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Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. E, qui contestait le refus de l'Office français de l'intégration et de l'immigration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen particulier, estimant la décision suffisamment motivée et régulièrement signée. Il a jugé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation au regard des articles L. 522-1 et L. 551-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. E, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a étendu à la compagnie Acte Iard une expertise judiciaire initialement ordonnée le 20 février 2025. Cette expertise vise à déterminer l'origine des désordres affectant un groupe scolaire à Montbazin. La demande, présentée par la SARL B*F Architecture et la SAS Bureau Alpes Contrôles, a été accueillie car Acte Iard est l'assureur de la SARL, et sa responsabilité est susceptible d'être engagée. La décision se fonde sur l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet d'étendre une expertise à des personnes non initialement parties.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Puissalicon à M. D pour une extension et des aménagements. Le tribunal a d'abord jugé que les requérants justifiaient d'un intérêt à agir en tant que voisins immédiats, mais a écarté l'ensemble de leurs moyens. Il a notamment estimé que le projet n'était pas situé dans un périmètre de protection d'un monument historique nécessitant l'avis de l'architecte des bâtiments de France, que le maire n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne sursoyant pas à statuer, et que la condition de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme relative à la desserte en eau potable n'était pas méconnue. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes relatifs aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier annule la décision implicite de l'Office français de l'intégration et de l'immigration (OFII) refusant les conditions matérielles d'accueil à Mme D pour son fils B A, demandeur d'asile en réexamen. Le tribunal juge que l'OFII a fait une inexacte application de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne prenant pas en compte la vulnérabilité de l'enfant de 5 ans, hébergé précairement et sans ressources. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C, ressortissant gambien, qui contestait un arrêté du préfet de l'Hérault du 2 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'acte, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le refus de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment établis en France. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral de refus de séjour, obligation de quitter le territoire et interdiction de retour. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature au secrétaire général de la préfecture était régulière. Il a jugé que le refus de séjour était légalement motivé par l'absence de visa de long séjour, exigé par l'article 9 de l'accord franco-algérien pour une admission en qualité de salarié. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, compte tenu de la durée et des conditions du séjour de l'intéressé.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme D B, ressortissante djiboutienne, contestant l'arrêté préfectoral du 26 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature au secrétaire général de la préfecture étant régulière. Il a jugé que la décision de refus de séjour n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation ni de violation des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale de la requérante. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour ont été validées, cette dernière n'étant pas disproportionnée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. G, ressortissant russe, contestant l'arrêté préfectoral du 28 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité bénéficiant d'une délégation de signature régulière et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. G, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme, et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de M. D, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Hérault. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance des articles 6.5 et 6.7 de l'accord franco-algérien de 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de son état de santé et de sa vie privée et familiale en France. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que l'avis du collège de médecins de l'OFII était régulier et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que M. D pouvait bénéficier d'un traitement approprié en Algérie. La décision a donc confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral, y compris l'interdiction de retour de trois mois.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête des époux D, qui demandaient la condamnation solidaire de l’État et de Voies navigables de France (VNF) à leur verser 1 305 555,61 euros en réparation du préjudice subi après avoir acquis des parcelles situées sur le domaine public fluvial. Le tribunal a estimé que ni l’État ni VNF n’avaient commis de faute en s’abstenant de revendiquer la propriété des parcelles, et que le lien de causalité entre les agissements allégués et le préjudice n’était pas établi. La demande de sursis à statuer, devenue sans objet, a également été rejetée. La décision s’appuie notamment sur le code général de la propriété des personnes publiques et le code des transports.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de l'EARL Les Écuries de César Belmonte, qui contestait l'arrêté du 16 mai 2023 du maire de Saint-Jean-de-Cuculles refusant un permis de construire pour un hangar destiné à un manège couvert. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire de l'avis conforme défavorable du préfet de l'Hérault, et a jugé que cet avis était suffisamment motivé. Il a également considéré que le projet ne relevait pas des exceptions prévues à l'article L. 111-4 du code de l'urbanisme, permettant des constructions en dehors des parties urbanisées de la commune. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 10 juillet 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. S'agissant du refus de séjour, il a estimé que la menace pour l'ordre public, fondée sur des faits de violence et d'outrage, faisait légalement obstacle à la délivrance d'un titre, nonobstant son parcours à l'aide sociale à l'enfance. La solution retenue s'appuie sur l'article 6-5 de l'accord franco-algérien et l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient l’annulation de l’arrêté du 15 juin 2023 par lequel le maire de Cazevieille leur a refusé un permis de construire une maison d’habitation. Le tribunal a jugé que le projet, situé sur une parcelle non construite enserrée entre des terrains peu denses et séparée du reste de la zone urbanisée par un chemin et une route départementale, aurait pour effet d’étendre l’urbanisation en méconnaissance de l’article L. 111-3 du code de l’urbanisme. L’avis conforme défavorable du préfet, fondé sur l’article L. 422-5 du même code, a été considéré comme légal.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi d'une demande d'exécution du jugement n° 2104645 du 6 avril 2023, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer. Ce jugement avait annulé un refus d'habilitation à l'aide sociale pour un service d'aide à domicile (SAAD) et enjoint au département de l'Hérault de réexaminer la demande. Le département a exécuté la décision en versant les frais de justice et en prenant une nouvelle décision de refus le 10 mars 2025, que l'association peut contester. La demande d'astreinte est devenue sans objet.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SCI LBSP visant à annuler la délibération du 21 octobre 2021 par laquelle la commune de Saint-Clément-de-Rivière a approuvé son plan local d'urbanisme (PLU). La société invoquait notamment un vice de procédure pour défaut de consultation des personnes publiques associées, une erreur manifeste d'appréciation dans le classement de ses parcelles en zone Up, et une atteinte à l'économie générale du PLU suite au retrait de l'OAP Oxylane après enquête publique. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la SCI n'apportait pas de précisions suffisantes pour établir le défaut de consultation et que les autres griefs n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 153-16, L. 132-7 et L. 153-19 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SCI La Lironde, qui demandait l'annulation de la délibération du 21 octobre 2021 par laquelle le conseil municipal de Saint-Clément-de-Rivière a approuvé son plan local d'urbanisme (PLU). La société contestait notamment le classement en zone agricole de sa parcelle et invoquait un vice de procédure pour défaut de consultation de l'autorité organisatrice des transports, en application des articles L. 153-13 du code de l'urbanisme et L. 1231-1 du code des transports. Le tribunal a jugé que ce vice de procédure n'avait pas eu d'influence sur le sens de la décision et n'avait privé les intéressés d'aucune garantie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de l'association Centre d'information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) visant à engager la responsabilité de la société Véolia Eau pour des désordres (affaissement de chaussée et fissurations) survenus sur ses immeubles à Narbonne, imputés à une fuite sur le réseau d'eau potable géré par Véolia. Statuant en plein contentieux, le tribunal a appliqué le principe de responsabilité sans faute du maître d'ouvrage public pour dommages de travaux publics causés à un tiers. Il a retenu la responsabilité de Véolia Eau, mais a limité son indemnisation à 50 % des préjudices pour l'immeuble du 37 avenue des Pyrénées, en raison de la vétusté préexistante de la façade, et a exclu toute responsabilité pour l'immeuble du 35, les désordres n'étant pas liés à la fuite. La solution s'appuie sur le code civil et le code de justice administrative, rejetant les demandes de préjudice de jouissance et moral.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, ressortissant ukrainien, qui contestait le refus du préfet des Pyrénées-Orientales d’enregistrer sa demande de renouvellement de carte de résident. Le tribunal a jugé que le refus d’enregistrement pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief lorsque les pièces exigées par l’article R. 431-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et son annexe 10 font défaut. En l’espèce, M. B n’a pas produit de passeport en cours de validité ni un justificatif de nationalité suffisant, malgré les circonstances invoquées liées au conflit en Ukraine. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme B C, contestant le refus du centre pénitentiaire de Perpignan de lui délivrer un permis de visite pour M. A D. Par une ordonnance du 22 mai 2025, le président de la juridiction a constaté que cette requête était un double de celle déjà enregistrée sous un autre numéro par le tribunal administratif de Toulouse. En application des règles de procédure du code de justice administrative, il a ordonné la radiation de cette requête des registres du greffe.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme E, qui estime que le CHU de Montpellier a commis un diagnostic tardif d’un AVC le 1er décembre 2022, lui causant un préjudice. Le juge des référés a fait droit à cette demande, considérant la mesure utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le professeur F, mis en cause, a été mis hors de cause car il agissait en tant qu’agent du service public hospitalier, sa responsabilité personnelle ne pouvant être recherchée. Un expert neurologue a été désigné pour évaluer la conformité des soins, l’existence d’éventuelles fautes, et le lien de causalité avec le préjudice allégué.