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Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi par l’association Unis pour l’École Virginie Hériot d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération de la région Île-de-France autorisant la désaffection de parcelles du domaine public, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 312-7 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a estimé que le litige, portant sur des immeubles situés dans les Yvelines, relevait de la compétence du tribunal administratif de Versailles. Par ordonnance, il a donc transmis le dossier à cette juridiction.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montreuil, rendue le 19 décembre 2025, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B... contre le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis d'abroger une obligation de quitter le territoire français. Le juge constate qu'à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Paris. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le litige relève de la compétence territoriale du Tribunal Administratif de Paris. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., qui demandait, sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, qu’il soit enjoint au préfet de lui proposer un logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive : le délai de quatre mois pour saisir le tribunal, prévu à l’article R. 778-2 du code de justice administrative, expirait le 16 avril 2025, alors que la requête n’a été déposée que le 30 août 2025. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable pour cause de tardiveté. M. B... demandait, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qu'il soit enjoint au préfet de lui proposer un logement suite à une décision de la commission de médiation du 17 janvier 2018. Or, le délai de recours contentieux de quatre mois, prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, expirait au 17 juillet 2018, alors que sa requête n'a été déposée qu'en novembre 2025. La requête a donc été rejetée par ordonnance en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme Durand, greffière, qui contestait un titre exécutoire de 11 476,49 euros émis pour un trop-perçu de traitement pendant son congé de présence parentale. Le tribunal a jugé que le titre exécutoire était suffisamment motivé et que le montant de la créance était fondé, car le congé de présence parentale n’est pas rémunéré et les jours non ouvrés sont décomptés dans la limite des 310 jours ouvrés prévue par le code général de la fonction publique. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables faute de réclamation préalable. La décision s’appuie sur les articles L. 632-1 à L. 632-3 du code général de la fonction publique et L. 544-1 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ingénieur du contrôle aérien, qui contestait le refus du ministre des transports de le placer en disponibilité pour convenances personnelles. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur les nécessités du service liées à la sensibilité des fonctions de l'agent et à la situation des effectifs, n'était pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. Il a rappelé que la disponibilité pour convenances personnelles n'est pas un droit et que l'administration peut légalement l'opposer pour des motifs de service, conformément aux articles L. 511-1, L. 511-3 et L. 514-4 du code général de la fonction publique, ainsi qu'à l'article 44 du décret n° 85-986 du 16 septembre 1985.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 1 911 euros à M. A... pour le préjudice subi du fait de son absence de relogement. M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 9 juin 2021, n'a été relogé que le 24 avril 2023, soit après l'expiration du délai de six mois imparti au préfet. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a évalué le préjudice à 1 911 euros, tenant compte de la suroccupation du logement et de la période d'indemnisation réduite pour l'épouse en raison de la régularité de son séjour.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser Mme A... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 27 avril 2022. La carence fautive de l'État a été constatée à compter du 27 octobre 2022, date d'expiration du délai de six mois imparti au préfet pour proposer un logement. Cette carence a causé des troubles dans les conditions d'existence de la requérante, expulsée de son logement et contrainte à des hébergements précaires. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire et devant être relogé en urgence par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 23 novembre 2018, qui n'a pas reçu de proposition de logement. Il demandait la condamnation de l'État à lui verser 75 000 euros pour les préjudices subis par lui et sa famille du fait de cette carence. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État était engagée pour carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation dans le délai imparti, à compter du 23 mai 2019. Toutefois, il a rejeté les conclusions indemnitaires présentées au nom de la famille, estimant que seuls les troubles dans les conditions d'existence du demandeur lui-même pouvaient être réparés. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en 2018, qui demandait réparation pour l'absence de relogement de sa famille de cinq personnes. Le tribunal a rappelé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence du seul demandeur, et non de sa famille. En l'espèce, le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires présentées au nom de la famille, mais a reconnu le préjudice subi par M. A... du fait de son maintien dans un logement suroccupé. L'État a été condamné à verser à M. A... une somme de 3 000 euros en réparation de ses troubles, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté les requêtes de la Fédération nationale des travailleurs de l’Etat – CGT (FNTE-CGT) concernant le droit au bénéfice de l’allocation spéciale pour les ingénieurs civils de la défense et de l’indemnité de fonctions techniques pour les techniciens supérieurs d’études et de fabrications du ministère des armées. Le tribunal a jugé que l’entrée en vigueur du régime indemnitaire RIFSEEP, instauré par le décret du 20 mai 2014, a abrogé les régimes indemnitaires antérieurs prévus par les décrets des 18 octobre 1989. En conséquence, les demandes de la FNTE-CGT ont été rejetées, et les conclusions relatives aux frais de justice ont également été écartées.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme B... d’une demande d’indemnisation de 35 000 euros pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement, après avoir été reconnus prioritaires par la commission de médiation. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence, mais uniquement au bénéfice du demandeur reconnu prioritaire, excluant ainsi les conclusions de Mme B... et des enfants. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur la jurisprudence relative à la responsabilité de l’État en cas de non-exécution d’une décision de relogement urgent.
Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 4 000 euros à M. A... pour carence fautive dans son relogement, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 25 juin 2021. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison de l’absence de proposition de logement dans le délai imparti. Le préjudice a été évalué en fonction des troubles dans les conditions d’existence subis par le requérant et sa famille, depuis le 25 décembre 2021 jusqu’au jugement. Les conclusions accessoires fondées sur l’aide juridictionnelle ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 17 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, il a jugé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour la requérante de justifier de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels, malgré une présence de dix ans en France et une activité professionnelle récente. Enfin, les décisions d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour n'ont pas été jugées contraires à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni entachées d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, l'erreur de fait concernant son activité professionnelle, et la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas d'une insertion professionnelle stable ni d'attaches familiales en France, ne démontrant pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A... demandant l’annulation du refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de résident de longue durée-UE. Le tribunal a jugé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation, car M. A... n’a pas démontré disposer de ressources stables et suffisantes, au moins égales au SMIC, sur la période de référence de cinq ans, comme l’exige l’article L. 426-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, contestant l’arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 7 décembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d’être entendu et de l’atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et du code des relations du public avec l’administration.
Le Tribunal administratif de Montreuil annule un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 12 décembre 2024 refusant un titre de séjour à un ressortissant bangladais, l’obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal juge que le préfet a méconnu le 4° de l’article L. 424-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui prévoit la délivrance d’une carte de séjour pluriannuelle aux parents d’un mineur bénéficiaire de la protection subsidiaire, sans exiger de condition de participation à l’entretien et à l’éducation de l’enfant. Il enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour demandé dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 100 euros à l’avocat du requérant au titre de l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 22 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de son droit d'être entendu, une erreur d'appréciation de la menace à l'ordre public et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, et que l'intéressé ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté pris sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 19 mars 2025. Cette décision préfectorale l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a estimé que la mesure était fondée sur les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.