20 838 décisions disponibles — page 63/1042
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi en référé par les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France pour suspendre l'arrêté municipal du 24 septembre 2025 par lequel le maire de Castelnau-le-Lez s'est opposé à une déclaration préalable de travaux pour l'installation d'antennes relais. Les requérantes invoquent l'urgence liée à la couverture mobile et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment en raison d'une motivation insuffisante et d'une méconnaissance d'une précédente ordonnance du même tribunal. La commune défend la légalité de sa décision en se fondant sur les articles UB9 et UB10 du plan local d'urbanisme. La solution retenue par le juge des référés n'est pas précisée dans l'extrait, mais l'affaire porte sur l'application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et des règles d'urbanisme locales.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, fait droit à la demande de l’expert désigné d’étendre une mesure d’expertise médicale au contradictoire du docteur B... A..., chirurgien ayant réalisé l’opération litigieuse. Cette extension est jugée utile à la bonne exécution de la mission d’expertise, qui porte sur la qualité de la prise en charge médicale d’une patiente au centre hospitalier de Carcassonne. La décision s’appuie sur l’article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d’étendre une expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant polonais, contestant un arrêté préfectoral du Var du 6 juin 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation. Il a jugé que la mesure d’éloignement était légalement fondée sur l’article L. 251-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de la menace grave pour l’ordre public constituée par la condamnation de l’intéressé pour agression sexuelle. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. B..., y compris sa demande d’aide juridictionnelle provisoire devenue caduque.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre la délibération du 21 octobre 2021 par laquelle le conseil municipal de Saint-Clément-de-Rivière a approuvé son plan local d'urbanisme. Les requérants se sont désistés de leur requête par un mémoire enregistré le 29 janvier 2026. Le magistrat désigné a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées par les parties au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus du centre hospitalier de Perpignan de lui accorder la protection fonctionnelle. La requérante invoquait une rupture d'égalité au motif qu'une seule des quatre agents ayant porté plainte collectivement avait obtenu cette protection. Le juge a estimé que ce moyen n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, le rendant manifestement infondé au sens du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision a été rendue par ordonnance, sans audience, sur le fondement de ces dispositions.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par le Cérema, un établissement public administratif, d’une demande en décharge de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) et de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2021 et 2022. Le requérant soutenait que son activité commerciale, accessoire à sa mission principale de service public, ne relevait pas du champ d’application de l’article 1447 du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’activité accessoire exercée dans le champ concurrentiel était suffisante pour soumettre l’établissement à ces impositions, conformément aux dispositions des articles 1447 et 1654 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de l’association LEFE demandant l’annulation des délibérations de la communauté d’agglomération Béziers Méditerranée fixant le taux de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères pour 2021 et 2022. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, estimant que l’association ne justifiait pas d’un intérêt à agir, son objet statutaire étant limité à la défense des familles et non à celle des contribuables. Il n’a donc pas examiné le fond du litige, ni les moyens tirés du caractère excessif du taux ou de la méconnaissance de l’article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Juvignac du 1er décembre 2023 retirant un permis de construire tacite. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté et délivré un certificat de permis de construire tacite, rendant sans objet les conclusions principales du requérant. Par ordonnance du 2 février 2026, le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné la commune à verser 1 200 euros à M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision a été prise en application de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme A... d’un recours en plein contentieux contestant le refus de la commission de recours amiable de la CAF de l’Hérault de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 3 341,55 euros. Après avoir proposé une médiation aux parties, le tribunal a pris acte du désistement pur et simple de la requérante, intervenu par mémoire du 7 octobre 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l’instance.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme A... pour contester une opposition à tiers détenteur affectant sa pension de retraite, mise en œuvre par la CARSAT pour le recouvrement d'une créance non fiscale d'une collectivité territoriale. Le juge administratif a constaté que cette contestation relevait du contentieux du recouvrement, et non du bien-fondé de la créance. En application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, ce litige relève de la compétence du juge de l'exécution. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 19 décembre 2025 par lequel le préfet de l'Aude a assigné à résidence M. A..., ressortissant marocain faisant l'objet d'une mesure d'expulsion. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle, notamment à son droit au travail, compte tenu du caractère limité de la mesure (45 jours) et de l'absence de justificatifs suffisants. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation par l'ONIAM des préjudices résultant d'un accident médical non fautif survenu dans une clinique privée. Le juge a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. Il a estimé que, en application des articles L. 1142-1 et L. 1142-20 du code de la santé publique, un tel litige relève de la compétence des juridictions judiciaires. La solution est fondée sur le 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi d'une demande de suspension d'un arrêté préfectoral interdisant une manifestation prévue le 31 janvier 2026. Le juge a constaté que, la manifestation étant déjà passée à la date de son ordonnance (2 février 2026), le litige était dépourvu d'objet. En conséquence, il a rejeté la requête de M. B... sans examiner le bien-fondé de la demande, estimant qu'il n'y avait plus lieu de statuer.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge rappelle que les arrêtés portant obligation de quitter le territoire français ne sont pas justiciables de la procédure de référé liberté, sauf en cas de changements de circonstances excédant les effets normaux de l'exécution de la mesure. En l'espèce, la requérante n'établissant pas l'existence de tels changements, sa demande est rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi de requêtes contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises par la direction départementale des finances publiques des Pyrénées-Orientales à l’encontre de M. D... et Mme A... pour le recouvrement de dettes fiscales. Le tribunal a jugé que les moyens relatifs à la régularité formelle des actes de poursuite, tels que l’absence de lettre de relance ou l’insuffisance de motivation, relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire et sont donc irrecevables devant la juridiction administrative. Sur le bien-fondé des impositions, le tribunal a rejeté les moyens des requérants, estimant qu’ils n’établissaient pas que leur domicile fiscal se situait à Saint-Martin et que les montants réclamés étaient justifiés. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de la SARL Monkey, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et des rappels de TVA et de taxe d’apprentissage pour les exercices 2018 et 2019. La société exploitait une discothèque et remettait en cause la reconstitution de son chiffre d’affaires, le taux de TVA appliqué aux boissons non alcoolisées, et diverses charges et amortissements. Le tribunal a validé le rejet de la comptabilité par l’administration, constatant des irrégularités graves, et a jugé non fondés les moyens relatifs à la valorisation des softs, à la TVA réduite, et aux pénalités pour manquement délibéré. La décision s’appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Montpellier était saisi par la SAS Auchan Hypermarché de deux requêtes contestant son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises pour les années 2021 et 2022, concernant des locaux situés à Perpignan. La société soutenait notamment que le calcul du "planchonnement" et du lissage était erroné, car basé sur une comparaison figée avec la valeur locative de 2017, alors que ces mécanismes doivent être recalculés chaque année en comparant la valeur locative révisée de l'année courante à la valeur locative non révisée de 2017. L'administration fiscale a partiellement fait droit à cette argumentation en prononçant des dégrèvements pour l'année 2021, mais a contesté le surplus des demandes. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions tendant à l'annulation des décisions de rejet des réclamations préalables, ces actes étant non détachables de la procédure d'imposition, et a constaté un non-lieu à statuer à concurrence des dégrèvements déjà accordés. Sur le fond, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, considérant que les moyens relatifs au coefficient de localisation et au mode de calcul du plan
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné les requêtes de M. D... et Mme A... contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises en 2023 pour le recouvrement de dettes fiscales. Le tribunal a jugé que les moyens relatifs à la régularité formelle des actes de poursuite (absence de relance, défaut de motivation) relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire et les a rejetés comme irrecevables. Sur le fond, il a estimé que les requérants n’apportaient pas la preuve de leur domiciliation à Saint-Martin, ni d’une erreur de fait ou de droit, et que le montant des sommes était justifié par les titres exécutoires. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes d’annulation et de décharge, ainsi que les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné les requêtes de M. D... et Mme A... contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises par la direction départementale des finances publiques des Pyrénées-Orientales pour le recouvrement de dettes fiscales. Le tribunal a jugé que les moyens relatifs à la régularité formelle des actes de poursuite, tels que l'absence de lettre de relance ou l'insuffisance de motivation, relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire et non de la juridiction administrative. En conséquence, ces conclusions ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente. Sur le fond, le tribunal a estimé que les requérants n'établissaient pas que leur domiciliation fiscale à Saint-Martin justifierait une contestation du bien-fondé des créances, et a rejeté les demandes de décharge des obligations de payer. Les textes appliqués incluent les articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et R. 211-1 du code de procédure civile d'exécution.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi par la SAS Auchan Hypermarché, a statué sur des demandes de dégrèvement de cotisation foncière des entreprises pour les années 2021 et 2022. L'administration fiscale a partiellement fait droit à la demande pour 2021 en recalculant le mécanisme de "planchonnement" conformément à la jurisprudence, prononçant des dégrèvements, ce qui a conduit à un non-lieu à statuer à due concurrence. Pour le surplus des conclusions et pour l'année 2022, le tribunal a rejeté les requêtes, jugeant notamment que les conclusions tendant à l'annulation des décisions de rejet des réclamations préalables étaient irrecevables. La solution s'appuie sur les articles 1518 A quinquies et 1518 E du code général des impôts.