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Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de la commune de Salses-le-Château à l’indemniser pour le refus de versement de l’allocation de retour à l’emploi. Le tribunal a jugé que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables, car le recours en annulation contre la décision de refus du 19 septembre 2019 était devenu définitif en raison de sa tardiveté. La demande d’indemnisation, fondée sur l’illégalité de cette même décision, ne pouvait donc plus être présentée. La solution retenue s’appuie sur le principe selon lequel l’expiration du délai de recours contre une décision pécuniaire fait obstacle à des conclusions indemnitaires ayant la même portée.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'attribution d'un logement social. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car M. A n'a pas produit la décision administrative attaquée malgré une demande de régularisation, et ses conclusions en injonction ne relèvent pas de la compétence du tribunal. La décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier annule la décision du 4 octobre 2022 par laquelle Perpignan Méditerranée Métropole a refusé une indemnité financière à une attachée territoriale pour ses congés annuels non pris avant sa mutation. Le tribunal applique l'article 7 de la directive européenne 2003/88/CE, qui interdit de refuser une compensation financière pour les congés non pris en cas de fin de relation de travail, notamment lorsque l'agent était en congé maladie. Il enjoint à la collectivité de réexaminer l'indemnisation dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A, adjointe technique territoriale, qui contestait le refus de la région Occitanie de reconnaître l'imputabilité au service de l'incident du 13 octobre 2021. Le tribunal a jugé que les éléments produits ne permettaient pas d'établir la réalité d'une agression physique, ni de caractériser un échange verbal excédant le cadre d'une relation normale de travail, condition nécessaire pour constituer un accident de service. En application de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique, la présomption d'imputabilité au service a été écartée en raison de l'absence de preuve d'un événement soudain et violent détaché du contexte professionnel. La demande d'indemnisation a également été rejetée, faute de démonstration d'un préjudice imputable à une faute de l'administration.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Verzeille sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 556-1 du code de justice administrative. La commune demandait la désignation d'un expert pour constater les désordres d'un immeuble menaçant ruine et proposer des mesures conservatoires. Le juge a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé d'examiner le bâtiment, d'évaluer le péril grave et imminent pour la sécurité publique, et de déterminer les mesures nécessaires pour y remédier.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Montblanc sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour examiner un immeuble situé 64, rue Victor Hugo, présentant un risque pour ses occupants. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé de constater l'état du bâtiment, d'évaluer l'existence d'un péril grave et imminent, et de proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision s'appuie sur les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 556-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a examiné les requêtes de Mme A, cadre socio-éducatif, contestant son arrêté de suspension de fonctions du 6 janvier 2023 et sa prolongation du 2 mai 2023, pris par le département des Pyrénées-Orientales. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la signature était régulièrement déléguée, que la suspension, mesure conservatoire, n'avait pas à être motivée, et que les conditions des articles L. 531-1 et L. 531-2 du code général de la fonction publique étaient remplies. En conséquence, les demandes d'annulation et d'injonction de réintégration ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales l'assignant à résidence pour six mois sur le fondement de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a jugé que le requérant, ayant fait l'objet d'une décision d'irrecevabilité de sa demande de réexamen d'asile par l'OFPRA, ne bénéficiait plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2 du CESEDA, ce qui rendait légale la mesure d'assignation à résidence. La solution retenue écarte les moyens d'erreur de droit et de détournement de procédure soulevés par le requérant.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus du préfet de l'Hérault de lui accorder le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen sérieux. Il a jugé que le préfet avait légalement pu exclure du regroupement familial l'épouse de M. A, celle-ci résidant déjà en France en situation irrégulière, sur le fondement de l'article L. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également été considérée comme ne méconnaissant pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de l’Hérault. La décision préfectorale était fondée sur l’absence de transmission d’un acte de naissance comportant une apostille et sa traduction par un traducteur agréé, conformément à l’article 40 du décret n°93-1362 du 13 novembre 1993. Mme B n’a pas justifié avoir fourni les pièces requises dans les formes exigées, le moyen soulevé étant inopérant ou insuffisamment étayé. La requête a donc été rejetée par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A contestant le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire étranger. Le requérant invoquait ses pathologies chroniques, sa précarité et la nécessité d'un permis français pour voyager avec ses enfants. Le juge a estimé que ces moyens étaient inopérants ou manifestement insusceptibles de venir au soutien de la demande. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Pyrénées-Orientales refusant un titre de séjour à Mme B, ressortissante tunisienne. La requérante invoquait notamment l'urgence liée à sa vie privée et familiale, ainsi que des moyens tirés de la méconnaissance de l'accord franco-tunisien, du code de l'entrée et du séjour des étrangers, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour Mme B de justifier de circonstances particulières, étant donné qu'elle était en situation irrégulière depuis plus de cinq ans sans avoir tenté de régulariser sa situation avant sa demande. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la Sas Médical Service Endoscopie (MSE). Celle-ci demandait au centre hospitalier universitaire de Montpellier de réexaminer sa candidature pour un marché public de maintenance d’équipements biomédicaux. Le juge a constaté que la requête ne tendait ni à l’annulation d’une décision administrative, ni à la condamnation d’une personne publique, mais constituait une simple demande gracieuse. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1, R. 421-1, L. 551-1 et L. 551-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le refus du département des Pyrénées-Orientales de lui attribuer une carte de stationnement pour personnes handicapées. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation envoyée par le greffe, la requérante n'a pas produit la décision attaquée ni fourni un exemplaire signé de sa requête, comme l'exigent les articles R. 412-1 et R. 431-4 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision du 10 mai 2023 par laquelle la commune de Ganges a refusé à l'association Collectif Ganges solidarités l'autorisation d'occuper un emplacement sur le marché du 19 mai 2023. La juridiction a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, car elle ne précisait ni les fondements juridiques ni les circonstances de fait ayant justifié le refus.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet de l'Hérault de lui accorder le regroupement familial pour son fils. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision. Sur le fond, il a jugé que le préfet avait légalement pu refuser le regroupement familial en raison de l'insuffisance des ressources stables du demandeur, conformément à l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et à l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme C, ressortissante marocaine, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale" par le préfet de l'Aude. Le tribunal a estimé que les documents produits par la requérante, notamment des attestations fiscales et un contrat de travail postérieur à la décision attaquée, étaient insuffisants pour justifier d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, faute d'éléments suffisants démontrant que la décision affectait l'intérêt supérieur de ses enfants. En conséquence, la demande d'injonction et les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de la SCI Bourrely et de la SCI Karré contestant les avis de sommes à payer pour la participation au financement de l'assainissement collectif (PFAC). Les requérantes soutenaient que leurs locaux commerciaux étaient déjà raccordés au réseau d'eaux usées et que la compétence de la communauté de communes était récente. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'absence de raccordement était inopérant, la PFAC étant exigible dès le raccordement générant des eaux usées supplémentaires, conformément à l'article L. 1331-7 du code de la santé publique. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et de décharge.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de la SCI Bourrely et de la SCI Karré contestant le paiement de la participation au financement de l'assainissement collectif (PFAC) pour leurs locaux commerciaux. Les requérantes soutenaient que leurs locaux étaient déjà raccordés au réseau d'eaux usées et que la compétence de la communauté de communes était récente. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles L. 1331-1 et L. 1331-7 du code de la santé publique, la PFAC est exigible dès le raccordement au réseau public, même si celui-ci est antérieur à la prise de compétence par l'établissement public. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et de décharge.
Le Tribunal administratif de Montpellier a pris acte du désistement de Mme C, qui contestait la décision du département de l’Hérault du 11 avril 2023 lui retirant son agrément d’assistante familiale. La requérante soutenait notamment une erreur d’appréciation des faits et l’absence de faute grave, invoquant le code de l’action sociale et des familles. Le département avait conclu à l’irrecevabilité et au non-fondé des moyens. Le tribunal a donné acte du désistement et rejeté les conclusions du département au titre des frais de justice.