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Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis rejetant sa demande de titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et le défaut d'examen. Il a estimé que les pièces fournies ne justifiaient pas d'une résidence habituelle en France depuis 2014 ni d'une insertion professionnelle suffisamment stable pour une admission exceptionnelle au séjour. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête en référé suspension de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 octobre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant un retour pendant trois ans. Le juge des référés a estimé que la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français était irrecevable, car la procédure spéciale prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile exclut le référé suspension de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Concernant le refus de renouvellement du titre de séjour, le requérant n'ayant soulevé aucun moyen spécifique, la condition de doute sérieux sur la légalité n'était pas remplie. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B contestant le refus d’allocation aux adultes handicapés (AAH). La juridiction a constaté que ce litige relève de la compétence des tribunaux judiciaires spécialement désignés, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que de l’article L. 821-1 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction administrative manifestement incompétente, sur le fondement du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montreuil a examiné la demande d'indemnisation de la société CESS et de son assureur Allianz IARD pour des dégradations subies par un véhicule dans la nuit du 29 au 30 juin 2023 à Villetaneuse, lors d'émeutes urbaines consécutives au décès d'un jeune homme à Nanterre. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les conditions de mise en œuvre de la responsabilité sans faute de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure n'étaient pas réunies. Il a considéré que les faits, caractérisés par l'agression du conducteur par trois individus armés et le vol du véhicule, relevaient d'un groupe constitué et organisé à seule fin de commettre des délits, et non d'un attroupement ou rassemblement au sens des dispositions précitées.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait le refus implicite de la préfecture de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé qu'aucun texte, notamment l'article R.432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'impose de délai à l'administration pour convoquer un étranger, de sorte que le silence gardé ne peut faire naître une décision implicite de rejet attaquable. En outre, la requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun moyen opérant, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant roumain, contestant l'arrêté du préfet de police du 28 mai 2024 déclarant caduc son droit au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et celui d'erreur manifeste d'appréciation, faute pour le requérant d'apporter des preuves de sa résidence, de sa vie familiale ou de son activité professionnelle en France. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme B d’une demande d’indemnisation pour la carence de l’État dans la prise en charge éducative de leur fille handicapée, G, par un service d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD), conformément aux orientations de la CDAPH. Le tribunal a rejeté l’exception de prescription quadriennale soulevée par l’agence régionale de santé, considérant que le préjudice présentait un caractère continu et évolutif. Il a jugé que l’absence de mise en œuvre effective de l’orientation vers un SESSAD constituait une faute de l’État engageant sa responsabilité. En conséquence, l’État a été condamné à verser 50 000 euros à l’enfant G pour son préjudice moral et ses troubles dans les conditions d’existence, 25 000 euros à ses parents pour leur préjudice moral, et 1 500 euros à chacun de ses trois frères et sœurs pour leur préjudice moral, sur le fondement des articles L. 241-6 et suivants du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal a jugé que la demande de titre de séjour avait été irrégulièrement présentée par voie postale, en méconnaissance de l'obligation de comparution personnelle en préfecture prévue par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le silence gardé par l'administration n'a pas fait naître une décision faisant grief susceptible d'être contestée devant le juge de l'excès de pouvoir. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montreuil annule l'arrêté du 29 mars 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé un titre de séjour à Mme A, ressortissante égyptienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur de droit en n'examinant pas la demande de Mme A au regard de l'article L. 423-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que son époux avait sollicité le regroupement familial à son bénéfice. En conséquence, l'arrêté est annulé dans son intégralité et le préfet doit réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de quatre mois, en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. et Mme B contestant le refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur enfant et la mise en demeure d'inscrire celle-ci dans un établissement scolaire. Le tribunal a jugé que le directeur académique se trouvait en situation de compétence liée pour émettre la mise en demeure, dès lors que l'enfant recevait l'instruction dans la famille sans l'autorisation requise par l'article L. 131-5 du code de l'éducation. Il a également estimé que le refus d'autorisation n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, l'état de santé de l'enfant ne justifiant pas une instruction en famille au sens du 1° de l'article L. 131-5. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation, sans que les stipulations des conventions internationales invoquées n'aient été jugées méconnues.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, ressortissante pakistanaise, qui contestait la décision du 27 octobre 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin à ses conditions matérielles d'accueil pour refus d'une proposition d'hébergement. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, estimant que la décision était légalement fondée sur les articles L. 551-15 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme A pour contester le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Seine-Saint-Denis. En cours d'instance, le préfet a pris un arrêté explicite de rejet le 29 mars 2024, se substituant à la décision implicite attaquée. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Les conclusions accessoires, notamment au titre des frais d'instance, sont rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (8ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que M. A ne justifiait pas d'une communauté de vie effective avec son épouse française, condition nécessaire au renouvellement de son titre de séjour en application de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Enfin, le tribunal a conclu que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 7 mai 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait à Mme A B l’admission au parcours de sortie de la prostitution et d’insertion sociale et professionnelle. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance des exigences de l’article L. 121-9 du code de l’action sociale et des familles, et a enjoint au préfet de réexaminer la demande de l’intéressée. La requérante a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale.
Le tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante n'établit pas que la détention d'un titre ou d'un récépissé serait nécessaire pour s'inscrire sur Parcoursup, et que le seul fait de ne plus pouvoir bénéficier de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile après ses 19 ans ne suffit pas à caractériser une urgence particulière.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée, fondée sur le refus de la proposition d'orientation par la requérante, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'erreur d'appréciation au regard des articles L. 551-15 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également constaté que les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle provisoire étaient devenues sans objet.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (8ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant indien, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 26 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que l'arrêté visait les textes applicables (notamment les articles L. 611-1, L. 612-1 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) et précisait des éléments de la situation du requérant, sans que l'erreur sur sa situation familiale n'affecte la régularité formelle. Il a également jugé que le dépôt d'une demande de titre de séjour ne faisait pas obstacle à l'édiction d'une mesure d'éloignement, et que M. A ne relevait pas des exceptions prévues à l'article L. 611-3 du même code. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant les conclusions aux fins d'injonction et celles fondées sur l'article L
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Postérieurement à l'introduction de la requête, M. A s'est désisté purement et simplement de ses conclusions. Le juge des référés a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 26 mars 2025. Aucune mesure d'urgence ou autre n'a donc été ordonnée.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. et Mme B, qui contestaient l'arrêté du 4 septembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis les avait mis en demeure de quitter leur logement occupé illégalement. Le tribunal a jugé que les conditions prévues à l'article 38 de la loi du 5 mars 2007 étaient remplies, notamment la constatation de l'occupation illicite par un officier de police judiciaire et le dépôt d'une plainte par le propriétaire. Il a également estimé que le délai de vingt-quatre heures pour quitter les lieux était légal, le logement constituant le domicile du propriétaire, et que la situation personnelle et familiale des requérants avait été prise en compte. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne a été écarté comme inopérant.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) à verser 3 000 euros à M. A pour le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence subis. Cette condamnation fait suite à l'annulation, par un précédent jugement du 22 février 2021, de la décision du 28 novembre 2019 suspendant les conditions matérielles d'accueil de M. A, cette illégalité constituant une faute engageant la responsabilité de l'OFII. Le tribunal a estimé que la période de dix mois sans allocation ni hébergement, durant laquelle M. A a vécu dans une tente, justifiait une indemnisation de 3 000 euros, rejetant le surplus de sa demande de 8 000 euros. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute de l'administration et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.