titre exécutoire, notifié le 16 janvier 2023, mentionnait les voies et délais de recours, et que le recours gracieux de M. A... daté du 13 mars 2023 était lui-même tardif. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (4ème chambre) a rejeté les requêtes des sociétés Kawai, Serguier Malortigue, 2MCA, Tahoe et Ila, ainsi que de messieurs Malortigue et Cauquil, qui demandaient l'annulation de la délibération du conseil municipal d'Agde du 26 septembre 2023 abrogeant une précédente délibération de 2016 relative à un échange de terrains. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés d'un vice de procédure pour insuffisance d'information des élus et de la méconnaissance de l'article L. 243-1 du code des relations entre le public et l'administration, n'étaient pas fondés. Il a également écarté les griefs d'erreur manifeste d'appréciation et de détournement de pouvoir. La solution s'appuie sur les principes du code général des collectivités territoriales et du code de l'urbanisme, confirmant la légalité de l'abrogation de la délibération initiale.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B... contre l'arrêté du maire de Campagna-de-Sault du 3 février 2023 fixant l'alignement individuel de ses parcelles. Le tribunal a jugé que cet arrêté, pris en l'absence de plan d'alignement, est un acte déclaratif qui se borne à constater les limites actuelles de la voie communale, et non une décision individuelle défavorable soumise à une obligation de motivation. Il a également écarté les moyens tirés de vices de procédure, estimant que ni un plan d'alignement préalable, ni une enquête publique, ni une délibération du conseil municipal ne sont requis pour un alignement individuel. La solution s'appuie sur les articles L. 112-1 et L. 112-3 du code de la voirie routière.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la communication de documents relatifs aux installations sportives et aux subventions de la commune de Perpignan. Le juge a estimé que le requérant n’établissait pas l’existence d’une situation d’urgence, condition nécessaire pour obtenir une mesure provisoire, malgré un avis favorable de la CADA. En conséquence, la demande d’injonction sous astreinte a été rejetée, de même que celle au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné le recours de M. A..., ressortissant gabonais, contre un arrêté préfectoral du 31 janvier 2025 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant", assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour. Le tribunal a annulé cet arrêté, jugeant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant que les études de M. A... n'étaient pas réelles et sérieuses, alors que celui-ci avait obtenu des résultats probants (moyennes de 12,20 et 14,61) et n'avait échoué à l'examen final qu'une seule fois. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de l'Hérault refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant, entré récemment en France, ne justifiant pas d'une situation d'urgence particulière. En outre, aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'incompétence, de l'erreur de droit et de la méconnaissance des articles 3 de l'accord franco-marocain et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.