Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2113152(TA93-2113152)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B, agent territorial, contestant les délibérations du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis relatives au nouveau régime indemnitaire (RIFSEEP) mis en place à partir de 2017. Le requérant, psychologue territorial, soutenait que son classement dans le groupe de fonctions A1 était inéquitable et méconnaissait les textes applicables, notamment le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et l'arrêté du 4 février 2021. Il dénonçait également l'absence de versement du complément indemnitaire annuel (CIA) pour sa catégorie, qu'il estimait discriminatoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les délibérations attaquées étaient légales et que le classement des psychologues dans le groupe A1, ainsi que la non-attribution du CIA, ne constituaient pas une erreur manifeste d'appréciation ni une discrimination au regard des textes applicables.
N° TA93-2113636(TA93-2113636)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (4ème chambre) a examiné la requête de Mme A, psychologue territoriale, contestant plusieurs délibérations du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis relatives au régime indemnitaire (RIFSEEP) des agents. La requérante soutenait que ces délibérations méconnaissaient le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et l'arrêté du 4 février 2021, notamment en classant les psychologues dans un groupe de fonctions inadapté et en instaurant un versement discriminatoire du complément indemnitaire annuel (CIA). Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A, jugeant que les délibérations attaquées étaient légales et que les moyens soulevés, tirés d'une erreur manifeste d'appréciation ou d'une méconnaissance des textes, n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes d'annulation, d'injonction ou d'indemnisation.
N° TA93-2113092(TA93-2113092)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A B, agent du département de la Seine-Saint-Denis, contestant les délibérations instaurant un nouveau régime indemnitaire (RIFSEEP) pour les agents territoriaux. La requérante soutenait que ces délibérations méconnaissaient les textes applicables, notamment le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014, en classant les psychologues territoriaux dans un groupe de fonctions inadapté et en instaurant une répartition inéquitable de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) et du complément indemnitaire annuel (CIA). Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B, jugeant que les délibérations attaquées étaient légales et que la requérante n'apportait pas la preuve d'une discrimination ou d'une erreur manifeste d'appréciation dans le classement des psychologues. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et d'indemnisation ont été rejetées.
N° TA93-2113072(TA93-2113072)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A, psychologue territoriale, contestant les délibérations du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis instaurant un nouveau régime indemnitaire (RIFSEEP) pour les agents départementaux. La requérante invoquait notamment la méconnaissance du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et de l'arrêté du 4 février 2021, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation dans le classement des psychologues dans le groupe de fonctions A1 et l'absence de versement du complément indemnitaire annuel (CIA). Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A, jugeant que les délibérations attaquées n'étaient pas entachées d'illégalité et que la requérante ne démontrait pas de discrimination ou d'erreur manifeste d'appréciation dans la fixation des montants indemnitaires. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2014-513 et du code général de la fonction publique, confirmant la légalité du régime indemnitaire mis en place par le département.
N° TA93-2417772(TA93-2417772)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'attribution d'un logement au titre du droit au logement opposable (DALO) suite à une décision favorable de la commission de médiation du 7 février 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car déposée tardivement, le 10 décembre 2024, alors que le délai de recours de quatre mois expirait le 9 décembre 2024, conformément à l'article R. 778-2 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, sans instruction contradictoire préalable.
N° TA93-2402469(TA93-2402469)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour pour admission exceptionnelle. Le requérant n'avait soulevé que des moyens inopérants ou insuffisamment précis, sans produire de mémoire complémentaire dans le délai légal. En application de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, le juge a prononcé un rejet par ordonnance.
N° TA93-2307090(TA93-2307090)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du CNAPS du 21 février 2023 lui refusant une autorisation préalable d’accès à une formation en sécurité privée. En cours d’instance, le CNAPS a délivré l’autorisation sollicitée le 25 novembre 2024, rendant le litige sans objet. Par ordonnance du 16 décembre 2024, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête et a rejeté la demande de frais de justice fondée sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et le code de sécurité intérieure.
N° TA93-2407358(TA93-2407358)
Le Tribunal administratif de Montreuil a donné acte du désistement de Mme B, ressortissante turque, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de séjour, obligation de quitter le territoire et interdiction de retour. Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le tribunal avait invité la requérante, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois. En l’absence de réponse dans ce délai, Mme B est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. L’ordonnance constate ce désistement et met fin à l’instance.
N° TA93-2417584(TA93-2417584)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’éloignement, s’est déclaré incompétent territorialement. Constatant que la requérante résidait à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) à la date de la décision attaquée, il a appliqué l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence pour les litiges relatifs aux décisions de police. En conséquence, par une ordonnance du 16 décembre 2024, il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Melun, seul compétent.
N° TA93-2113090(TA93-2113090)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A, psychologue territoriale, contestant plusieurs délibérations du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis relatives au régime indemnitaire (RIFSEEP) applicable aux agents départementaux. La requérante invoquait notamment une méconnaissance du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et de l'arrêté du 4 février 2021, une discrimination dans l'attribution du complément indemnitaire annuel (CIA), et une erreur manifeste d'appréciation dans le classement des psychologues dans le groupe de fonctions A1. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, jugeant que les délibérations attaquées étaient légales et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la validité des délibérations départementales au regard des textes applicables, notamment le décret n° 2014-513 et le principe d'équité.
N° TA93-2211040(TA93-2211040)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par des propriétaires d’un immeuble voisin d’un groupe scolaire, qui imputaient des infiltrations d’eau à l’absence d’étanchéité sur la façade du bâtiment public lors de son agrandissement. La commune de Saint-Ouen-sur-Seine a été reconnue responsable sans faute sur le fondement du droit applicable aux dommages causés par un ouvrage public à un tiers. Le tribunal a jugé que le lien de causalité était établi par les expertises, et a condamné la commune à réparer les préjudices matériels directs (frais de remise en état, solin, relogement, déménagement, gardiennage), sans appliquer de texte spécifique autre que les principes généraux de la responsabilité du maître d’ouvrage.
N° TA93-2402755(TA93-2402755)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait au juge d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de procéder à son changement d'adresse. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucune conclusion aux fins d'annulation d'une décision administrative, comme l'exigent les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a donc prononcé le rejet par ordonnance, sans inviter le requérant à régulariser sa demande.
N° TA93-2116391(TA93-2116391)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A B, agent du département de la Seine-Saint-Denis, contestant les délibérations instaurant un nouveau régime indemnitaire (RIFSEEP) pour les agents territoriaux. Le requérant, psychologue territorial, soutenait que son classement dans le groupe de fonctions A1 méconnaissait les textes applicables (décret n° 2014-513 du 20 mai 2014) et était entaché d'erreur manifeste d'appréciation, et dénonçait l'absence de versement du complément indemnitaire annuel (CIA) comme discriminatoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, jugeant que les délibérations attaquées n'étaient pas entachées d'illégalité et que le classement des psychologues dans le groupe A1, de même que la non-attribution du CIA à ces agents, ne constituaient pas une discrimination ni une erreur manifeste d'appréciation au regard des critères réglementaires.
N° TA93-2113055(TA93-2113055)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme B A, agent du département de la Seine-Saint-Denis, contestant plusieurs délibérations instaurant un nouveau régime indemnitaire (RIFSEEP) pour les agents territoriaux. La requérante soutenait que ces délibérations méconnaissaient les textes applicables, notamment le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014, en classant les psychologues territoriaux dans un groupe de fonctions inadapté et en ne versant pas le complément indemnitaire annuel (CIA) à tous les agents, ce qu'elle estimait discriminatoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les délibérations attaquées étaient légales et que la requérante n'apportait pas la preuve d'une discrimination ou d'une erreur manifeste d'appréciation dans le classement des psychologues. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur le respect des dispositions du décret n° 2014-513 et des principes d'équité et de non-discrimination.
N° TA93-2405806(TA93-2405806)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 19 janvier 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait un titre de séjour à Mme A épouse B, ressortissante ivoirienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'ancienneté et de la stabilité de la vie familiale de l'intéressée en France, notamment son mariage avec un compatriote résident de longue durée et son rôle d'assistance auprès de son époux malade. Le tribunal a ainsi estimé que le refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante.
N° TA93-2117703(TA93-2117703)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de l’administration fiscale de l’autoriser à payer ses acomptes contemporains sur les revenus fonciers par chèques bancaires. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles 204 A, 204 C, 1663 C et 1680 A du code général des impôts, le paiement de ces acomptes doit obligatoirement s’effectuer par prélèvement automatique sur un compte bancaire. La demande de M. B a donc été rejetée comme non fondée.
N° TA93-2205195(TA93-2205195)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de la société MILLS, spécialisée dans la location d'échafaudages, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2018 à 2021. La société demandait le classement de ses locaux dans la catégorie DEP 1 (dépôt à ciel ouvert) plutôt que DEP 2 (dépôt couvert) et l'application d'un abattement de 30% sur la valeur locative. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la société, considérant que les bâtiments couverts constituaient la partie principale de l'activité, justifiant le classement en DEP 2, et que l'abattement sollicité n'était pas fondé. La requête a été rejetée, et la demande reconventionnelle de l'administration fiscale visant à rehausser les bases d'imposition a également été écartée.
N° TA93-2205562(TA93-2205562)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. D, qui contestait son imposition distincte de son épouse et le refus de rattachement de ses enfants à son foyer fiscal pour l'année 2020. La juridiction a jugé que, conformément au 4. de l'article 6 du code général des impôts, les époux résidant séparément en France et en Mauritanie, et soumis au régime légal mauritanien de séparation de biens, pouvaient faire l'objet d'une imposition distincte. Elle a également estimé que M. D n'apportait pas la preuve, au sens de l'article 194 du même code, qu'il assumait à titre principal l'entretien de ses enfants résidant en Mauritanie, ce qui excluait le bénéfice du crédit d'impôt pour frais de garde prévu à l'article 200 quater B. La requête a donc été rejetée.
N° TA93-2211598(TA93-2211598)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la SAS Le Petit Veau LBM d’une demande d’indemnisation de 88 160 euros pour l’enlèvement de sa terrasse extérieure par la commune du Blanc-Mesnil dans la nuit du 3 au 4 mars 2022. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’incompétence de la juridiction administrative, considérant que l’enlèvement, effectué sans autorisation préalable du juge et sans urgence établie, pourrait constituer une voie de fait portant atteinte au droit de propriété. En application de la jurisprudence relative à la voie de fait, le litige relève de la compétence des juridictions judiciaires, et non administratives.
N° TA93-2207792(TA93-2207792)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme C d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis suite à l’inondation de leur sous-sol, causée par la rupture d’une canalisation d’eau potable gérée par la société Véolia Eau d’Île-de-France, délégataire du service public. Le tribunal a rejeté l’exception de prescription quadriennale opposée par Véolia, celle-ci n’étant pas applicable à une personne privée. Sur le fond, il a jugé que la responsabilité sans faute du délégataire était engagée en raison des dommages causés par l’ouvrage public, mais a limité l’indemnisation aux seuls frais de réparation de la chaudière, soit 5 287,70 euros, les autres préjudices n’étant pas suffisamment établis. La décision s’appuie sur la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 et les principes de responsabilité du fait des ouvrages publics.