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Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné deux requêtes de la SAS Free Mobile concernant l’implantation d’une antenne-relais à Grabels. Dans la première affaire (n° 2305193), la société contestait l’arrêté du maire du 11 juillet 2023 s’opposant à sa déclaration préalable, en invoquant notamment une méconnaissance de la procédure contradictoire et une erreur de droit sur les règles d’urbanisme. Dans la seconde affaire (n° 2403426), elle demandait l’annulation de la décision du 16 avril 2024 refusant le raccordement électrique de la station, en soulevant des moyens de légalité externe et interne. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions des deux requêtes, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a condamné la SAS Free Mobile à verser 2 500 euros à la commune de Grabels au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Les décisions s’appuient sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (4ème chambre) a examiné le recours de M. B..., ressortissant algérien, contre le refus implicite du préfet de l'Hérault de renouveler son certificat de résidence de dix ans. La juridiction a requalifié le litige en considérant que la décision expresse de refus du 10 juin 2024 s'était substituée à la décision implicite. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision attaquée était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le préfet ayant accordé un titre de séjour d'un an. La solution s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. G..., ressortissant bangladais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Aude. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé, en application de l'article 47 du code civil.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du maire de Carcassonne délivrant un permis d’aménager un lotissement. La requête de l’association syndicale libre « Les jardins d’Henri » a été jugée manifestement irrecevable car elle ne comportait ni le nom du signataire ni la justification de sa qualité pour agir au nom de la personne morale, en méconnaissance de l’article R. 431-4 du code de justice administrative. En conséquence, l’ordonnance a rejeté la requête sans examiner les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l’urgence ou au doute sérieux sur la légalité du permis.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C..., ressortissant salvadorien, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que le droit d'être entendu du requérant n'avait pas été méconnu. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B..., ressortissant algérien, a annulé l’arrêté du préfet de l’Aude du 22 avril 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en subordonnant la délivrance d’un certificat de résidence de dix ans au maintien de la communauté de vie, alors que cette condition ne s’applique qu’au premier renouvellement du titre d’un an, conformément à l’article 6 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a également relevé que la situation personnelle et professionnelle stable de M. B... justifiait la délivrance du titre de séjour sollicité.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral refusant son changement de statut de "travailleur saisonnier" en "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision. Il a jugé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'absence de visa de long séjour et le non-respect de la condition de séjour cumulé de moins de six mois, en application de l'accord franco-marocain et du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B..., ressortissant brésilien, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a jugé que le préfet de l'Hérault avait légalement fondé cette mesure sur le rejet définitif de la demande d'asile de l'intéressé, en application de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la récente installation de la famille en France et de la possibilité de reconstituer la cellule familiale au Brésil. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du 24 juillet 2023 par lequel le maire de Lavérune s'est opposé à la déclaration préalable de la société Cellnex France pour la modification d'une station de radiotéléphonie. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était illégale, car elle méconnaissait les dispositions de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme : la société bénéficiait d'une décision tacite de non-opposition, le délai d'instruction d'un mois étant expiré sans notification d'une décision expresse ou d'une demande de pièces complémentaires. En conséquence, le maire ne pouvait retirer cette décision tacite sans engager une procédure contradictoire préalable, conformément aux articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par les sociétés SNCF Réseau et SNCF Voyageurs d'une demande de condamnation solidaire des sociétés Enedis et Autoroutes du Sud de la France (ASF) à réparer les préjudices matériels résultant de l'effondrement d'un pylône sur les voies ferrées le 12 mars 2018. Le tribunal a jugé que le pylône, dont le socle était situé sur le domaine public autoroutier, constituait un ouvrage public dont la société ASF, en tant que concessionnaire et gardienne, était responsable. En conséquence, le tribunal a condamné la société ASF à verser 30 136,68 euros à SNCF Réseau et 15 773,50 euros à SNCF Voyageurs, rejetant les conclusions dirigées contre Enedis, et a mis à sa charge les frais de procédure. Cette décision applique le régime de responsabilité sans faute du maître d'ouvrage public pour les dommages causés aux tiers par un ouvrage public.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la commune de Sète pour obtenir la condamnation solidaire de la société Fassoni ingénierie construction (maître d'œuvre) et de la société Languedoc étanchéité (entreprise) sur le fondement de la garantie décennale des constructeurs. La commune invoquait l'impropriété à destination des locaux du centre de formation des apprentis en raison de désordres affectant le revêtement de sol, imputables à une mauvaise exécution des travaux par l'entreprise et à un défaut de surveillance du maître d'œuvre. Le tribunal a fait droit à la demande, condamnant solidairement les deux sociétés à verser à la commune la somme de 151 858,80 euros TTC pour les travaux de reprise, ainsi que les frais d'expertise et une somme au titre des frais de justice. La solution retenue s'appuie sur les principes de la responsabilité décennale des constructeurs issus du code civil.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la société ABG services, qui demandait l’annulation de la décision du 29 décembre 2023 du ministre de l’agriculture lui notifiant une obligation de 9 160 certificats d’économie de produits phytopharmaceutiques (CEPP) pour la période 2024-2025. La société invoquait notamment l’insuffisance de motivation, la violation du principe de non-rétroactivité et l’illégalité de l’article R. 254-3 du code rural. Le tribunal a jugé que le mécanisme de calcul, fondé sur la moyenne des ventes des années 2022-2023, ne constituait pas une sanction rétroactive mais une simple modalité de détermination d’une obligation légale, et que les dispositions contestées étaient conformes à la Constitution et aux principes généraux du droit. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sur le fondement des articles L. 254-10-1 et suivants du code rural et de la pêche maritime.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la société Atout Terroir, qui demandait la condamnation du syndicat mixte Institut régional de sommellerie sud de France au paiement de prestations réalisées. Le tribunal a estimé que la requête était irrecevable car tardive, et a également jugé, à titre subsidiaire, qu'elle n'était pas fondée. Il a considéré qu'aucun contrat n'avait été conclu entre les parties et que les prestations invoquées relevaient d'un marché public antérieur du 31 décembre 2019. La demande reconventionnelle du syndicat mixte a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Gignac sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour constater des désordres affectant des immeubles situés rue Philippe Chappert, présentant un risque pour les occupants et la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert. La mission de l'expert consiste à examiner les lieux, préciser l'existence d'un péril grave et imminent, et proposer des mesures de nature à y mettre fin.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... qui demandait la délivrance d’un récépissé ou d’une attestation de prolongation d’instruction pour sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas satisfaite, car la requérante n’a pas démontré que le délai fixé par la préfecture pour le dépôt de son dossier (6 février 2026) lui causait un préjudice suffisamment grave et immédiat. La décision a été prise en application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D... qui demandait la suspension du conseil de discipline de son fils, convoqué pour des faits d’assiduité et de comportement. La requérante invoquait une atteinte au droit à l’éducation, garanti par la Constitution et le code de l’éducation, en raison du risque d’exclusion. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas caractérisée, aucune décision formelle d’exclusion n’ayant encore été prise à la date de l’ordonnance. Par conséquent, la demande a été rejetée sans examen au fond, par application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Montpellier, par une ordonnance du 29 décembre 2025, a donné acte du désistement de l’association France nature environnement Occitanie Méditerranée de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à obtenir l’annulation partielle d’un arrêté préfectoral du 6 décembre 2023 portant avenant à la concession des plages naturelles de la commune de Vendres. Le désistement, déclaré pur et simple par l’association dans un mémoire du 27 novembre 2025, a été accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre conclusion n’a été retenue, les frais de justice n’étant pas évoqués dans la décision finale.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné le recours en excès de pouvoir de M. B..., ressortissant tunisien, contre l'arrêté du préfet de l'Ariège du 10 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée, que l'administration avait procédé à un examen réel de la situation et que les atteintes alléguées n'étaient pas disproportionnées au regard de l'objectif de maintien de l'ordre public. La requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral pris en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Montpellier a examiné la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de l'Ariège du 12 décembre 2025 le maintenant en rétention administrative durant l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut d'examen sérieux, de l'erreur de droit et de la méconnaissance des articles 3 et 13 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a considéré que le préfet avait légalement appliqué les articles L. 754-3 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la demande d'asile ayant été rejetée par l'OFPRA le 18 décembre 2025, le maintien en rétention était justifié. La requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Var du 12 décembre 2025 fixant le pays de destination de son éloignement, en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a considéré que la requête était tardive, car introduite après l'expiration du délai de 48 heures prévu par les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Par conséquent, la solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité, sans examen des moyens de fond soulevés par le requérant.