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Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 5 juin 2025 par laquelle le directeur de l’OFII avait refusé à Mme B..., ressortissante haïtienne demandeuse d’asile, et à sa fille mineure le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que ce refus, fondé sur la tardiveté de la demande d’asile, méconnaissait les dispositions de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors que Mme B... justifiait d’un motif légitime lié à sa situation de mère isolée, enceinte et sans hébergement stable. La décision a également été censurée pour défaut d’évaluation de la vulnérabilité de l’intéressée.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée était motivée par le dépôt tardif de sa demande d'asile, plus de 90 jours après son entrée en France. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que l'OFII n'avait pas suffisamment examiné la vulnérabilité de la requérante, notamment son absence de ressources et de logement, et qu'elle justifiait d'un motif légitime pour son retard, lié à sa méconnaissance de la procédure d'asile. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 522-1 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.