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Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger Mme C épouse A, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation le 19 juillet 2023. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée à la requérante, le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 600 euros par mois de retard à compter du 1er octobre 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La requérante a également été admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (9ème chambre) a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 6 août 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que les conditions de notification étaient sans incidence sur sa légalité. Enfin, le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, en application de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre les décisions de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis rejetant sa demande de logement prioritaire et urgent pour suroccupation et insalubrité. La commission avait motivé son refus par l’absence de justification de la régularité du séjour en France de son épouse et de son fils majeur. Le tribunal a annulé ces décisions, jugeant que ce motif était insuffisant au regard des dispositions des articles L. 300-1 et R. 300-2 du code de la construction et de l’habitation, qui garantissent le droit à un logement décent sans exiger une telle justification pour les membres de la famille.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (9ème chambre) a rejeté les requêtes de M. B contestant deux arrêtés du 21 juin 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis lui interdisant, pour huit mois, d’exercer auprès de mineurs dans le cadre du code du sport et du code de l’action sociale et des familles. Le tribunal a jugé irrecevable le moyen tiré de l’illégalité par voie d’exception de l’arrêté conservatoire du 13 septembre 2023, cet acte individuel étant devenu définitif. Il a également écarté les moyens de vice de procédure, d’inexactitude matérielle des faits et d’erreur d’appréciation, estimant que la procédure contradictoire avait été respectée et que les faits reprochés justifiaient les interdictions prononcées sur le fondement des articles L. 212-1, L. 223-1 et L. 322-7 du code du sport et de l’article L. 227-4 du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence par ordonnance, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger Mme A épouse C, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation du droit au logement opposable le 18 octobre 2023. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée et que sa situation n'avait pas évolué, le tribunal a fait application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 750 euros par mois de retard à compter du 1er octobre 2025, versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 10 avril 2025 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie en cas de refus de renouvellement et que le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai d'un mois. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, assistante familiale, qui contestait la décision du 23 février 2023 du centre départemental enfants et familles réduisant sa capacité d'accueil à une place et fixant les modalités de sa régularisation financière. Le tribunal a jugé que les conclusions aux fins d'annulation étaient irrecevables, la décision attaquée étant confirmative d'un précédent courrier du 17 novembre 2022 non contesté dans les délais. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées, l'illégalité de la décision n'étant pas établie. La solution s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a été saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Constatant que la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis avait reconnu le requérant comme prioritaire et devant être logé d'urgence le 15 novembre 2023, et qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite, le tribunal a enjoint au préfet d'assurer son logement. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 600 euros par mois entier de retard à compter du 1er octobre 2025, destinée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de M. B, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation du droit au logement opposable le 15 novembre 2023. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée n’avait été proposée dans les délais, le juge a fait application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er octobre 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
Cette décision du Tribunal Administratif de Montreuil (3ème Chambre) annule le rejet implicite puis explicite de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis concernant la demande de logement prioritaire et urgent de M. A. Le requérant, dépourvu de logement et souffrant de problèmes auditifs, avait saisi la commission sur le fondement du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal juge que la commission a commis une erreur en refusant la reconnaissance du caractère prioritaire, au motif que M. A ne bénéficiait que d'une domiciliation postale et était donc bien dépourvu de logement. La solution retenue implique que la commission doit désigner M. A comme prioritaire et devant être logé d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B, mère célibataire de quatre enfants, contestant le rejet implicite de sa demande de logement prioritaire et urgent par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis. La requérante invoquait la suroccupation de son logement et une menace d'expulsion. Le tribunal a annulé la décision de rejet de la commission, estimant que Mme B remplissait les conditions prévues par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, notamment en raison de la suroccupation et de la présence d'enfants mineurs à charge.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis du 20 décembre 2023, qui avait rejeté sa demande de logement prioritaire et urgent. Le requérant, hébergé avec sa famille chez ses parents dans un logement suroccupé, invoquait l’absence de ressources suffisantes pour se reloger. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que la commission avait méconnu les dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, en ne tenant pas compte de la situation de suroccupation manifeste et de l’urgence liée à la présence d’enfants mineurs.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 juin 2025 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a classé sans suite la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas de risque grave et immédiat pour sa situation personnelle ou professionnelle, malgré la présomption d'urgence en matière de refus de titre. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens de légalité, par application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis, confirmée par une décision expresse du 29 mai 2024, refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La requérante, hébergée avec ses quatre enfants dans un centre d’hébergement d’urgence depuis plus de deux ans, soutenait remplir les conditions légales pour bénéficier de cette reconnaissance. Le tribunal a annulé la décision de la commission, estimant que Mme B, de bonne foi et satisfaisant aux conditions d’accès au logement social, se trouvait dans une situation prévue par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, justifiant ainsi une attribution prioritaire et urgente. Il a enjoint à la commission de médiation de reconnaître ce caractère prioritaire et urgent dans un délai d’un mois.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet de sa demande de logement prioritaire et urgent. Le requérant invoquait l’insalubrité de son logement de 14m², son état de santé (asthme et diabète) et l’ancienneté de sa demande. Statuant en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal a rejeté la requête. Il a estimé que les éléments fournis ne permettaient pas d’établir le caractère insalubre ou dangereux du logement au sens des textes applicables.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. La juridiction a jugé la requête irrecevable car, malgré une demande de régularisation, le requérant n’a présenté aucun moyen à l’appui de ses conclusions, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité, faute d’exposé des moyens.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné le recours de M. B C, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le requérant, hébergé chez ses parents âgés et malades depuis plus de huit ans, invoquait son absence de logement personnel. La juridiction a rejeté sa demande, estimant que M. C n'avait pas fourni d'éléments suffisants pour démontrer que sa situation d'hébergement justifiait une urgence, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue confirme le pouvoir d'appréciation de la commission de médiation, qui peut tenir compte des conditions de la cohabitation chez les ascendants.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Portabit Limited, société chypriote exploitant un site d'annonces pour escorts, afin d'obtenir la décharge de rappels de TVA pour la période de 2013 à 2019. Le tribunal a d'abord constaté l'irrecevabilité partielle des conclusions de la société, à hauteur d'un dégrèvement de 1 471 965 euros déjà accordé par l'administration avant l'introduction de la requête. Sur le fond, la société contestait la localisation des prestations en France et la qualification des services, mais le tribunal a rejeté sa requête. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 11 septembre 2024 par laquelle la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le requérant, reconnu travailleur handicapé, occupait avec son épouse une chambre de 9 m² et invoquait un délai anormalement long d’attente. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que la commission avait commis une erreur de droit en exigeant la justification de la régularité du séjour de l’épouse pour l’attribution d’un logement social, condition non prévue par les dispositions du II de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est l’annulation de la décision attaquée, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens, en application des textes précités.
Le Tribunal administratif de Montreuil a examiné la requête de M. C, ressortissant espagnol, contestant un arrêté du préfet de police de Paris l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a rappelé que, pour les citoyens de l'Union européenne, une obligation de quitter le territoire ne peut être prise que si l'intéressé n'a pas acquis le droit au séjour permanent et si son comportement constitue une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, conformément aux articles L. 251-1 et L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, interprétés à la lumière de la directive 2004/38/CE. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur ces textes pour statuer sur les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.