Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2416004(TA93-2416004)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A contestant la remise partielle de sa dette d’indu de revenu de solidarité active. La requérante invoquait des difficultés financières sans fournir de justifications suffisantes, malgré une demande de régularisation fondée sur l’article R. 772-6 du code de justice administrative. En l’absence de pièces prouvant sa bonne foi ou sa situation financière, le tribunal a estimé que les moyens soulevés étaient insuffisamment étayés. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 (7°) du même code.
N° TA93-2203064(TA93-2203064)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de créditer son permis de conduire de points après deux stages de sensibilisation à la sécurité routière. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles L. 223-1, L. 223-6 et R. 223-8 du code de la route, un stage ne permet une récupération de points que si le conducteur dispose encore d’un capital de points avant le stage. En l’espèce, M. B avait déjà épuisé son capital de points à la suite d’infractions, rendant légal le refus de l’administration. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
N° TA93-2410220(TA93-2410220)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet de police du 4 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la violation du droit d'être entendu et l'erreur de droit. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant la légalité des décisions d'éloignement et de fixation du pays de destination. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 4°, L. 431-2, L. 541-1, L. 542-2) et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme (article 3).
N° TA93-2410121(TA93-2410121)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui demandait l'annulation du refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de l'admettre au séjour au titre de l'asile. Le tribunal a constaté que M. B, ayant présenté une nouvelle demande de réexamen après le rejet définitif de ses précédentes demandes, entrait dans le cas prévu par l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, permettant au préfet de refuser l'attestation de demande d'asile. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA93-2417731(TA93-2417731)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C A B, qui dénonçait des dysfonctionnements dans la gestion de sa situation professionnelle par la commune de Bobigny. Le juge a constaté que la requête ne contenait ni conclusions soumises au juge ni recours dirigé contre une décision, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sans instruction contradictoire préalable.
N° TA93-2401813(TA93-2401813)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A C d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler trois décisions de retrait de points de permis de conduire (total de 10 points) et à en obtenir la restitution. Le tribunal a invité le requérant, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois, faute de quoi il serait réputé s’être désisté. En l’absence de confirmation dans le délai imparti, le tribunal a donné acte du désistement de la requête par ordonnance du 16 décembre 2024.
N° TA93-2309445(TA93-2309445)
Refus de carte professionnelle de sécurité privée par le CNAPS. Le Tribunal Administratif de Montreuil constate un non-lieu à statuer, car le titre a été délivré en cours d'instance le 4 décembre 2024. La requête en excès de pouvoir est devenue sans objet. Les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
N° TA93-2113052(TA93-2113052)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A, psychologue territoriale, contestant les délibérations du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis des 21 décembre 2017, 24 mai 2018 et 7 juillet 2022 instaurant un nouveau régime indemnitaire (RIFSEEP). La requérante soutenait que ces délibérations méconnaissaient le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 en classant les psychologues dans un groupe de fonctions inadapté, en n'attribuant pas le complément indemnitaire annuel (CIA) à tous les agents, et en fixant des montants d'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) trop faibles par rapport aux plafonds autorisés. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Il a notamment jugé que le classement des psychologues dans le groupe A1 n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation et que l'absence de versement du CIA à tous les agents ne constituait pas une discrimination illégale.
N° TA93-2309379(TA93-2309379)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) du 2 mai 2023 refusant la délivrance d'un agrément de dirigeant d'une société de sécurité privée à M. B. En cours d'instance, le CNAPS a délivré le titre sollicité le 27 juillet 2023, valable cinq ans. Le tribunal constate que la décision de refus a été implicitement rapportée, rendant le recours sans objet. Il prononce donc un non-lieu à statuer sur la requête, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, et rejette les conclusions de M. B au titre des frais de justice.
N° TA93-2304012(TA93-2304012)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du directeur du CNAPS du 27 janvier 2023 lui refusant une carte professionnelle d’agent de sécurité privée. En cours d’instance, le CNAPS a délivré la carte sollicitée le 4 décembre 2024, rendant le recours sans objet. Par ordonnance du 16 décembre 2024, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA93-2409105(TA93-2409105)
Le Tribunal administratif de Montreuil a donné acte du désistement de M. B, requérant de nationalité marocaine, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 15 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le tribunal avait invité M. B, sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d'un mois, faute de quoi il serait réputé s'être désisté. En l'absence de réponse de l'intéressé dans le délai imparti, le président de la 6ème chambre a constaté le désistement par ordonnance du 16 décembre 2024, en application de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA93-2417155(TA93-2417155)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté l'opposition formée par Mme A contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 1 020,99 euros. La requête a été jugée tardive, car l'opposition a été adressée le 30 novembre 2024, alors que le délai de quinze jours suivant la notification de la contrainte le 14 novembre 2024 expirait le 29 novembre 2024. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 5426-21 et R. 5426-22 du code du travail, précisant que le délai d'opposition n'est pas un délai franc et que la requête doit être adressée avant son terme. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA93-2410686(TA93-2410686)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a donné acte du désistement de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a constaté que le requérant n'avait pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande formelle adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de cet article et de l'article R. 222-1 du même code, le président de la formation de jugement a prononcé le désistement d'office.
N° TA93-2113032(TA93-2113032)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A B, psychologue territoriale, contestant plusieurs délibérations du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis relatives au régime indemnitaire des agents (RIFSEEP), ainsi que le rejet de sa demande individuelle de revalorisation. La requérante invoquait notamment la méconnaissance du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et de l'arrêté du 4 février 2021, une discrimination dans l'attribution du complément indemnitaire annuel (CIA), et une erreur manifeste d'appréciation dans le classement des psychologues en groupe de fonctions A1. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B, jugeant que les délibérations attaquées étaient légales et que le classement contesté n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Il a également considéré que l'absence de versement du CIA à certains agents ne constituait pas une discrimination illégale dans les circonstances de l'espèce.
N° TA93-2113029(TA93-2113029)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A B, psychologue territoriale, contestant plusieurs délibérations du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis relatives au nouveau régime indemnitaire (RIFSEEP) mis en place à partir de 2018. La requérante soutenait que ces délibérations méconnaissaient le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et l'arrêté du 4 février 2021, en classant les psychologues dans le groupe de fonctions A1, ce qui entraînait une sous-évaluation de leur indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) et l'absence de versement du complément indemnitaire annuel (CIA), constituant une discrimination et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B, jugeant que les délibérations attaquées étaient légales et que le classement des psychologues dans le groupe A1, ainsi que la non-attribution du CIA à cette catégorie, ne violaient pas les textes applicables ni le principe d'équité. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA93-2417769(TA93-2417769)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'attribution d'un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 12 décembre 2024, était tardive car déposée après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, lequel courait du 7 août au 9 décembre 2024. En application de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sans instruction contradictoire.
N° TA93-2106145(TA93-2106145)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande d’indemnisation de Mme A, qui avait chuté à la descente d’un tapis roulant à l’aéroport de Roissy. La requérante invoquait un défaut d’entretien normal de l’ouvrage public, mais le tribunal a estimé que les écaillements de peinture constatés ne constituaient pas une défectuosité anormale et que la signalisation était suffisante. En conséquence, la responsabilité de la société Aéroports de Paris (ADP) n’a pas été retenue, et les conclusions provisionnelles et d’expertise ont été écartées. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité des maîtres d’ouvrage public pour défaut d’entretien normal.
N° TA93-2116391(TA93-2116391)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A B, agent du département de la Seine-Saint-Denis, contestant les délibérations instaurant un nouveau régime indemnitaire (RIFSEEP) pour les agents territoriaux. Le requérant, psychologue territorial, soutenait que son classement dans le groupe de fonctions A1 méconnaissait les textes applicables (décret n° 2014-513 du 20 mai 2014) et était entaché d'erreur manifeste d'appréciation, et dénonçait l'absence de versement du complément indemnitaire annuel (CIA) comme discriminatoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, jugeant que les délibérations attaquées n'étaient pas entachées d'illégalité et que le classement des psychologues dans le groupe A1, de même que la non-attribution du CIA à ces agents, ne constituaient pas une discrimination ni une erreur manifeste d'appréciation au regard des critères réglementaires.
N° TA93-2211040(TA93-2211040)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par des propriétaires d’un immeuble voisin d’un groupe scolaire, qui imputaient des infiltrations d’eau à l’absence d’étanchéité sur la façade du bâtiment public lors de son agrandissement. La commune de Saint-Ouen-sur-Seine a été reconnue responsable sans faute sur le fondement du droit applicable aux dommages causés par un ouvrage public à un tiers. Le tribunal a jugé que le lien de causalité était établi par les expertises, et a condamné la commune à réparer les préjudices matériels directs (frais de remise en état, solin, relogement, déménagement, gardiennage), sans appliquer de texte spécifique autre que les principes généraux de la responsabilité du maître d’ouvrage.
N° TA93-2409022(TA93-2409022)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, ressortissant turc, qui contestait les décisions du préfet de la Seine-Saint-Denis du 5 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination (la Turquie) et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait un risque pour sa sécurité en Turquie en raison de ses activités politiques pro-Kurdes, mais le tribunal a estimé qu'il n'apportait aucun élément précis et circonstancié sur les risques personnels encourus. La solution retenue est le rejet des conclusions d'annulation et de suspension, en application de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 721-4, L. 542-2 et L. 752-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.