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Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de la clinique Saint-Jean contestant l'arrêté du 23 mai 2022 fixant le montant définitif de la garantie de financement pour l'année 2021. La clinique demandait la réformation ou l'annulation de cet arrêté, invoquant une insuffisance de motivation, une base légale illégale, ainsi qu'une erreur de droit et d'appréciation. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant notamment que l'erreur de visa dans l'arrêté était sans incidence sur sa légalité et que la motivation était suffisante. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des ordonnances n° 2020-309 et n° 2020-1553, ainsi que des arrêtés des 6 mai 2020 et 13 avril 2021 relatifs à la garantie de financement des établissements de santé face à l'épidémie de covid-19.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de la SARL Cabinet Barbanson Environnement (CBE) qui demandait le remboursement d’un crédit d’impôt recherche (CIR) de 84 462 euros au titre de l’année 2018. Le tribunal a jugé que la société, un bureau d’études en environnement, n’établissait pas que ses activités d’expertises naturalistes et d’études réglementaires constituaient des opérations de recherche scientifique ou technique éligibles au sens de l’article 244 quater B du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande, tant principale que subsidiaire (expertise), et le tribunal a appliqué les dispositions du code général des impôts et de ses annexes.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de M. et Mme B et de la société Swift Business, contestant des redressements fiscaux pour les années 2017 et 2018. Les requérants contestaient la qualification d'activité occulte, l'existence d'un établissement stable en France, la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires et l'application de pénalités. Le tribunal a validé la procédure de redressement, considérant que l'administration avait démontré l'existence d'un établissement stable en France et que la comptabilité espagnole n'était pas probante. Les textes appliqués incluent les articles L. 169 et L. 76 B du livre des procédures fiscales, ainsi que les articles 209 et 262 ter du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de l'Hérault du 31 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour six mois. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de M. A à l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation et que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni celles de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. A.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C, ressortissante arménienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen sérieux, l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation, ainsi que la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Hérault refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et d'erreur de droit, en se fondant notamment sur les articles L. 422-1 et L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C.
Le Tribunal administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 20 mars 2024 refusant un titre de séjour à un ressortissant algérien marié à une Française, avec obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la communauté de vie établie depuis novembre 2020. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence d'un an dans un délai de trois mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête de M. B, qui contestait un commandement de payer valant saisie pour des impositions supplémentaires (impôt sur le revenu, taxes foncières et d'habitation) des années 1994 à 2010. Le requérant invoquait la prescription de l'action en recouvrement, mais le tribunal juge que ce moyen, relevant de l'exigibilité de la dette, devait être soulevé dans les deux mois suivant le premier acte de poursuite, conformément à l'article R. 281-3-1 du livre des procédures fiscales. Or, M. B avait déjà reçu des mises en demeure en 2016, sans contester la prescription à ce moment-là, rendant sa demande irrecevable. La solution retenue est donc le rejet de la demande de décharge et de restitution.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C B, qui contestait un commandement de payer valant saisie émis par l'administration fiscale dans le cadre de l'exercice du droit de suite hypothécaire sur un immeuble dont il était tiers acquéreur. Le tribunal a jugé que cette contestation, fondée sur les articles 2461 à 2464 du code civil, ne relevait pas de la compétence de la juridiction administrative, mais de l'ordre judiciaire. En conséquence, les conclusions de M. B, qui demandait la décharge de l'obligation de payer et un sursis de paiement, ont été rejetées comme irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour. Le tribunal a jugé que le refus de séjour ne violait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier d'une vie familiale stable avec son épouse française. Il a également constaté le désistement des conclusions contre l'obligation de quitter le territoire, M. A l'ayant exécutée volontairement. Enfin, l'interdiction de retour a été validée comme légale et proportionnée, sans erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, gérant de la SCI DOF, qui contestait le refus de l'administration fiscale de reconnaître un déficit foncier de 116 291 euros au titre de l'année 2018. Le tribunal a jugé que les travaux réalisés dans un immeuble à usage professionnel (ancienne clinique vétérinaire) pour le transformer en cabinet d'assurance constituaient, par leur importance et le réaménagement complet des espaces, des travaux de reconstruction ou de construction, et non de simples dépenses d'entretien ou de réparation. En application de l'article 31 du code général des impôts, ces dépenses d'amélioration et de reconstruction ne sont pas déductibles des revenus fonciers, ce qui a conduit au rejet de la demande.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B A comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. Le requérant demandait l’annulation d’un jugement du tribunal judiciaire de Carcassonne de 2018 et d’une décision du tribunal d’instance de 2015 relative à son placement sous sauvegarde de justice. Le juge a rappelé que ces conclusions relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de l'Eurl Tiket, qui contestait des suppléments d'impôt sur les sociétés résultant de la remise en cause de son crédit d'impôt recherche (CIR) pour les exercices 2016 à 2019. La société soutenait une insuffisance de motivation de la proposition de rectification et revendiquait la qualification d'entreprise industrielle pour bénéficier des dispositions du h) et i) du II de l'article 244 quater B du code général des impôts. Le tribunal a jugé la procédure régulière, la proposition de rectification étant suffisamment motivée. Sur le fond, il a estimé que la société, dont les moyens techniques (matériel et outillage) étaient d'une valeur modeste et non prépondérante, ne remplissait pas les conditions pour être qualifiée d'entreprise industrielle, et a donc confirmé le bien-fondé des impositions.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, a rejeté les requêtes de M. et Mme B et de la société Swift Business. Il a jugé que l'administration fiscale avait légalement qualifié l'activité de la société d'occulte en France, justifiant la prescription décennale de l'article L. 169 du livre des procédures fiscales, et a validé l'existence d'un établissement stable en France, rendant les revenus imposables dans ce pays. Le tribunal a également estimé que la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires et de la marge n'était pas radicalement viciée et que les pénalités pour manquement délibéré étaient fondées. Les demandes de décharge des impositions et des majorations ont donc été rejetées.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A. Celui-ci sollicitait la suspension de la décision implicite du maire de Lodève refusant d'user de ses pouvoirs de police pour fermer un établissement recevant du public (Beef Town) en raison de risques d'incendie et d'explosion. Le juge estime que le requérant n'établit pas l'existence d'une situation d'urgence, condition nécessaire à la suspension, car les risques allégués ne sont pas suffisamment graves et avérés. La requête est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A contestant le refus du président du conseil départemental des Pyrénées-Orientales de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante, atteinte de sclérose en plaques, invoquait une réduction de sa mobilité pédestre et des troubles de l'équilibre. Le tribunal a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas que son périmètre de marche était limité à moins de 200 mètres, ni qu'elle nécessitait systématiquement une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, conformément aux critères de l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B contestant le refus du président du conseil départemental des Pyrénées-Orientales de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a estimé que les pièces médicales produites, notamment celles postérieures à la décision attaquée, ne permettaient pas d'établir que M. B remplissait les conditions fixées par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, à savoir une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide technique ou humaine). La décision a été rendue par M. Lafay, premier conseiller, statuant seul en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de Mme A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de l'Hérault de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a estimé que, malgré l'invalidité de catégorie 2 et la limitation de son périmètre de marche à 100 mètres, les éléments fournis ne démontraient pas que sa capacité de déplacement à pied était réduite de manière importante et durable au sens de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue s'appuie sur l'arrêté du 3 janvier 2017, qui fixe les critères d'appréciation de la mobilité réduite, et conclut que la requérante ne remplit pas les conditions pour bénéficier de cette carte.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé provision, a partiellement fait droit à la demande de la SARL Print Event. La société réclamait le paiement de prestations réalisées dans le cadre d'un accord-cadre pour le marché de Noël 2022 de la commune de Le Barcarès. Le juge a estimé que l'obligation de la commune n'était pas sérieusement contestable à hauteur de 14 517,60 euros, correspondant aux prestations conformes au devis initial, et a condamné la commune à verser cette somme. En revanche, les demandes relatives aux intérêts moratoires, à l'indemnité forfaitaire et à la capitalisation des intérêts ont été rejetées, de même que la demande d'amende pour recours abusif formée par la commune. La décision se fonde sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les principes du code de la commande publique.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Marsillargues sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour constater l'état d'un mur mitoyen présentant un risque d'effondrement et proposer des mesures de sécurité. Le juge des référés a fait droit à cette demande en application des articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative. Il a désigné un expert avec pour mission d'examiner les lieux, de déterminer l'existence d'un péril grave et imminent, et de proposer les mesures propres à y remédier.