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Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir tendant à obtenir son logement, après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a fait droit à sa demande sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Il a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de l’intéressée, sous astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er juillet 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Sur le fond, il a jugé que M. B ne justifiait pas d'un parcours d'études cohérent et sérieux, faute de produire des éléments probants sur ses études de droit et sur le contenu de sa formation en informatique, et a donc considéré que les conditions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies.
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 31 août 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A C, ressortissante comorienne, en qualité de parent d'enfant français, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal juge que le préfet n'a pas établi le caractère frauduleux de la reconnaissance de paternité, malgré un signalement au procureur, en raison de l'absence de preuves suffisantes et de la production de justificatifs de versements et de liens affectifs par la requérante. La décision méconnaît les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment précis. Il a également estimé que le préfet ne s'était pas fondé exclusivement sur une interpellation pour circulation sans assurance pour justifier son refus, écartant ainsi la violation de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 5 500 euros à Mme C pour la carence fautive de son relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 26 mars 2021, n'a été relogée que le 2 avril 2024, soit après l'expiration du délai de six mois prévu à l'article R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du même code pour les troubles dans les conditions d'existence subis entre le 26 septembre 2021 et le 2 avril 2024.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 4 août 2021, afin d’obtenir réparation du préjudice subi du fait de l’absence de relogement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État à exécuter cette décision engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Il a condamné l’État à verser à M. B une somme de 200 euros par mois pour la période du 4 février 2022 au 6 juillet 2023, date à laquelle il ne justifiait plus d’une demande de logement social valide.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a statué sur la requête de M. B, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 16 mars 2022, mais non relogé par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser à M. B une somme de 6 000 euros en réparation des préjudices, sans astreinte, et a mis à sa charge 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’attribution d’un logement adapté suite à une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas produit le verso de la décision de la commission, malgré une demande de régularisation notifiée le 10 février 2025. En application des articles R. 222-1, R. 778-2 et R. 612-1 du code de justice administrative, cette absence de pièce rendait la requête manifestement irrecevable. La solution retenue est donc le rejet de la requête par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme C d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir son logement. La commission de médiation de la Seine-Saint-Denis l’avait reconnue prioritaire et devant être logée d’urgence le 24 juillet 2024, mais aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai de six mois. Constatant que les conditions de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation étaient remplies, le tribunal a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de Mme C. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 450 euros par mois de retard à compter du 1er juillet 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a également estimé que les moyens soulevés contre les décisions portant obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour, n'étaient pas fondés. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 29 septembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait l'admission exceptionnelle au séjour de M. B, ressortissant haïtien, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa résidence en France depuis l'âge de quatorze ans, de sa scolarité, de la naissance de son enfant avec une compagne titulaire d'un titre de séjour, et de la nationalité française de son père et de ses demi-frères. En conséquence, le tribunal a également annulé, par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger Mme B, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation le 7 mai 2024, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée à ses besoins et capacités n'avait été faite dans le délai de six mois, le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 600 euros par mois de retard à compter du 1er juillet 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande d'expulsion du département de la Seine-Saint-Denis visant à libérer un logement de fonction occupé par Mme A, ancienne agente d'accueil, au sein du collège Jean Moulin. Si le tribunal reconnaît que l'occupation est sans droit ni titre depuis la mise à la retraite de l'intéressée et qu'aucune contestation sérieuse ne s'y oppose, il estime que la condition d'urgence n'est pas remplie. Le département n'a pas démontré que le logement était absolument nécessaire à court terme pour le bon fonctionnement du service, ni que le maintien de Mme A causait un trouble préjudiciable.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui demandait un allègement d’un indu de pension de 14 203,53 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions dirigées contre une décision administrative ou de conclusions indemnitaires, comme l’exigent les articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le juge a rappelé qu’il ne peut accorder de remise gracieuse ou d’échelonnement de dette. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de M. C, qui contestait le refus implicite du sous-préfet du Raincy de l'indemniser pour un préjudice moral. Le requérant demandait initialement l'annulation de cette décision et le versement d'un euro de dommages-intérêts, ainsi que 2 000 euros au titre des frais de justice. Par un mémoire du 14 février 2025, M. C a déclaré se désister de l'instance, ce qui a été accepté par le tribunal sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à la procédure.
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi par la société Les Bains d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de préemption urbain prise par le maire de Vitry-sur-Seine, s’est déclaré incompétent territorialement. En application de l’article R. 312-7 du code de justice administrative, les litiges relatifs à l’urbanisme relèvent du tribunal administratif du lieu de situation de l’immeuble. Le bien étant situé à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), le tribunal compétent est celui de Melun. Par ordonnance, le tribunal a donc transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer un rendez-vous à Mme B pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a constaté l'urgence, l'intéressée étant en situation irrégulière depuis l'expiration de son titre le 30 novembre 2024, et l'utilité de la mesure face à l'impossibilité avérée d'obtenir un rendez-vous en ligne malgré de multiples tentatives. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, imposant à l'administration de recevoir l'étranger et d'enregistrer sa demande dans un délai raisonnable.
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus de délivrance d’un certificat de nationalité française. En application de l’article 29 du code civil, qui attribue compétence exclusive à la juridiction judiciaire pour connaître des contestations sur la nationalité, le tribunal a constaté son incompétence matérielle. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé le titre de perception de 2 197 euros émis par le maire du Raincy à l'encontre de Mme B pour une astreinte liée à des enseignes publicitaires irrégulières. La juridiction a jugé que le titre était insuffisamment motivé, car il ne précisait pas les bases de liquidation de la créance, en violation de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. La commune n'a pas démontré que les éléments de calcul étaient joints ou explicitement référencés dans le titre, la simple mention d'une mise en demeure antérieure étant insuffisante. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande d'annulation de Mme B.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A C, qui signalait des difficultés pour renouveler son titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions soumises au juge ni recours dirigé contre une décision, en mépris des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, sans instruction contradictoire préalable.