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Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la requête de Mme C, qui contestait la clôture de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le préfet de l'Hérault avait, postérieurement à la requête, convoqué l'intéressée et délivré un récépissé ainsi qu'une carte de résident valable jusqu'en 2032. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet. La demande de frais de justice a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi par Mme B d’une requête contestant la clôture implicite de l’instruction de sa demande de titre de séjour et sollicitant des mesures d’injonction, a constaté que le préfet de l’Hérault lui avait délivré un certificat de résidence valable jusqu’au 30 septembre 2024 en cours d’instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l’État à verser 900 euros à Mme B au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a condamné l'État à verser 30 000 euros à M. A, surveillant pénitentiaire, en réparation de l'incapacité permanente partielle (IPP) résultant de la rechute de son accident de service du 30 mars 2021. La responsabilité sans faute de l'État a été engagée sur le fondement du risque professionnel. Le tribunal a appliqué les principes issus du code des pensions civiles et militaires de retraite (articles L. 27 et L. 28) pour indemniser les préjudices distincts de l'atteinte à l'intégrité physique. La somme allouée est accordée sous déduction d'une provision de 39 279 euros déjà versée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B A comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait des décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Hérault concernant la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé et l'allocation aux adultes handicapés. Malgré une demande de régularisation par lettre recommandée, la requérante n'a pas produit les décisions attaquées dans le délai imparti, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code, a donc été prise sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. B A d’une demande d’annulation d’une délibération du conseil municipal de Latour-de-Carol du 23 février 2023, fixant le prix de vente d’un terrain à 90 €/m². En cours d’instance, la commune a abrogé cette délibération par une nouvelle délibération du 6 mars 2024, sans que la première n’ait reçu d’exécution. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête. Les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a été saisi par M. A, reconnu prioritaire et devant être relogé d'urgence par une décision de la commission de médiation du 9 janvier 2024, afin d’enjoindre au préfet de l’Hérault de lui proposer un logement adapté. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, faute pour le préfet de justifier de la date de notification de la décision de la commission de médiation à l’intéressé. Sur le fond, le tribunal a fait droit à la demande et ordonné au préfet de proposer un logement à M. A, en application des dispositions de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, qui imposent à l’État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C, qui contestait l'arrêté de reprise d'ancienneté pour son poste d'inspectrice stagiaire, au motif que son expérience d'ingénieur dans le nucléaire n'avait pas été prise en compte. La requérante soutenait que ses fonctions étaient similaires à celles d'inspecteur et que l'administration avait commis une erreur de droit en se référant à la convention collective. Le tribunal a jugé que, conformément à l'arrêté du 29 juin 2007 et au décret n° 2006-1827, la profession d'ingénieur études dans le bâtiment et les travaux publics (code 382a) ne figure pas dans la liste des professions prises en compte pour le classement dans le corps des agents de la DGCCRF. Par conséquent, l'administration n'a pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en refusant de reprendre cette ancienneté.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné deux requêtes de la Fédération pour les Espaces naturels et l'Environnement des Pyrénées-Orientales (FRENE 66) et de l'association Port-Vendres Nature Environnement, visant l'annulation de permis de construire délivrés à M. B A pour quatre maisons individuelles à Port-Vendres. Concernant le permis du 12 avril 2023 (requête n° 2306265), le tribunal a constaté son retrait par un arrêté municipal du 4 avril 2024, prononçant un non-lieu à statuer. Pour le permis du 14 mars 2023 (requête n° 2305589), le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, les associations ne justifiant pas d'un intérêt à agir suffisant au regard de leur objet statutaire et de la localisation du projet. Les demandes de frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. C, agent titulaire de la commune d'Agde, afin d’annuler la décision implicite de rejet de sa demande de réintégration et d’obtenir réparation de ses préjudices financiers et moraux. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu soulevée par la commune, estimant que la réintégration de l’agent intervenue postérieurement ne constituait pas un retrait de la décision implicite attaquée. Sur le fond, la requête a été rejetée, le juge considérant que la commune n’avait pas commis de faute en ne réintégrant pas immédiatement l’agent après sa relaxe, le délai étant justifié par la nécessité de vérifier l’arrêt de la cour d’appel. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables faute de liaison préalable du contentieux et d’évaluation chiffrée des préjudices. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°86-68 du 13 janvier 1986.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme Atta-Bianchin, greffière des services judiciaires, qui contestait un titre de perception émis le 29 avril 2022 pour le remboursement d'un trop-perçu de 6 353,54 euros. Ce trop-perçu correspondait à la période du 21 janvier au 31 août 2021, durant laquelle elle aurait dû percevoir un demi-traitement en raison de son congé de maladie ordinaire, conformément à l'article 34 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984. Le tribunal a jugé que le titre de perception, accompagné d'un courrier préalable détaillant l'indu, était suffisamment motivé et que l'administration était fondée à réclamer le reversement. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable et en raison de leur présentation tardive.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de Mme E, agissant pour elle-même et son fils, visant à obtenir réparation des préjudices causés par les absences non remplacées de professeurs en classe de CE2 durant l’année scolaire 2021-2022. Se fondant sur les articles L. 122-1-1 et L. 211-1 du code de l’éducation, le tribunal a reconnu que l’État a manqué à son obligation légale d’assurer un enseignement continu, en raison de 25 jours d’absence sans remplacement et d’un mois d’enseignement à distance. Cette carence a été jugée constitutive d’une faute de nature à engager la responsabilité de l’État pour le préjudice subi par l’élève. En conséquence, le tribunal a condamné l’État à verser 1 000 euros à l’enfant pour son retard d’apprentissage et 300 euros à sa mère pour le préjudice moral, rejetant le surplus des demandes.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande d'indemnisation de M. B, un surveillant pénitentiaire victime d'un accident de service le 25 juillet 2018. Le tribunal a écarté la responsabilité pour faute de l'État, estimant que l'administration n'avait commis aucune négligence dans la prévention de l'accident ni dans la gestion de sa situation administrative postérieure. S'agissant de la responsabilité sans faute, le tribunal a rappelé que le fonctionnaire peut obtenir réparation des préjudices patrimoniaux non couverts par la rente d'invalidité, mais n'a pas précisé le montant alloué en l'espèce. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative et les dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, par une ordonnance, a rejeté les requêtes de la Fédération pour les Espaces naturels et l'Environnement des Pyrénées-Orientales (FRENE 66) et de l’association Port-Vendres Nature Environnement. Les requérantes contestaient deux permis de construire délivrés par le maire de Port-Vendres à M. B A pour la réalisation de quatre maisons individuelles. Le tribunal a jugé que la requête dirigée contre le second permis était devenue sans objet, ce dernier ayant été retiré par la commune. S'agissant du premier permis, le tribunal a estimé que la requête était irrecevable en raison de sa tardiveté, les associations n'ayant pas justifié d'une connaissance tardive du projet.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné les requêtes de M. A, surveillant pénitentiaire, contestant son placement en disponibilité d'office pour raison de santé (décision du 10 mai 2022) et le titre de perception émis pour récupérer des sommes versées (décision du 30 novembre 2022). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que l'administration n'avait pas méconnu les dispositions des décrets du 14 mars 1986 et du 16 septembre 1985, et que le titre de perception était régulier. La solution retenue est le rejet des requêtes, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a condamné la commune de Montpellier à indemniser Mme B, agent de maîtrise, pour l'aggravation de sa maladie professionnelle (taux d'incapacité permanente partielle passé de 8 % à 15 %). La responsabilité sans faute de la commune a été engagée, conformément au principe de garantie des agents publics contre les risques professionnels. Le tribunal a accordé 9 000 euros au titre du déficit fonctionnel permanent, mais a rejeté les demandes pour préjudice moral et pretium doloris, faute de preuves. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, qui contestait quatorze titres de perception émis pour récupérer des aides du fonds de solidarité (décret n° 2020-371 du 30 mars 2020) perçues entre mars 2020 et avril 2021. Le tribunal a jugé que les justificatifs fournis par le requérant, limités à ses déclarations de revenus, étaient insuffisants pour établir la réalité des chiffres d'affaires déclarés et donc son éligibilité aux aides. En application de l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020, l’administration était fondée à récupérer les sommes en raison de cette réponse incomplète. La décision confirme le rejet de la réclamation préalable et le bien-fondé des titres de perception.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. B n'établissant pas avoir en France le centre de sa vie privée et familiale. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de justificatif d'entrée régulière sur le territoire.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un courrier du 10 janvier 2025 mettant fin à la prolongation d’activité d’un surveillant pénitentiaire. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, ce courrier étant préparatoire à un arrêté ultérieur et n’ayant pas d’effet immédiat suffisamment grave sur la situation du requérant. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne ordonnant son transfert aux autorités bulgares, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'agent ayant mené l'entretien individuel prévu par l'article 5 du règlement "Dublin III", estimant que la qualité de l'agent n'était pas sérieusement contestée. Il a également jugé que le préfet n'avait pas méconnu les articles 3 et 17 du règlement n°604/2013 ni commis d'erreur manifeste d'appréciation, la Bulgarie étant un État membre de l'UE sans défaillances systémiques établies dans sa procédure d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions en annulation, injonction et frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme E, ressortissante russe, qui contestait l'arrêté du 12 mars 2025 ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a d'abord admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas les articles 7 et 17 du règlement (UE) n°604/2013, la requérante n'établissant pas la présence de membres de sa famille ou de proches en France justifiant l'application de la clause de souveraineté.