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Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de fixer un rendez-vous à M. A B, réfugié, pour le dépôt de sa demande de carte de résident et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. La condition d'urgence a été reconnue en raison de l'impossibilité pour le requérant d'exercer ses droits, malgré ses multiples tentatives infructueuses via le téléservice ANEF et ses courriers. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans astreinte, et l'État a été condamné à verser 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 23 janvier 2025 par laquelle l'OFII a refusé à M. C, demandeur d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La juridiction estime que l'OFII a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de la vulnérabilité particulière de la famille, notamment la grossesse de l'épouse et la présence d'un enfant en bas âge, vivant à la rue. Le tribunal enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. C et de lui accorder rétroactivement les conditions matérielles d'accueil.