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Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête du centre de santé ABMT visant à annuler la décision de la CPAM de la Seine-Saint-Denis du 17 janvier 2023. Cette décision suspendait pour cinq ans le versement des rémunérations forfaitaires et l'exercice conventionnel du centre, en raison d'anomalies de facturation et de manquements à la nomenclature des actes professionnels. Le tribunal a écarté les moyens d'irrégularité de la procédure, d'insuffisance de motivation et de disproportion de la sanction, en se fondant notamment sur l'accord national du 8 juillet 2015 et les codes de la santé publique et de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A B pour obtenir une injonction de convocation afin de déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge rappelle qu’il incombe à l’administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable pour l’enregistrement d’une demande de titre de séjour, et que la condition d’urgence est en principe établie en cas de renouvellement. Il précise que si l’étranger justifie de difficultés persistantes pour accomplir les formalités en ligne, le juge peut ordonner la communication d’une date de rendez-vous. La solution retenue est donc que la requérante peut bénéficier d’une telle mesure si elle démontre l’impossibilité d’utiliser le téléservice, conformément aux articles R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et à l’arrêté du 1er août 2023.
Le Tribunal Administratif de Montreuil était saisi par M. B, salarié protégé, d’un recours contre le rejet implicite de son recours hiérarchique contestant l’autorisation de transfert de son contrat de travail accordée par l’inspectrice du travail. En cours d’instance, la ministre du travail a retiré cette décision implicite et annulé l’autorisation initiale, tout en accordant une nouvelle autorisation de transfert. Le tribunal a jugé qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision initiale, devenue sans objet, et a examiné la nouvelle décision. Il a rejeté la requête, estimant que le moyen tiré du défaut de convocation à l’enquête contradictoire n’était pas fondé, et a appliqué les articles L. 2414-1 et L. 1224-1 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision de la commission d'admission des modes d'accueil du printemps 2023 rejetant la demande de place en crèche de Mme B pour sa fille. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation, soutenant que ses précédentes demandes pour ses autres enfants avaient été refusées et que sa situation professionnelle ne lui permettait pas d'autres modes de garde. La commune de Montreuil n'ayant produit aucune pièce justifiant le rejet au regard des critères du règlement municipal du 29 mars 2023, le tribunal a estimé que la décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. La décision a été annulée sur le fondement de ce règlement et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante bangladaise bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour déposer une demande de renouvellement de sa carte de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, la requérante avait déposé sa demande et obtenu une attestation de prolongation d'instruction valable six mois, l'autorisant à séjourner et à travailler. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte sont devenues sans objet, et il n'y a plus lieu d'y statuer. La demande de frais de justice a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... d’une demande d’injonction visant à obtenir la délivrance d’un récépissé de remise de son permis de conduire invalidé pour solde de points nul. En défense, le ministre de l’intérieur a justifié de la remise de ce document à l’intéressé postérieurement à l’introduction de la requête. Le juge a constaté que les conclusions à fin d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a jugé que la convocation à la commission du titre de séjour était régulière, le pli ayant été présenté et non réclamé, et que les décisions étaient suffisamment motivées. Il a estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale de l'intéressé.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société Securitas Aviation Transport Security, qui contestait la décision du 10 novembre 2020 par laquelle l'inspectrice du travail avait refusé à la société Seris Security l'autorisation de transférer conventionnellement le contrat de travail de M. A, un salarié protégé. Le tribunal a relevé d'office que la société Securitas Aviation, simple employeur sortant, ne justifiait pas d'un intérêt personnel et direct à agir contre cette décision, qui ne lui faisait pas grief. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable. Cette solution s'appuie sur les principes généraux de l'intérêt à agir devant le juge administratif.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SAS BSG Multi Services du Bâtiment et de M. B, qui demandait l'annulation de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant une autorisation de travail pour M. B, ressortissant marocain. Le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et des articles R. 5221-20 et L. 5221-2 du code du travail. Il a jugé que la décision de refus n'était pas entachée d'erreur de droit, car M. B, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle "travailleur saisonnier", ne pouvait prétendre à une autorisation de travail pour un contrat à durée indéterminée sans justifier d'un changement de statut conforme aux textes applicables. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SARL Dhan Shiri contestant l'arrêté du 3 mai 2023 du préfet de la Seine-Saint-Denis ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour 45 jours pour travail dissimulé. Les conclusions indemnitaires de la société ont été jugées irrecevables faute de demande préalable auprès de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, le tribunal a estimé que la sanction, fondée sur l'article L. 8272-2 du code du travail, n'était pas disproportionnée compte tenu de la gravité des faits constatés (emploi de trois salariés non déclarés).
Le Tribunal administratif de Montreuil (5ème chambre) a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de renouvellement de son certificat de résidence en qualité de conjointe de Français et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la condition de communauté de vie effective avec son époux, exigée par l'article 6-2° de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 pour le premier renouvellement, n'était pas remplie. Il a estimé que les plaintes pour violences conjugales déposées par la requérante étaient insuffisantes pour caractériser des violences justifiant une dérogation à cette condition. Enfin, la décision n'a pas été considérée comme une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (5ème chambre) a annulé l'arrêté du 25 mai 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis obligeait M. B, ressortissant roumain, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et lui interdisait de circuler en France pendant un an. Le tribunal a jugé que le comportement reproché à M. B (conduite sous l'emprise d'alcool) ne constituait pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société au sens des articles L. 233-1 et L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que sa situation personnelle (emploi stable, affiliation à la sécurité sociale) ne justifiait pas une mesure d'éloignement. La décision d'obligation de quitter le territoire français a été annulée pour erreur manifeste d'appréciation, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions subséquentes.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la suspension de la décision de la conférence des présidents du conseil régional d'Île-de-France déclarant irrecevable une demande de création d'une mission d'information et d'évaluation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de la nécessité d'une mesure dans les quarante-huit heures. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte à une liberté fondamentale.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, qui demandait le réexamen de sa demande de naturalisation. La juridiction a considéré que cette demande constituait une conclusion à fin d’injonction, laquelle est manifestement irrecevable car il n’appartient pas au juge administratif d’adresser des injonctions à l’administration en dehors des cas prévus par la loi. Le rejet est fondé sur le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans instruction contradictoire.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte, par ordonnance du 19 mars 2025, du désistement pur et simple de la société allemande Bantleon Invest AG, qui demandait la restitution de retenues à la source sur des dividendes français perçus en 2009. La solution retenue est le non-lieu à statuer sur le fond, le désistement étant accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte fiscal n’a été appliqué au fond en raison de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SAS GoFood contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 24 mai 2023 prononçant la fermeture de son établissement pour dix jours. Cette décision faisait suite à la constatation de l'emploi d'une ressortissante étrangère sans titre de travail, constituant un travail illégal. Le tribunal a jugé que le préfet avait fait une exacte application de l'article L. 8272-2 du code du travail, la gravité des faits justifiant à elle seule la sanction, et que celle-ci n'était pas disproportionnée.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 12 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête. Sur le fond, il a jugé que le refus de titre de séjour, fondé sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation et ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, la décision portant obligation de quitter le territoire français a été jugée légale.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par le fonds Espiria 90 d’une demande de restitution de retenues à la source de 8 254,75 euros prélevées sur des dividendes de source française perçus en 2022. En cours d’instance, l’administration fiscale a fait droit à cette demande en prononçant la restitution le 31 janvier 2025. Constatant que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a prononcé un non-lieu à statuer par ordonnance du 19 mars 2025.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante malienne, afin d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante s'est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 12 mars 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, considérant que rien ne s'opposait à cette issue.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par M. A, ressortissant malien. Le juge a estimé que la condition d'urgence, pourtant présumée en matière de refus de renouvellement, était renversée en l'espèce en raison de la proximité de l'audience au fond, fixée au 13 mai 2025, soit à un mois et demi de l'ordonnance. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.