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Le Tribunal Administratif de Montpellier (6ème Chambre) a été saisi de deux recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire tacite et son certificat, délivrés par le maire d’Elne à la SCEA Domaine des Deux Tours pour un hangar agricole avec toiture photovoltaïque. La requérante, Mme D..., voisine immédiate, et le préfet des Pyrénées-Orientales contestaient la légalité de ces décisions. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du règlement du plan local d’urbanisme (zones UD, hauteur, aspect extérieur) et des risques d’inondation, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de Mme A..., ressortissante sénégalaise et doctorante, au motif que l'agent instructeur du ministère de l'intérieur, auteur de la décision, était incompétent faute de délégation de signature régulière, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de trente jours et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté comme irrecevable la requête de Mme C..., ressortissante marocaine, qui contestait un refus de titre de séjour. Le tribunal a jugé que le courriel du 29 février 2024, par lequel la préfecture des Pyrénées-Orientales l'invitait à contacter les autorités consulaires pour un visa, constituait un message purement informatif et non une décision administrative faisant grief. En l'absence d'acte susceptible d'être déféré au juge de l'excès de pouvoir, la requête a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés. La décision se fonde sur les règles de recevabilité du recours pour excès de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par l’EARL A... Laclare d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 17 février 2025 refusant un permis de construire pour des ombrières photovoltaïques mobiles sur des parcelles viticoles à Bages. La requérante contestait notamment la motivation de l’arrêté, l’opposabilité d’une servitude RTE, l’application de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme, et l’absence de caractère agrivoltaïque du projet. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant que le préfet avait légalement fondé son refus sur plusieurs motifs, dont l’absence d’étude d’impact requise par le code de l’environnement et la non-conformité du projet aux critères de l’agrivoltaïsme définis aux articles L. 314-36 et R. 314-14 du code de l’énergie. En conséquence, la demande d’annulation, d’injonction et les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (6ème chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une mesure d’expertise à la demande de la commune de Fleury-d’Aude concernant des désordres affectant des équipements de fitness installés boulevard des Embruns. La société Premier’s France Freetness ne s’est pas opposée à cette demande, formulée sous réserves. Le juge a fait droit à la requête sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant la mesure utile pour déterminer l’origine des désordres et les responsabilités éventuelles. L’expert désigné devra notamment décrire les désordres, en identifier les causes, évaluer le coût des travaux et se prononcer sur la conformité des équipements aux normes en vigueur.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de M. A..., agent victime d’un accident de service le 21 avril 2020. Constatant l’accord des parties sur le principe de l’indemnisation et sur un montant de 24 600 euros, le juge a estimé que cette somme revêtait un caractère de certitude suffisant et a condamné Montpellier Méditerranée Métropole à verser cette provision au requérant. En outre, la collectivité a été condamnée à payer 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par M. B... concernant plusieurs arrêtés du maire de Graissessac relatifs à la sécurité de ses immeubles et à l’accès à son domicile. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre des mesures d’exécution d’office et des mises en recouvrement, qui ne constituent pas des décisions administratives susceptibles de recours. Pour les arrêtés de péril des 8 juillet et 7 novembre 2025, ainsi que pour l’opposition à déclaration préalable du 15 septembre 2025, le juge a constaté la tardiveté du recours au fond, ce qui entraîne nécessairement le rejet de la demande de suspension en application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de l’Aude refusant un titre de séjour à M. B..., ressortissant tunisien et père d’un enfant français. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de la réalité de son emploi et de l’impact immédiat de la décision sur sa situation. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens de légalité soulevés.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. A... d’une requête en plein contentieux visant à obtenir le dégrèvement de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour 2025, en raison du refus initial de l’administration de prendre en compte des pensions alimentaires. En cours d’instance, le directeur départemental des finances publiques de l’Hérault a accordé le dégrèvement sollicité, rendant le litige sans objet. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Hérault de lui remettre sa carte de résident. La requérante invoquait l'urgence en raison de la suspension de son allocation de solidarité aux personnes âgées par la mutualité sociale agricole. Le juge a estimé que l'attestation de décision favorable délivrée à Mme A... le 10 mars 2025, conformément à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lui permet de justifier de la régularité de son séjour et d'ouvrir droit aux prestations sociales, de sorte que les conditions d'urgence et d'utilité n'étaient pas remplies.
Le juge des référés du Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d’une demande de suspension d’un arrêté préfectoral du 26 janvier 2026, pris sur le fondement de l’article L. 22-11-1 du code de la sécurité intérieure, interdisant à un mineur de paraître dans un périmètre pour un mois. Les requérants, ses parents, invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de circulation, au respect de la vie privée et familiale, et à l’intérêt supérieur de l’enfant. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas caractérisée et que la mesure, qui excluait le domicile du périmètre, ne portait pas une atteinte disproportionnée aux libertés fondamentales. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et de l’article L. 521-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., une étudiante étrangère. Celle-ci demandait au juge d'ordonner au préfet de l'Hérault de lui délivrer un rendez-vous pour valider son visa long séjour "étudiant", en raison d'un dysfonctionnement du téléservice. Le juge a estimé que les difficultés administratives et les risques de précarité juridique invoqués, bien que réels, ne caractérisaient pas une situation d'urgence justifiant une intervention dans un délai de 48 heures, condition nécessaire pour l'application de cette procédure d'urgence. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A..., ressortissant tunisien, a annulé la décision du 29 février 2024 par laquelle l’administration avait clôturé sa demande de carte de séjour mention « travailleur saisonnier ». Le tribunal a jugé que la décision était entachée d’erreurs de droit et de fait, notamment en ce qu’elle se fondait sur l’absence de finalisation de l’instruction et la caducité de l’autorisation de travail, en méconnaissance des articles L. 421-34 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 5221-24 du code du travail. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai d’un mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l’État la somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante géorgienne, contestant l'arrêté préfectoral du 30 avril 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la requérante ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni d'une méconnaissance de l'intérêt supérieur de son enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... qui demandait une injonction au préfet de la Seine-Saint-Denis pour obtenir un rendez-vous en vue du dépôt d'une demande de titre de séjour. La solution retenue est fondée sur l'incompétence territoriale du tribunal, le requérant résidant à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis). En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Montreuil. Par conséquent, l'ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.
Le Tribunal administratif de Montpellier a constaté le désistement d’office de M. C..., qui demandait des informations sur le renouvellement de sa carte de résident. Saisi sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal l’avait invité à confirmer le maintien de sa requête dans un délai d’un mois, sans recevoir de réponse. Faute de confirmation, le requérant est réputé s’être désisté, et l’ordonnance donne acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a examiné la requête de Mme C... contestant sa désinscription de France Travail et demandant sa réinscription rétroactive ainsi que des dommages et intérêts. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et en injonction, France Travail ayant procédé à la réinscription rétroactive de l'intéressée après l'introduction de la requête. En revanche, les conclusions indemnitaires de Mme C..., relatives au versement de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE), ont été rejetées comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, mais de celle du juge judiciaire, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail et du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise par le préfet des Pyrénées-Orientales le 20 décembre 2024. Le juge a constaté que la requête au fond, enregistrée le 29 octobre 2025, était tardive car introduite après l’expiration du délai de recours de trente jours prévu à l’article L. 614-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La notification de l’arrêté, effectuée via le téléservice ANEF, était réputée acquise le 20 décembre 2024, faute de consultation par le requérant dans les quinze jours, conformément aux articles L. 112-14, L. 112-15 et R. 112-20 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, la demande de référé suspension a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait l'application par France Travail d'un délai d'attente et d'un différé d'indemnisation pour l'allocation d'aide au retour à l'emploi. Le tribunal a estimé que ce litige, relatif au versement et au calcul de prestations d'assurance chômage, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais du juge judiciaire. Cette solution est fondée sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, qui précisent le rôle de France Travail et le régime contentieux applicable. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.