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Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire français et d'interdiction de retour. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Concernant le refus de séjour, le tribunal a jugé que M. A ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SAS Les Poissonneries de la Côte Catalane contestant un titre exécutoire émis par le département des Pyrénées-Orientales pour le recouvrement de la redevance d'occupation du domaine public. Le tribunal a examiné prioritairement les moyens relatifs au bien-fondé de la créance, notamment l'application de l'ordonnance n°2020-319 du 25 mars 2020 relative à la crise sanitaire, et les a écartés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation du titre et de décharge de l'obligation de payer, sans qu'il soit besoin de statuer sur les moyens de régularité formelle. Les textes appliqués sont le code général de la propriété des personnes publiques, le code général des collectivités territoriales et l'ordonnance précitée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de l'association centre équestre Montpellier Grammont. Celle-ci contestait la décision du 8 novembre 2023 par laquelle la commune de Montpellier a mis fin à son occupation temporaire du domaine public au 31 décembre 2023. Le tribunal a jugé que la décision de non-renouvellement de la convention, fondée sur les articles L. 2122-1 et L. 2122-3 du code général de la propriété des personnes publiques, était légale et suffisamment motivée par des motifs d'intérêt général et de sécurité. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées, notamment pour absence de demande préalable.
Le Tribunal administratif de Montpellier, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 554-1 du code de justice administrative par le préfet de l'Hérault, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 17 mars 2025 par lequel la maire de Maraussan avait attribué une indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) à un agent. Le juge a estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de l'acte, cette revalorisation indemnitaire visant à compenser artificiellement une régularisation de traitement indiciaire obtenue par fraude, ce qui constitue un détournement de pouvoir. La décision se fonde sur le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et les délibérations du conseil municipal de Maraussan, qui ne prévoient pas un tel cas de revalorisation.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a condamné la commune de Banyuls-sur-Mer à verser 19 690,83 euros TTC à l'Earl Les Villasoles. La commune avait annulé un bon de commande de tapis de fleurs, mais cette annulation constituait une faute contractuelle, aucune stipulation du marché ne le permettant. L'arrêté préfectoral limitant l'usage de l'eau invoqué par la commune n'a pas été reconnu comme un cas de force majeure, car il était prévisible. La société a donc obtenu réparation pour les frais engagés et les intérêts moratoires, mais pas pour la perte de marge liée à une résiliation du marché, celle-ci n'étant pas intervenue.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision du 3 août 2023 par laquelle la commune de Montpellier refusait à l'association "Vigilence verte Montpellier nord" un prêt de matériel et l'accès à l'électricité. L'annulation est fondée sur l'incompétence du signataire de l'acte, faute pour la commune d'établir l'existence d'une délégation de signature régulièrement publiée, en méconnaissance de l'article L.2122-19 du code général des collectivités territoriales. En revanche, les conclusions indemnitaires de l'association, qui sollicitait 5 000 euros pour préjudice matériel et moral, ont été rejetées, le seul vice d'incompétence ne suffisant pas à engager la responsabilité de la commune.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SAS Les Poissonneries de la Côte Catalane contestant un titre exécutoire émis par le département des Pyrénées-Orientales pour le recouvrement de la part variable de la redevance d'occupation du domaine public pour l'année 2021. Le tribunal a examiné prioritairement les moyens de fond, notamment celui tiré de l'application de l'ordonnance n°2020-319 du 25 mars 2020 relative à la crise sanitaire, et les a écartés comme non fondés. En conséquence, la demande d'annulation et de décharge de l'obligation de payer la somme de 4 906,82 euros a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l'Hérault refusant de délivrer à M. C, ressortissant russe, une attestation nécessaire à l'ouverture de ses droits aux prestations familiales. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. C ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisamment caractérisée, et qu'aucun doute sérieux n'existait sur la légalité de la décision, le préfet ayant légalement refusé l'attestation dès lors que M. C était titulaire d'un titre de séjour portant la mention "visiteur" et non d'un titre délivré sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (4ème chambre) a annulé l'arrêté du 6 décembre 2024 par lequel le préfet de l'Hérault avait refusé un titre de séjour à M. A, ressortissant nigérian, et l'avait obligé à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de trois mois. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en ne prenant pas suffisamment en compte la vie familiale de M. A avec son épouse, réfugiée titulaire d'une carte de résident de 10 ans, et leur enfant né en France. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de la carte de résident de Mme C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la délivrance d'un récépissé le 10 juillet 2025, bien que ne permettant pas de voyager hors de l'Union européenne, ne créait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant albanais, afin d'enjoindre au préfet de l'Hérault d'examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant et de lui délivrer un récépissé. Le préfet ayant informé le tribunal que la carte de séjour sollicitée était en cours de fabrication, le juge a constaté que les conclusions principales de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 900 euros à l'avocate de M. A, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A B, qui demandait l’attribution d’une bourse sur critères sociaux avec un parent isolé. La requête n’était pas dirigée contre une décision administrative préalable, en méconnaissance de l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Le président a fait usage de la faculté prévue à l’article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans instruction.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 27 mars 2025 par laquelle le maire d'Agde a exercé le droit de préemption au titre des espaces naturels sensibles sur une parcelle. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par la SCI PPF, acquéreur évincé, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence ou la recevabilité de la requête. La solution est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté comme irrecevable la requête de M. A contestant la décision de l’Agence de Services et de Paiement (ASP) lui réclamant le remboursement d’une prime écologique de 4 000 euros. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 5 août 2024, était tardive car introduite après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois, lequel avait commencé à courir à compter de la notification de la décision initiale du 28 février 2024. Le recours gracieux formé le 7 mars 2024 n’avait pas prolongé ce délai au-delà du 7 juillet 2024, et la décision du 31 juillet 2024 était purement confirmative. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de l'université Paul Valéry de l’admettre en deuxième année de psychologie. Le juge a estimé que le moyen tiré du préjudice subi était inopérant et que celui relatif au respect des conditions d’admission était manifestement imprécis. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter par ordonnance les requêtes ne comportant que des moyens irrecevables ou insuffisamment précis.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. et Mme C contre un refus d’autorisation d’instruction en famille, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a constaté que la décision initiale émanait du directeur académique du Gard, dont le siège relève du ressort du Tribunal Administratif de Nîmes. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il a ordonné le renvoi du dossier à cette juridiction.
Référé précontractuel rejeté par le Tribunal administratif de Montpellier. La société Proville contestait le rejet de son offre pour un marché de mobilier urbain, mais sa requête a été introduite le jour même de la signature du contrat avec l’attributaire. Le juge a constaté que la conclusion du contrat était intervenue avant l’introduction du recours, rendant la requête irrecevable en application des articles L. 551-1 du code de justice administrative et R. 2181-2 du code de la commande publique.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté que la requête de M. B, qui demandait l'exécution d'un jugement enjoignant au préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour, avait perdu son objet. En effet, le préfet a établi le titre et convoqué l'intéressé pour le retirer. Par conséquent, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté les demandes accessoires, notamment celles relatives aux frais de justice et à l'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant un arrêté du préfet du Var du 6 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire avec interdiction de retour pour deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, jugeant l’arrêté régulier. Il a également estimé que le préfet n’avait pas méconnu les articles L. 621-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en l’absence de justification d’un droit au séjour en Espagne et au vu de la menace à l’ordre public. La solution retenue confirme la légalité des mesures d’éloignement.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme B contre une décision de l’Agence de services de paiement (ASP) refusant le bonus écologique et la prime à la conversion, s’est déclaré territorialement incompétent. En application de l’article R. 312-1 du code de justice administrative, il a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Marseille, dans le ressort duquel se trouve le siège de l’autorité ayant pris la décision attaquée. Par une ordonnance, il a donc transmis le dossier à cette juridiction.