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Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à indemniser M. C..., reconnu prioritaire et devant être relogé d’urgence par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 24 mai 2019, en raison de l’absence de relogement. La carence fautive de l’État, à compter du 24 novembre 2019, a causé des troubles dans les conditions d’existence du requérant et de sa famille, hébergés par le SAMU social. Le tribunal a fixé l’indemnisation à 4 250 euros, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B... D... d’une demande d’indemnisation de 7 000 euros pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement de sa famille, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 31 mars 2021. La carence fautive de l’État à exécuter cette décision dans le délai imparti engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires de l’épouse et des enfants mineurs, la responsabilité ne bénéficiant qu’au seul demandeur. Pour M. D..., le tribunal a reconnu le préjudice lié au maintien dans un logement sur-occupé, mais le montant de l’indemnisation n’est pas précisé dans l’extrait fourni.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 30 janvier 2021, qui n'a pas été relogée. Elle demandait la condamnation de l'État à lui verser 20 000 euros pour les troubles subis du fait de son maintien dans un logement suroccupé et insalubre. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission engageait sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a toutefois limité l'indemnisation à la période antérieure au 22 septembre 2022, date à laquelle l'époux de la requérante, de nationalité espagnole, ne justifiait plus d'un droit au séjour.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire et devant être relogé d'urgence par la commission de médiation le 29 octobre 2021, qui demandait réparation du préjudice subi du fait de l'absence de relogement par l'État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité, causant des troubles dans les conditions d'existence du requérant. En application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, il a condamné l'État à verser à M. B... une indemnité de 900 euros pour la période de carence fautive, tout en prenant en compte l'expiration de son titre de séjour.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé de Mme C, qui demandait des mesures d’urgence pour faire exécuter la décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la Seine-Saint-Denis du 29 novembre 2022, orientant son fils vers un Institut médico-éducatif (IME). La requête a été jugée irrecevable car elle ne précisait pas le fondement juridique (référé suspension, liberté ou mesures utiles) sur lequel elle était présentée, en méconnaissance des articles L. 521-1, L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative. À titre subsidiaire, le juge a estimé que la demande était mal fondée, la décision de la CDAPH étant favorable et aucune autorité administrative n’étant identifiée pour ordonner une mesure utile. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 12 mai 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait un titre de séjour à Mme B épouse D, ressortissante mauricienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cet arrêté méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la durée de présence de l'intéressée (quatre ans), de son insertion professionnelle stable, et de ses attaches familiales avec ses trois enfants étudiants vivant à sa charge. La solution retenue est l'annulation de la décision pour atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montreuil, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, concerne le refus de l'OFII d’Orléans d’accorder les conditions matérielles d’accueil à un demandeur d’asile. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond du litige. Il constate que la décision attaquée a été prise par la directrice territoriale de l'OFII à Orléans, située dans le Loiret. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal Administratif d’Orléans.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a examiné la requête de Mme C, ressortissante congolaise, contestant le retrait de sa carte de résident de dix ans par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'absence de preuve de fraude. Le tribunal a appliqué les articles L. 423-7, L. 423-8, L. 423-10 et L. 432-5 du CESEDA pour apprécier la légalité du retrait. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision rejette la requête, confirmant ainsi le retrait du titre de séjour.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant colombien reconnu réfugié, afin d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui remettre son titre de voyage pour étranger, accepté depuis le 26 avril 2024 mais jamais délivré. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'atteinte grave et immédiate à la liberté d'aller et venir du requérant, lequel justifiait de besoins impérieux de déplacement pour sa formation universitaire et ses activités associatives. Il a enjoint au préfet de délivrer le titre de voyage dans un délai de quinze jours, sous astreinte, en application des articles L. 561-9 et R. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., ressortissante camerounaise, afin d’obtenir une injonction pour déposer sa demande de renouvellement de sa carte de résident. La requérante invoquait l’urgence liée à un risque de perte d’emploi et l’impossibilité d’accéder à la plateforme ANEF pour des raisons techniques. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, la requérante n’ayant pas justifié de circonstances particulières nécessitant un rendez-vous rapide, et que le dysfonctionnement allégué résultait de sa propre négligence. La décision s’appuie sur les principes dégagés par la jurisprudence concernant l’obligation de l’administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, mais rappelle que le requérant doit démontrer l’urgence et l’utilité de la mesure.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Ermont (Val-d’Oise) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal du lieu de résidence. En conséquence, l’affaire est transmise au Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise par ordonnance du 24 juillet 2025.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A, ressortissant mauricien, à un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La condition d’urgence a été reconnue compte tenu de l’expiration prochaine de son titre et des risques pour son droit au séjour et au travail. La solution retenue s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par Mme A... B... d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a produit une convocation fixant un rendez-vous le 25 juillet 2025. Le juge des référés a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction, devenues sans objet, et a condamné l'État à verser 600 euros à la requérante au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A B pour faire suspendre les prélèvements liés à un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a rappelé que, conformément à l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, les recours administratifs contre une décision de récupération d'indu ont un caractère suspensif. En conséquence, la requérante est fondée à demander la suspension des retenues, l'administration ne pouvant poursuivre l'exécution de la décision litigieuse tant que le recours est pendant. La solution retenue est donc favorable à la requérante, le juge pouvant ordonner les mesures nécessaires pour faire cesser les prélèvements irréguliers.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 29 septembre 2023 lui refusant un certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des stipulations de l'accord franco-algérien et de la convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales. Cette solution s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une amende de 9 000 euros infligée par la DRIEETS d’Île-de-France pour manquement à l’article L. 4412-2 du code du travail, a constaté son incompétence territoriale. L’infraction ayant été constatée à Bougival (Yvelines), la requête relève, en application des articles R. 312-16 et R. 221-3 du code de justice administrative, de la compétence du tribunal administratif de Versailles. Par ordonnance, le dossier a été transmis à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A D d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis concernant sa demande de regroupement familial. Le préfet a soulevé une exception de non-lieu à statuer, arguant que la demande était toujours en cours d’instruction. Le tribunal a rejeté cette exception, jugeant que l’absence de décision expresse dans le délai de six mois prévu par l’article R. 434-26 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile fait naître une décision implicite de rejet, laquelle n’est pas privée d’objet par la simple poursuite de l’instruction. La solution retenue confirme que le recours conserve son objet tant que la décision implicite n’est pas rapportée ou abrogée dans les conditions prévues par le code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. C, ressortissant serbe, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant invoquait un défaut de motivation, une méconnaissance de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a constaté que M. C s’était vu remettre un titre de séjour valable du 23 avril 2025 au 22 avril 2026, rendant sa requête sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, et a condamné l’État à verser 1 100 euros à M. C au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B, ressortissant sri-lankais, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité de parent d’enfant français. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que si les condamnations pénales du requérant pour violences constituaient une menace pour l’ordre public, le préfet avait commis une erreur d’appréciation en ne prenant pas suffisamment en compte l’intensité de sa vie privée et familiale. Il a relevé que M. B résidait en France depuis son enfance, était père de trois enfants français et entretenait une relation suivie avec eux. La solution retenue se fonde sur les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et sur les dispositions des articles L. 423-7 et L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute de décision implicite de rejet, au motif que la demande de titre de séjour n'avait pas été déposée selon les formes prescrites (présentation personnelle obligatoire à la préfecture). En tout état de cause, le tribunal a également considéré que la requête était dépourvue d'objet, M. B s'étant vu délivrer une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en 2027. La décision s'appuie sur les articles L. 431-1, R. 431-2, R. 431-3 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.