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Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une mesure d'expertise à la demande de la société publique locale Trio Pyrénées concernant des désordres et dysfonctionnements affectant les remontées mécaniques du domaine skiable de Formiguères et Porté Puymorens. La juridiction a fait droit à la requête sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, jugeant la demande utile pour déterminer l'origine des problèmes, notamment un incident de déraillement et des malfaçons. L'expertise est étendue à la société MDP Consulting, intervenue comme maître d'œuvre, et la mission de l'expert inclut l'analyse des retards, des causes des désordres, et de la question de l'abaissement de la vitesse de vent admissible.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A B qui contestait un rapport d'expertise médicale du 7 mai 2024. La juridiction a jugé que ce rapport ne constitue pas une décision administrative susceptible de recours pour excès de pouvoir. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de l'Hérault du 13 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas son droit à une vie privée et familiale, faute pour l'intéressé d'établir des liens stables en France. L'interdiction de retour de trois ans a été jugée proportionnée, en application des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de sa situation.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. F, ressortissant marocain, contestant l’arrêté du préfet de Vaucluse l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la délégation étant régulièrement publiée. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l’intéressé au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ce dernier étant célibataire, sans charge de famille et arrivé récemment en France. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du préfet de l'Aude du 3 septembre 2024 obligeant une ressortissante guinéenne à quitter le territoire français. Le juge a retenu que le préfet avait commis une erreur de fait et un défaut d'examen en considérant que l'intéressée était sans charge de famille, alors qu'elle est mère de trois jeunes enfants dont le père dispose d'un titre de séjour pluriannuel. Cette annulation a entraîné celle des décisions fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour, sur le fondement des articles L. 512-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Cette décision du Tribunal Administratif de Montpellier concerne une demande de suspension, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de l'arrêté préfectoral du 11 octobre 2024 autorisant la fermeture de la passe à poissons du barrage anti-sel de Fleury d'Aude. La fédération de pêche requérante invoque l'urgence écologique, notamment pour la protection de l'anguille européenne, espèce en danger critique, dont la migration est bloquée, et soutient que la décision est entachée d'un doute sérieux sur sa légalité pour défaut de motivation et méconnaissance de la directive cadre sur l'eau. Le juge des référés est amené à se prononcer sur la condition d'urgence et l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 214-17 et suivants du code de l'environnement.
Refus d’allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP) par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de l’Hérault. Le Tribunal administratif de Montpellier se déclare incompétent, estimant que ce litige relève de la compétence du juge judiciaire en application de l’article L. 134-3 du code de l’action sociale et des familles. Il transmet le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Montpellier.
Le Tribunal administratif de Montpellier a pris acte, par ordonnance du 14 novembre 2024, du désistement pur et simple des requérants (Mme I et autres) dans le cadre d’un recours en plein contentieux dirigé contre une convention pré-opérationnelle d’acquisitions foncières. Cette convention, conclue entre l’établissement public foncier d’Occitanie, Sète Agglopôle Méditerranée et la commune de Bouzigues, concernait des zones à urbaniser du plan local d’urbanisme. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte du désistement et rejeté les conclusions de la commune de Bouzigues au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A demandant l'annulation de l'arrêté du maire de Saint-Nazaire-de-Ladarez refusant un permis de construire pour la rénovation d'un mas agricole. La juridiction a écarté les moyens de forme, estimant que la signature du maire était lisible et qu'aucune ambiguïté n'existait sur son identité. Sur le fond, le tribunal a examiné les motifs de refus fondés sur les articles R. 111-27, R. 111-2, R. 111-9 du code de l'urbanisme et L. 1321-7 du code de la santé publique. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par les consorts A d’un recours pour excès de pouvoir visant l’annulation d’une convention opérationnelle signée le 3 juillet 2019 entre l’établissement public foncier d’Occitanie, Sète Agglopôle Méditerranée et la commune de Bouzigues, relative à des acquisitions foncières pour des opérations d’aménagement incluant du logement social. Par un mémoire enregistré le 25 octobre 2024, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 14 novembre 2024. Les conclusions de la commune de Bouzigues présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a constaté un non-lieu à statuer sur les requêtes de M. A, qui contestait le refus du préfet de l’Hérault de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le tribunal a relevé que l’administration avait finalement remis à l’intéressé une autorisation provisoire de séjour valable du 6 novembre 2024 au 5 février 2025, rendant sans objet les conclusions en annulation, suspension et injonction. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier annule l'arrêté du 4 février 2022 par lequel le maire de Vias s'est opposé à la déclaration préalable de Mme et M. C pour l'édification d'un portail sur leur parcelle. Le tribunal juge que le maire ne pouvait fonder son refus sur la méconnaissance d'une orientation d'aménagement et de programmation (OAP), car le droit de clore son héritage, garanti par l'article 647 du code civil, fait partie intégrante du droit de propriété et ne peut être totalement interdit par un document d'urbanisme. La solution retenue s'appuie sur le code de l'urbanisme et le code civil. La commune est condamnée à verser 1 500 euros aux requérants au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme D, qui contestait les cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux pour l'année 2018. La requérante invoquait des vices de procédure (prescription, motivation insuffisante de la proposition de rectification) et contestait le bien-fondé des impositions, notamment l'existence d'un établissement stable en France de sa société britannique et la qualification de revenus distribués. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions et les pénalités appliquées sur le fondement des articles 109-1-1° et 158-7 du code général des impôts, ainsi que des articles L. 57 et L. 80 CA du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a étendu une mesure d'expertise judiciaire ordonnée le 24 juin 2024. Cette extension, demandée par la SARL LS Ingénierie, vise à inclure les sociétés Prima Groupe, Cats et HDI Global SE (assureur de la société Sade Cgth) dans le cadre d’un litige relatif à des désordres affectant la communauté d’agglomération du Grand Narbonne. Le juge a fait droit à la requête en application des articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative, jugeant la mesure utile pour déterminer les responsabilités potentielles.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de M. et Mme B et de la société Swift Business, contestant des redressements fiscaux pour les années 2017 et 2018. Les requérants contestaient la qualification d'activité occulte, l'existence d'un établissement stable en France, la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires et l'application de pénalités. Le tribunal a validé la procédure de redressement, considérant que l'administration avait démontré l'existence d'un établissement stable en France et que la comptabilité espagnole n'était pas probante. Les textes appliqués incluent les articles L. 169 et L. 76 B du livre des procédures fiscales, ainsi que les articles 209 et 262 ter du code général des impôts.
Le Tribunal administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B, agent du centre hospitalier de Béziers, qui contestait son exclusion temporaire de six mois (dont cinq avec sursis) pour des faits de harcèlement moral. Le juge a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la partialité de l’enquête administrative, de l’incompétence de l’auteur de la convocation devant le conseil de discipline, de l’anonymisation des témoignages et de l’insuffisance de motivation de la sanction. La décision s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°89-822 du 7 novembre 1989, et retient que les faits reprochés étaient établis et proportionnés à la sanction prononcée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, gérant de la SCI DOF, qui contestait le refus de l'administration fiscale de reconnaître un déficit foncier de 116 291 euros au titre de l'année 2018. Le tribunal a jugé que les travaux réalisés dans un immeuble à usage professionnel (ancienne clinique vétérinaire) pour le transformer en cabinet d'assurance constituaient, par leur importance et le réaménagement complet des espaces, des travaux de reconstruction ou de construction, et non de simples dépenses d'entretien ou de réparation. En application de l'article 31 du code général des impôts, ces dépenses d'amélioration et de reconstruction ne sont pas déductibles des revenus fonciers, ce qui a conduit au rejet de la demande.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C B, qui contestait un commandement de payer valant saisie émis par l'administration fiscale dans le cadre de l'exercice du droit de suite hypothécaire sur un immeuble dont il était tiers acquéreur. Le tribunal a jugé que cette contestation, fondée sur les articles 2461 à 2464 du code civil, ne relevait pas de la compétence de la juridiction administrative, mais de l'ordre judiciaire. En conséquence, les conclusions de M. B, qui demandait la décharge de l'obligation de payer et un sursis de paiement, ont été rejetées comme irrecevables.
Le Tribunal administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 20 mars 2024 refusant un titre de séjour à un ressortissant algérien marié à une Française, avec obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la communauté de vie établie depuis novembre 2020. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence d'un an dans un délai de trois mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C, ressortissante arménienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen sérieux, l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation, ainsi que la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.