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Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, ressortissante pakistanaise, qui contestait la décision du 27 octobre 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin à ses conditions matérielles d'accueil pour refus d'une proposition d'hébergement. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, estimant que la décision était légalement fondée sur les articles L. 551-15 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a rappelé que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas applicable aux Algériens, dont le séjour est régi par l'accord franco-algérien. Enfin, le tribunal a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A au sens de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6 de l'accord franco-algérien.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (8ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant indien, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 26 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que l'arrêté visait les textes applicables (notamment les articles L. 611-1, L. 612-1 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) et précisait des éléments de la situation du requérant, sans que l'erreur sur sa situation familiale n'affecte la régularité formelle. Il a également jugé que le dépôt d'une demande de titre de séjour ne faisait pas obstacle à l'édiction d'une mesure d'éloignement, et que M. A ne relevait pas des exceptions prévues à l'article L. 611-3 du même code. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant les conclusions aux fins d'injonction et celles fondées sur l'article L
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) à verser 3 000 euros à M. A pour le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence subis. Cette condamnation fait suite à l'annulation, par un précédent jugement du 22 février 2021, de la décision du 28 novembre 2019 suspendant les conditions matérielles d'accueil de M. A, cette illégalité constituant une faute engageant la responsabilité de l'OFII. Le tribunal a estimé que la période de dix mois sans allocation ni hébergement, durant laquelle M. A a vécu dans une tente, justifiait une indemnisation de 3 000 euros, rejetant le surplus de sa demande de 8 000 euros. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute de l'administration et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Montreuil annule l'arrêté du 29 mars 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé un titre de séjour à Mme A, ressortissante égyptienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur de droit en n'examinant pas la demande de Mme A au regard de l'article L. 423-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que son époux avait sollicité le regroupement familial à son bénéfice. En conséquence, l'arrêté est annulé dans son intégralité et le préfet doit réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de quatre mois, en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Le Tribunal administratif de Montreuil a examiné la demande d'indemnisation de la société CESS et de son assureur Allianz IARD pour des dégradations subies par un véhicule dans la nuit du 29 au 30 juin 2023 à Villetaneuse, lors d'émeutes urbaines consécutives au décès d'un jeune homme à Nanterre. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les conditions de mise en œuvre de la responsabilité sans faute de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure n'étaient pas réunies. Il a considéré que les faits, caractérisés par l'agression du conducteur par trois individus armés et le vol du véhicule, relevaient d'un groupe constitué et organisé à seule fin de commettre des délits, et non d'un attroupement ou rassemblement au sens des dispositions précitées.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (8ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que M. A ne justifiait pas d'une communauté de vie effective avec son épouse française, condition nécessaire au renouvellement de son titre de séjour en application de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Enfin, le tribunal a conclu que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante n'établit pas que la détention d'un titre ou d'un récépissé serait nécessaire pour s'inscrire sur Parcoursup, et que le seul fait de ne plus pouvoir bénéficier de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile après ses 19 ans ne suffit pas à caractériser une urgence particulière.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C A B, ressortissant tunisien, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour "étudiant". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car le requérant, dont le titre de séjour avait expiré le 31 décembre 2024, n'avait pas justifié de démarches suffisantes pour utiliser le téléservice "ANEF" ou solliciter un accompagnement physique prévu par l'arrêté du 1er août 2023. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les arrêtés des 27 avril 2021 et 1er août 2023, qui imposent le dépôt en ligne des demandes de titre de séjour étudiant.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. et Mme B contestant le refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur enfant et la mise en demeure d'inscrire celle-ci dans un établissement scolaire. Le tribunal a jugé que le directeur académique se trouvait en situation de compétence liée pour émettre la mise en demeure, dès lors que l'enfant recevait l'instruction dans la famille sans l'autorisation requise par l'article L. 131-5 du code de l'éducation. Il a également estimé que le refus d'autorisation n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, l'état de santé de l'enfant ne justifiant pas une instruction en famille au sens du 1° de l'article L. 131-5. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation, sans que les stipulations des conventions internationales invoquées n'aient été jugées méconnues.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. et Mme B, qui contestaient l'arrêté du 4 septembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis les avait mis en demeure de quitter leur logement occupé illégalement. Le tribunal a jugé que les conditions prévues à l'article 38 de la loi du 5 mars 2007 étaient remplies, notamment la constatation de l'occupation illicite par un officier de police judiciaire et le dépôt d'une plainte par le propriétaire. Il a également estimé que le délai de vingt-quatre heures pour quitter les lieux était légal, le logement constituant le domicile du propriétaire, et que la situation personnelle et familiale des requérants avait été prise en compte. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne a été écarté comme inopérant.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 7 mai 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait à Mme A B l’admission au parcours de sortie de la prostitution et d’insertion sociale et professionnelle. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance des exigences de l’article L. 121-9 du code de l’action sociale et des familles, et a enjoint au préfet de réexaminer la demande de l’intéressée. La requérante a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal a jugé que la demande de titre de séjour avait été irrégulièrement présentée par voie postale, en méconnaissance de l'obligation de comparution personnelle en préfecture prévue par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le silence gardé par l'administration n'a pas fait naître une décision faisant grief susceptible d'être contestée devant le juge de l'excès de pouvoir. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B contestant le refus d’allocation aux adultes handicapés (AAH). La juridiction a constaté que ce litige relève de la compétence des tribunaux judiciaires spécialement désignés, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que de l’article L. 821-1 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction administrative manifestement incompétente, sur le fondement du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Postérieurement à l'introduction de la requête, M. A s'est désisté purement et simplement de ses conclusions. Le juge des référés a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 26 mars 2025. Aucune mesure d'urgence ou autre n'a donc été ordonnée.
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme A pour contester le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Seine-Saint-Denis. En cours d'instance, le préfet a pris un arrêté explicite de rejet le 29 mars 2024, se substituant à la décision implicite attaquée. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Les conclusions accessoires, notamment au titre des frais d'instance, sont rejetées.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait le refus implicite de la préfecture de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé qu'aucun texte, notamment l'article R.432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'impose de délai à l'administration pour convoquer un étranger, de sorte que le silence gardé ne peut faire naître une décision implicite de rejet attaquable. En outre, la requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun moyen opérant, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, un ressortissant chinois, qui contestait le refus d’enregistrer sa demande d’asile en procédure normale. Le juge a constaté que le requérant ne justifiait pas de l’existence de la décision attaquée, rendant sa requête manifestement irrecevable en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, la demande d’aide juridictionnelle provisoire a été déclarée sans objet en raison du rejet définitif de la demande d’aide juridictionnelle.
Retrait du permis de visite d’une détenue par le directeur du centre pénitentiaire de Paris-la-Santé. Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête en suspension pour incompétence territoriale. Il estime que la décision attaquée relève de la compétence du tribunal administratif de Paris, en application de l’article R. 312-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de la société Hitachi Rail RCS France comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. La société contestait le rejet de sa candidature dans le cadre de la passation d’un marché de fourniture d’un système billettique pour le CDG Express, attribué par la société Hello Paris Services. Le juge a estimé que cette dernière, en tant qu’entité adjudicatrice exerçant une activité d’opérateur de réseaux, n’est pas un pouvoir adjudicateur et que le contrat en cause est un contrat de droit privé. En application de l’article 5 de l’ordonnance n° 2009-515 du 7 mai 2009, les litiges relatifs à la passation de tels contrats relèvent de la compétence du juge judiciaire, et non du juge administratif.