20 838 décisions disponibles — page 313/1042
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande de l’expert M. A B d’étendre une mesure d’expertise initialement ordonnée le 8 août 2023 à l’EURL CetG. Cette extension vise à déterminer l’origine des désordres affectant le réseau de chauffage du palais de justice de Béziers, la responsabilité de cette entreprise, chargée du recollement des plans d’exécution, étant susceptible d’être engagée. Le juge a fondé sa décision sur les articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative, estimant que la participation de l’EURL CetG aux opérations d’expertise était utile à la solution du litige.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de France Travail de procéder à sa réinscription rétroactive sur la liste des demandeurs d'emploi. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'a pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir effectué la médiation préalable obligatoire prévue par les articles L. 213-11 et R. 213-12 du code de justice administrative, en application de l'article R. 5312-47 du code du travail. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et a transmis le dossier au médiateur régional de France Travail Occitanie.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans. Le tribunal a relevé que la demande de titre de séjour devait être effectuée via un téléservice conformément à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à l'arrêté du 22 juin 2023. En l'absence de preuve d'une telle démarche en ligne, la demande de M. C n'a pas régulièrement saisi l'administration, rendant inexistante la décision implicite de rejet. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus du préfet des Pyrénées-Orientales de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que le moyen tiré d'un défaut d'information sur le contrat d'intégration républicaine était infondé. La solution retenue confirme la légalité du refus, fondé sur les articles L. 423-10 et L. 413-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonnent la délivrance de la carte de résident à l'intégration républicaine.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la société ACMS Mira d’une requête en annulation d’un permis d’aménager délivré par le maire de Saint-André-de-Sangonis à la société GGL Aménagement. La requérante a finalement présenté un désistement pur et simple de son action. Le tribunal a donné acte de ce désistement par une décision du 27 mars 2025. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, la société ACMS Mira a été condamnée à verser 1 500 euros à chacune des deux parties défenderesses.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C, un ressortissant guinéen, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 9 novembre 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature ayant été régulièrement accordée. Il a jugé que l'OFII avait légalement pu prendre cette décision sur le fondement de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que M. C n'avait pas respecté les exigences liées à l'asile en revenant en France après avoir été remis aux autorités espagnoles. Les arguments du requérant, notamment son incompréhension de l'espagnol, n'ont pas été retenus comme de nature à vicier la décision.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Hérault de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré du défaut de motivation, le requérant n'ayant pas sollicité la communication des motifs de la décision implicite. Sur le fond, il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que les ressources de M. A, constituées de l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) et de la pension de réversion de son épouse, n'étaient ni stables ni suffisantes au sens de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B A contestant la décision du 22 novembre 2023 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui notifiant la sortie d'un lieu d'hébergement pour demandeur d'asile. Le tribunal a estimé que M. A ne contestait pas utilement le motif tiré de son comportement violent, et qu'il ne pouvait se prévaloir de ses difficultés à trouver un hébergement de remplacement. La décision était fondée sur les articles L. 552-5, L. 552-14 et L. 551-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment parce que M. A n'était plus demandeur d'asile.
Le Tribunal administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du 14 septembre 2023 par lequel le préfet de l'Hérault avait retiré la carte de résident de dix ans de M. C, ressortissant marocain, sur le fondement de l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que cette sanction était disproportionnée, car les faits de travail dissimulé reprochés dataient de 2013 et n'avaient pas été réitérés depuis plus de dix ans. Il a enjoint au préfet de délivrer une nouvelle carte de résident de dix ans à M. C dans un délai de deux mois. La décision s'appuie sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Hérault de lui délivrer une carte de résident de dix ans sur le fondement de l'accord franco-tunisien. Le tribunal a substitué la base légale de la décision, initialement fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers, aux stipulations de l'article 10 de l'accord franco-tunisien, sans priver l'intéressée de garanties. Il a estimé que la communauté de vie entre les époux n'était pas établie à la date de la décision, condition nécessaire pour l'obtention du titre de séjour de plein droit. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal administratif de Montpellier a constaté, par une ordonnance du 27 mars 2025, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A. Cette requête demandait l'annulation d'une délibération du 10 décembre 2024 par laquelle la commune de Ceilhes-et-Rocozels avait exercé son droit de préemption sur plusieurs parcelles. La solution retenue est fondée sur le retrait de cette délibération par la commune le 25 février 2025, rendant le litige sans objet. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a condamné la commune à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du même code).
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté l'opposition formée par M. A contre une contrainte de France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocations de solidarité spécifique de 11 179,76 euros. Le requérant s'était borné à invoquer sa situation financière précaire sans fournir d'argumentation ou de pièces justificatives, malgré une demande de régularisation fondée sur l'article R. 772-6 du code de justice administrative. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du même code, faute de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C contestant le certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Mas-de-Londres pour la construction d'une maison sur la parcelle C n°264. Le tribunal a jugé que l'absence de mention de la procédure d'élaboration du PLU dans le certificat était sans incidence sur sa légalité. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 410-1 et R. 410-13 du code de l'urbanisme, qui encadrent le contenu et la portée des certificats d'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. et Mme A. Ces derniers demandaient l'annulation de la décision implicite du maire de Lespignan refusant d'abroger le classement de leurs parcelles en zone agricole AO. Le tribunal a jugé que le classement en zone AO n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, car il était cohérent avec le projet d'aménagement et de développement durables (PADD) et visait à protéger le potentiel agronomique du secteur, conformément aux articles L. 151-8 et R. 151-22 du code de l'urbanisme. La décision a également écarté le moyen tiré de l'incompétence du maire.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision du 24 juin 2022 par laquelle le maire de Montaud s'est opposé à la déclaration préalable de M. C pour la création d'une annexe. Le tribunal a jugé que le projet constituait une annexe, et non une extension, au sens du règlement du plan local d'urbanisme (PLU), car le local n'aurait pas d'accès direct depuis la construction principale. Dès lors, le maire ne pouvait fonder son refus sur les dispositions de l'article N-2 du PLU relatives aux extensions, mais devait appliquer celles concernant les annexes. La solution retenue repose sur l'interprétation du lexique du PLU et des articles N-1, N-2 et N-3 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D contre le permis de construire modificatif délivré par le maire de Palavas-les-Flots à M. A pour la surélévation de 31 cm de sa toiture. Le tribunal a jugé que M. D, bien que voisin immédiat, ne justifiait pas d’un intérêt à agir suffisant au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, les modifications autorisées n’étant pas de nature à affecter directement ses conditions de jouissance. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par les consorts A pour contester deux titres exécutoires émis par la commune de Villeneuve-lès-Maguelone, d’un montant total de 18 300 euros, correspondant à des astreintes journalières pour non-respect d’une mise en demeure de remise en état d’une parcelle agricole. Les requérants invoquaient notamment l’irrégularité de la notification aux indivisaires, l’illégalité de l’arrêté fondant les astreintes, et une erreur dans le calcul de la période. La commune a reconnu une erreur matérielle sur la période du second titre et demandé une substitution de motif. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes des consorts A, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a validé les titres exécutoires en appliquant les articles L. 481-1 et L. 481-2 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. et Mme C contestant l’arrêté du 4 août 2022 par lequel le maire de Viols-le-Fort leur a refusé un permis de construire une maison individuelle avec piscine. Le tribunal a relevé que le maire était en situation de compétence liée pour refuser le permis, en raison de l’avis conforme défavorable du préfet de l’Hérault, émis en application de l’article L. 422-5 du code de l’urbanisme pour un projet situé dans une zone non couverte par un document d’urbanisme. Par conséquent, les moyens soulevés par les requérants, notamment ceux tirés de l’insuffisance de motivation et de l’erreur d’appréciation, ont été écartés comme inopérants. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour suspendre les refus implicites du préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour et une autorisation de travail. En cours d'instance, le préfet a délivré à M. A un récépissé l'autorisant à travailler jusqu'au 24 septembre 2025, dans l'attente de l'examen de sa demande. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, et a condamné l'État à verser 850 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, par une ordonnance du 26 mars 2025, a rejeté la requête de Mme B contestant une amende de 180 euros pour infraction aux règles de transport public routier. La juridiction administrative s'est déclarée incompétente, estimant que ce litige relève de la procédure pénale et donc de la compétence des tribunaux judiciaires, en application des articles 521 et 522 du code de procédure pénale. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.