20 838 décisions disponibles — page 316/1042
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet de l'Hérault de lui accorder le regroupement familial pour son fils. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision. Sur le fond, il a jugé que le préfet avait légalement pu refuser le regroupement familial en raison de l'insuffisance des ressources stables du demandeur, conformément à l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et à l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme C, ressortissante marocaine, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale" par le préfet de l'Aude. Le tribunal a estimé que les documents produits par la requérante, notamment des attestations fiscales et un contrat de travail postérieur à la décision attaquée, étaient insuffisants pour justifier d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, faute d'éléments suffisants démontrant que la décision affectait l'intérêt supérieur de ses enfants. En conséquence, la demande d'injonction et les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de la SCI Bourrely et de la SCI Karré contestant les avis de sommes à payer pour la participation au financement de l'assainissement collectif (PFAC). Les requérantes soutenaient que leurs locaux commerciaux étaient déjà raccordés au réseau d'eaux usées et que la compétence de la communauté de communes était récente. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'absence de raccordement était inopérant, la PFAC étant exigible dès le raccordement générant des eaux usées supplémentaires, conformément à l'article L. 1331-7 du code de la santé publique. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et de décharge.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de la SCI Bourrely et de la SCI Karré contestant le paiement de la participation au financement de l'assainissement collectif (PFAC) pour leurs locaux commerciaux. Les requérantes soutenaient que leurs locaux étaient déjà raccordés au réseau d'eaux usées et que la compétence de la communauté de communes était récente. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles L. 1331-1 et L. 1331-7 du code de la santé publique, la PFAC est exigible dès le raccordement au réseau public, même si celui-ci est antérieur à la prise de compétence par l'établissement public. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et de décharge.
Le Tribunal administratif de Montpellier a pris acte du désistement de Mme C, qui contestait la décision du département de l’Hérault du 11 avril 2023 lui retirant son agrément d’assistante familiale. La requérante soutenait notamment une erreur d’appréciation des faits et l’absence de faute grave, invoquant le code de l’action sociale et des familles. Le département avait conclu à l’irrecevabilité et au non-fondé des moyens. Le tribunal a donné acte du désistement et rejeté les conclusions du département au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par la société Viamedis d’une requête contestant un titre de recettes et une saisie administrative à tiers détenteur émis par le centre hospitalier universitaire de Montpellier. En cours d’instance, la société s’est désistée purement et simplement de sa requête, ce désistement étant intervenu après l’annulation du titre exécutoire par l’hôpital et la main-levée de la saisie. Par ordonnance du 25 mars 2025, la présidente de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux dépens ou frais d’instance n’a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de Mme B tendant à la décharge de l'obligation de payer une somme de 9 057,60 euros au titre de l'impôt sur le revenu de 2015. La juridiction a jugé que le fait générateur de cette créance fiscale, fixé au 31 décembre 2015, était postérieur au jugement d'ouverture de la liquidation judiciaire du 5 mars 2015, la rendant ainsi éligible au régime des créances nées régulièrement après l'ouverture de la procédure (article L. 641-13 du code de commerce). Par conséquent, les dispositions de l'article L. 641-11 du même code, relatives à l'extinction des poursuites après clôture pour insuffisance d'actifs, n'étaient pas applicables. La solution retenue s'appuie sur les articles 12 du code général des impôts et L. 641-13 du code de commerce.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande du syndicat Sud Education Aude visant à suspendre une circulaire de la rectrice de l’académie de Montpellier du 9 décembre 2024 relative à la « CDIsation des AED » pour l’année scolaire 2025/2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le syndicat n’établissant pas une atteinte grave et immédiate à l’intérêt public ou à ses intérêts, le classement des assistants d’éducation par le chef d’établissement n’étant qu’un avis non déterminant. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité soulevés.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête du Syndicat mixte Décosét visant à obtenir l’annulation partielle de la décision de la chambre régionale des comptes (CRC) Occitanie du 17 octobre 2022, qui avait refusé de rectifier certaines observations de son rapport définitif. Le syndicat contestait notamment l’analyse de la CRC sur l’absence de risque pour le concessionnaire, la tarification des apports extérieurs et le coût global de l’incinération. Le tribunal a jugé que les divergences d’appréciation soulevées par le requérant ne constituaient pas des inexactitudes matérielles justifiant une rectification, et que la CRC n’avait pas méconnu l’étendue de son pouvoir de rectification. La décision a été rendue sur le fondement du code des juridictions financières et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, agent territorial, qui contestait l'arrêté du 1er septembre 2022 fixant son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) à 1 350 euros. Le requérant soutenait que ses fonctions de "chef de projet technique" relevaient d'une catégorie supérieure ("responsable de mission") justifiant un montant indemnitaire plus élevé. Le tribunal a jugé que la délibération de la région Occitanie du 13 juillet 2022, prise en application du décret n° 2020-182, avait valablement classé son poste dans le groupe de fonctions n°3 ("conception"), et que la collectivité n'avait pas méconnu le principe d'égalité en fixant ce montant dans la fourchette prévue pour ce groupe. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation et des demandes indemnitaires.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné les requêtes de M. B, adjoint technique territorial, contestant la délibération du conseil municipal de Narbonne du 22 septembre 2022 modifiant la liste des emplois ouvrant droit à un logement de fonction, ainsi que l'arrêté du 11 octobre 2022 mettant fin à sa concession de logement pour nécessité absolue de service. Le tribunal a jugé que la délibération, qui fixait comme unique critère la présence de l'agent dans l'enceinte du lieu de travail, méconnaissait les articles R. 2124-65 et R. 2124-68 du code général de la propriété des personnes publiques en écartant les autres critères prévus par ces textes. En conséquence, le tribunal a annulé la délibération du 22 septembre 2022 et, par voie de conséquence, l'arrêté du 11 octobre 2022.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, adjoint technique territorial, qui contestait l'arrêté du maire de Narbonne du 11 octobre 2022 mettant fin à son logement de fonction par nécessité absolue de service. Le requérant soutenait que la délibération du 22 septembre 2022, fondement de l'arrêté, était illégale car elle méconnaissait les articles R. 2124-65 et R. 2124-68 du code général de la propriété des personnes publiques, et que les contraintes de son poste n'avaient pas été modifiées. Le tribunal a jugé que la commune pouvait légalement modifier la liste des emplois ouvrant droit à un logement de fonction, en application de l'article L. 721-1 du code général de la fonction publique, sans être tenue d'accorder des avantages identiques à ceux des agents de l'État. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de la commune.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la commune de Lodève. Celle-ci contestait le refus du préfet de l'Hérault de prendre en charge, au titre du FCTVA, les investissements réalisés pour la construction de sa maison de santé. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 251 de la loi de finances pour 2021 et à l'arrêté du 30 décembre 2020, les dépenses d'investissement pour les maisons de santé ne sont plus éligibles au FCTVA pour les exercices à compter de 2021. Il a également estimé que les dépenses litigieuses, imputées sur des comptes inéligibles, ne pouvaient ouvrir droit au bénéfice du fonds, et que l'application de la nouvelle réglementation ne constituait pas une rétroactivité illégale.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (5ème Chambre) a rejeté la requête de M. B, agent contractuel de la métropole Perpignan Méditerranée, qui demandait réparation du préjudice subi suite à un accident de service par électrisation survenu le 15 juin 2021. Le tribunal a jugé que la juridiction administrative était incompétente pour connaître du litige, car l'action en réparation relève du contentieux de la sécurité sociale, conformément aux articles L. 451-1 et suivants du code de la sécurité sociale. La solution retenue est l'incompétence de la juridiction administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond de l'affaire.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait d’enjoindre au ministre de l’intérieur d’instruire sa demande de certificat d’immatriculation et de lui délivrer un titre provisoire. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d’un préjudice suffisamment grave et immédiat lié à l’absence de certificat pour son véhicule. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. F B, ressortissant libyen, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 16 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la sous-préfète disposant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la très brève présence en France du requérant et de l'absence d'attaches familiales stables. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B contestant la décision du préfet de l'Hérault du 13 janvier 2025 classant sans suite sa demande de naturalisation. La requérante invoquait le fait qu'elle n'avait pas consulté un message du 4 septembre 2024 lui demandant des pièces complémentaires. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car, en application du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et de l'arrêté du 3 février 2023, ce message était réputé notifié à l'issue d'un délai de quinze jours suivant sa mise à disposition sur son espace personnel. La requête a été rejetée comme manifestement infondée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A contestant le retrait de 4 points sur son permis de conduire décidé par le ministère de l'intérieur le 5 décembre 2024. Le requérant invoquait la tolérance de la circulation des taxis sur les voies de tramway pour contester la matérialité de l'infraction. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car la contestation de la réalité de l'infraction relève de la compétence exclusive du juge judiciaire. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier, saisi par M. C A d’une requête contestant un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d’obligation de quitter le territoire et d’interdiction de retour, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R.312-8 et R.351-3-1 du code de justice administrative, il a renvoyé l’affaire au Tribunal administratif de Nîmes, compétent en raison de la résidence de l’intéressé à Avignon. La solution retenue est un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Montpellier a pris acte du désistement pur et simple de Mme B A, qui contestait le refus implicite de la commune de Montpellier de reconstituer sa carrière en intégrant l'ancienneté de ses services sous contrat de droit privé au sein de la régie municipale. Par une ordonnance du 24 mars 2025, le président de la formation de jugement a constaté que le désistement était sans réserve et a clos l'instance, sans qu'il y ait lieu de statuer sur le fond du litige. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de donner acte des désistements.