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Le Tribunal administratif de Montreuil a annulé l’arrêté du 7 novembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait le renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle de Mme B..., ressortissante ivoirienne, et l’obligeait à quitter le territoire. La solution retenue repose sur la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en raison de l’atteinte disproportionnée portée à la vie privée et familiale de l’intéressée, qui réside en France depuis plus de dix ans, est mère d’un enfant français et exerce une activité professionnelle stable. Le tribunal a enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois, et a condamné l’État à lui verser 1 100 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 7 novembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B..., ressortissante marocaine, en qualité de conjoint d'un ressortissant de l'Union européenne, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait légalement fonder son refus sur l'absence de communauté de vie, ce motif n'étant pas prévu par les articles L. 233-1, L. 233-2 et R. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour la délivrance d'un tel titre. En conséquence, la décision de refus de titre de séjour a été annulée, entraînant par voie de conséquence l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français, du refus de délai de départ volontaire et de la fixation du pays de renvoi.