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Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a examiné le recours de Mme C D F contre la décision du 24 mars 2025 de l'OFII lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil pour avoir refusé une orientation en région. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la décision de l'OFII était suffisamment motivée en droit et en fait. Il a estimé que le refus d'orientation en région, sans motif légitime invoqué par la requérante, justifiait légalement le refus des conditions matérielles d'accueil sur le fondement des articles L. 551-15 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème Chambre) a rejeté la requête de Mme B, ressortissante haïtienne, contestant le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée, fondée sur les articles L. 551-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée suffisamment motivée et prise après un entretien de vulnérabilité. Le tribunal a également estimé que la requérante avait été correctement informée et que l'OFII n'avait pas commis d'erreur d'appréciation de sa situation. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné le recours de M. A, ressortissant bangladais, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII pouvait légalement refuser ces conditions à un demandeur d'asile de retour en France après un transfert vers l'État responsable (la Pologne), sauf si la France décidait d'examiner sa nouvelle demande. En l'espèce, la demande de M. A ayant été enregistrée en procédure accélérée, le refus était fondé sur les articles L. 551-15 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête de M. A.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. C, ressortissant mauritanien, d’une demande d’annulation de la décision du 2 avril 2025 par laquelle le directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Ce refus était motivé par l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France, sans motif légitime, en application des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté les moyens de la requête, estimant que la décision était suffisamment motivée et que l’OFII avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande d’annulation et les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté les demandes de M. B, résident thaïlandais, qui sollicitait la décharge de ses cotisations d'impôt sur le revenu pour les années 2018 à 2022. Le requérant soutenait que, par application de l'article 197 B du code général des impôts, ses revenus de source française n'étaient pas imposables. Le tribunal a jugé que ce moyen n'était pas fondé, en rappelant que les dispositions de l'article 197 A du même code prévoient un impôt minimum calculé selon un taux de 20% ou 30% pour les non-résidents, et que l'article 197 B ne fait que plafonner l'impôt au montant de la retenue à la source sans exonérer les revenus.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme C d’un recours en excès de pouvoir visant à obtenir une injonction de logement. Constatant que la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis avait reconnu le caractère prioritaire et urgent de sa demande le 10 juillet 2024, et qu’aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai de six mois, le juge a fait droit à sa demande. Sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et L. 911-1 du code de justice administrative, il a enjoint au préfet d’assurer le logement de l’intéressée sous astreinte de 100 euros par mois de retard à compter du 1er juillet 2025.
Le Tribunal administratif de Montreuil a prononcé la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus auxquelles Mme B, joueuse de tennis professionnelle résidente russe, avait été assujettie au titre des années 2016 et 2017. La requérante contestait la régularité de la procédure de taxation d'office, soutenant que la proposition de rectification du 31 janvier 2019 ne lui avait pas été notifiée. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas apporté la preuve d'une notification régulière, le pli recommandé ayant été retourné avec la mention "non réclamé" sans qu'il soit établi que la contribuable avait été avisée de sa mise à disposition. En application de l'article L. 76 du livre des procédures fiscales, cette irrégularité a entraîné l'annulation des impositions.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème Chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 7 février 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que la situation personnelle du requérant avait été examinée. Il a également estimé que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 27 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le juge a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier d'une vie privée et familiale stable en France. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application des articles L. 612-1, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B d'une demande de décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2014, consécutives à un transfert de domicile fiscal en Belgique. Le litige portait sur l'évaluation des titres de la société holding Laf Consulting, que le contribuant estimait surévaluée par l'administration fiscale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par M. B, notamment ceux relatifs à l'absence de prise en compte du contexte économique, à la sous-évaluation des décotes et à l'inadaptation des méthodes de comparaison. Il a également écarté la demande d'expertise et confirmé le bien-fondé des impositions et des pénalités pour manquement délibéré, en application des articles 167 bis du code général des impôts et L. 80 D du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société polonaise Transport Krajowy I Miedzynarodowy visant à obtenir le remboursement d’un crédit de TVA de 3 705,04 euros pour l’année 2021. La société soutenait que sa demande initiale, déposée le 28 septembre 2022 sur le portail polonais, n’était pas forclose malgré une erreur de transmission. Le tribunal a jugé que cette demande comportait une erreur sur le numéro d’immatriculation fiscale, une information obligatoire, et ne pouvait donc être considérée comme valablement introduite au sens de la directive 2008/09/CE et de l’article 242-0 R de l’annexe II du code général des impôts. Par conséquent, la demande rectificative du 3 octobre 2022 était tardive, le délai de forclusion du 30 septembre 2022 étant expiré.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante nigériane, afin d'obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de changement de statut (de "étudiant" vers "recherche d'emploi" ou "vie privée et familiale"). Le juge a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande de changement de statut ne bénéficie pas de la présomption d'urgence applicable au simple renouvellement de titre de séjour. Bien que la requérante ait démontré ses difficultés à obtenir un rendez-vous, elle n'a pas justifié de circonstances particulières rendant sa situation urgente.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B et M. C, résidents en Pologne, d’une demande de décharge des cotisations de prélèvement social, de contribution additionnelle et de prélèvement de solidarité auxquelles ils ont été assujettis sur leurs revenus fonciers de source française perçus en 2017. Le tribunal a fait application du règlement (CE) n° 883/2004 et de la jurisprudence "de Ruyter" de la CJUE, selon laquelle les prélèvements sociaux finançant des régimes obligatoires de sécurité sociale sont soumis au principe d’unicité de législation. Il a jugé que ces prélèvements ne pouvaient être imposés aux requérants dès lors qu’ils relevaient du régime de sécurité sociale d’un autre État membre (la Pologne). En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge des impositions contestées.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision 48SI du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points antérieurs. La juridiction a opposé la tardiveté du recours, estimant que la décision lui avait été régulièrement notifiée le 11 avril 2023 par lettre recommandée présentée à son adresse, et que la requête, enregistrée le 28 juin 2024, était hors délai. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 223-3 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. B, ressortissant congolais, à un rendez-vous en préfecture dans un délai de quinze jours pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale", et de le munir d'un récépissé l'autorisant à travailler. La solution retenue repose sur l'urgence caractérisée par l'expiration du titre de séjour et la perte d'emploi, ainsi que sur l'utilité de la mesure face à l'impossibilité avérée d'obtenir un rendez-vous en ligne.
Référé mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) devant le Tribunal administratif de Montreuil. M. B demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le préfet ayant enregistré la demande et délivré un récépissé après l'introduction de la requête, le juge constate un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction. Les conclusions accessoires sont rejetées.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant malien, qui demandait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née du silence de l'administration, et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3. En conséquence, la condition de non-contestation sérieuse n'étant pas remplie, la requête est rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B A contestant le retrait de points de son permis de conduire pour plusieurs infractions. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour la plupart des infractions, les mentions de retrait ayant été supprimées ou les points restitués par le ministre de l'intérieur en cours d'instance. Pour l'infraction du 20 avril 2020, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, et a rejeté le surplus des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme B épouse A à un rendez-vous en préfecture dans un délai de quinze jours, afin de lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. La requérante, titulaire d'un certificat de résidence algérien arrivant à expiration, justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure en démontrant l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne malgré de multiples tentatives. Le tribunal a rappelé l'obligation de l'administration de recevoir l'étranger et d'enregistrer sa demande dans un délai raisonnable. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir son logement. La commission de médiation de la Seine-Saint-Denis avait reconnu le caractère prioritaire et urgent de sa demande le 7 mai 2024, mais aucune offre de logement adaptée ne lui a été faite dans le délai légal de six mois. Sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal a enjoint au préfet d’assurer le logement de M. B, sous astreinte de 100 euros par mois de retard à compter du 1er juillet 2025. La demande de frais de justice a été rejetée.