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Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A contestant la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a d'abord constaté que les conclusions relatives aux infractions des 23 septembre 2021 (22h06) et 9 août 2022 étaient irrecevables, les points correspondants ayant été restitués. Sur le fond, le juge a rappelé que l'administration doit prouver qu'elle a délivré au conducteur les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route avant tout retrait de points. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais le raisonnement s'appuie sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A contestant la décision 48SI du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la réalité de l'infraction du 26 mars 2021 était établie par une condamnation pénale définitive inscrite au système national des permis de conduire, conformément aux articles L. 223-1 et L. 225-1 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Montreuil était saisi par un fonds de pension britannique demandant la restitution de retenues à la source prélevées sur des dividendes de source française perçus entre 2003 et 2008. Pour les années 2003 et 2004, le tribunal a jugé que la réclamation était tardive, l'arrêt Denkavit de la CJUE invoqué ne constituant pas un événement au sens de l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales car il concerne la liberté d'établissement et non la libre circulation des capitaux. Pour les années 2005 à 2008, la demande a été rejetée faute pour la société requérante d'avoir produit les pièces justificatives de la chaîne de paiement des dividendes, malgré les demandes de l'administration. Les textes appliqués sont le code général des impôts, le livre des procédures fiscales et la convention fiscale franco-britannique.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société de droit néerlandais Villiot HoldCo B.V. tendant à la décharge du prélèvement de l'article 244 bis A du code général des impôts sur la plus-value réalisée lors de la cession d'une société française à prépondérance immobilière. Le tribunal a jugé que la plus-value entrait dans le champ du paragraphe 1 de l'article 13 de la convention fiscale franco-néerlandaise, permettant son imposition en France, et non dans celui de son paragraphe 4. En conséquence, les pénalités (majoration de 10 % et amende de 25 %) ont été maintenues, le tribunal écartant les moyens tirés de la méconnaissance des libertés européennes, du principe de proportionnalité et de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société luxembourgeoise Lauda SARL, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (2014) et de contribution annuelle sur les revenus locatifs (2017). La société soutenait que l'administration ne pouvait appliquer le délai de reprise spécial de dix ans pour activité occulte (article L. 169 du livre des procédures fiscales), car elle aurait eu connaissance de son activité et reconnu une erreur justifiant le défaut de déclarations en France. Le tribunal a jugé que l'activité était réputée occulte, la société n'ayant pas déposé ses déclarations ni déclaré son activité en France, et n'ayant pas établi d'erreur justifiant ce manquement. En conséquence, la taxation d'office et la majoration de 80 % ont été validées, et la requête a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) du 18 septembre 2023 lui refusant une autorisation préalable d’accès à une formation aux métiers de la sécurité privée. En cours d’instance, le CNAPS a délivré l’autorisation sollicitée le 13 février 2024, valable jusqu’au 13 août 2024, ce qui a implicitement rapporté la décision contestée. Par ordonnance du 7 mai 2025, le président de la 6ème chambre a constaté que le recours était devenu sans objet en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et a rejeté les conclusions de M. C au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé provision, a condamné FranceAgriMer à verser à la société JYCO une provision de 65 724,09 euros au titre des intérêts moratoires et de 5 200 euros au titre des frais de recouvrement. Cette décision fait suite aux retards systématiques de paiement des marchés de livraison de denrées alimentaires exécutés par la société requérante. Le juge a considéré que l'obligation de FranceAgriMer n'était pas sérieusement contestable, en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La demande de la société JYCO a été partiellement accueillie, avec une condamnation aux frais irrépétibles à hauteur de 1 000 euros.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour déposer une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier avoir effectué les démarches préalables nécessaires, notamment le transfert de son dossier depuis la préfecture des Bouches-du-Rhône ou un changement d'adresse sur le site de l'ANEF. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A, un ressortissant éthiopien demandeur d'asile, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que la procédure, incluant l'évaluation de la vulnérabilité, avait été respectée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 551-16 et D. 551-18, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de son recours amiable par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis, concernant la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Après que la commission a finalement reconnu son droit au logement prioritaire, Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 6 mai 2025.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté les requêtes de la Caisse régionale de Crédit agricole mutuel Centre Ouest. La caisse contestait des cotisations supplémentaires de taxe sur les salaires pour 2017 et 2018, estimant que la rémunération de son directeur général n'entrait pas dans le champ de cette taxe. Le tribunal a jugé que, pour la période antérieure au 1er septembre 2018, le directeur général était un salarié au sens de l'article 231 du code général des impôts, et que pour la période postérieure, sa rémunération était soumise à la taxe en application de l'article L. 136-1 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de son recours amiable par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis, visant à faire reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Postérieurement à l’introduction de la requête, la commission de médiation a, par une décision du 20 novembre 2024, reconnu M. A comme prioritaire et devant être logé d’urgence. En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal administratif de Montreuil a annulé l’arrêté du 17 septembre 2024 par lequel le préfet de police avait obligé M. A, ressortissant nigérian, à quitter le territoire français. Le juge a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la communauté de vie établie du requérant avec sa compagne titulaire d’un titre de séjour et de leurs deux enfants nés en France. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de quatre mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, tout en condamnant l’État à lui verser 1 100 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A sous huit jours pour déposer sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant réfugié. La juridiction a retenu que le requérant justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure, en raison de l'impossibilité technique persistante d'accéder aux rendez-vous en ligne via le site de l'ANEF, le privant ainsi de toute possibilité de faire examiner ses droits au séjour. Cette solution s'appuie sur les principes généraux du droit à un examen de sa situation par l'administration et sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 25 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire français, y compris ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, ont été écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la Caisse régionale du Crédit agricole mutuel Champagne-Bourgogne tendant à la décharge d’un rappel de taxe sur les salaires de 94 905 euros pour 2017. Le litige portait sur l’inclusion de la rémunération de son directeur général dans l’assiette de cette taxe. Le tribunal a jugé que, bien que les caisses de crédit agricole mutuel soient assujetties à la taxe sur les salaires en vertu de l’article 53 bis de l’annexe III du code général des impôts, la rémunération du directeur général devait être incluse dans l’assiette conformément aux articles 231 du code général des impôts et L. 136-2 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux moyens tirés de l’application du code rural ou de la doctrine administrative.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société Scor SE, qui contestait des rehaussements d'impôt sur les sociétés et des retenues à la source pour les exercices 2011 à 2014. La société contestait notamment la qualification de transfert indirect de bénéfices au sens de l'article 57 du code général des impôts pour une opération de rachat de titres avec sa filiale suisse SHS, et la qualification d'acte anormal de gestion pour des intérêts d'emprunt. Le tribunal a estimé que l'administration fiscale apportait la preuve d'un avantage injustifié, faute de contreparties suffisantes pour Scor SE, et que les libellés comptables ne permettaient pas d'identifier clairement le bénéficiaire des avantages, justifiant ainsi la qualification d'avantage occulte au sens de l'article 111 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de décharge, de rétablissement des déficits et de restitution, sur le fondement des articles 57, 111 et 209 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé de Mme D épouse A, ressortissante chilienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ou d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement était née du silence gardé par le préfet pendant quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée ayant pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite, elle ne pouvait être prononcée par le juge des référés.
Cette décision du Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant comorien, qui demandait des mesures pour remédier au dysfonctionnement du service public de délivrance de rendez-vous en préfecture de la Seine-Saint-Denis et une injonction de convocation pour l'examen de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que les conclusions tendant à faire cesser les limitations de rendez-vous revêtent un caractère général et réglementaire, ne relevant pas de l'article L. 521-3. Concernant l'injonction de convocation, le juge considère que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour le requérant de justifier d'un préjudice suffisamment grave et immédiat, et que la mesure se heurte à une contestation sérieuse, l'administration n'ayant pas manqué à son obligation de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable. La requête est donc rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de son recours amiable par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis, visant à faire reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. En cours d’instance, la commission de médiation a rendu une décision favorable le 19 février 2025, reconnaissant M. B comme prioritaire et devant être logé d’urgence. En conséquence, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.