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Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du directeur de la maison d’arrêt d’Épinal de lui délivrer un permis de visite pour son compagnon détenu. La requérante contestait également la mention de son statut de victime dans le jugement correctionnel ayant condamné ce dernier. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions tendant à la réformation du jugement pénal, celles-ci relevant de la seule compétence du juge judiciaire. Sur le fond, le tribunal a jugé que le refus de permis de visite, fondé sur les articles L. 341-7 et R. 341-2 du code pénitentiaire, était justifié par des motifs de bon ordre et de sécurité, compte tenu de la gravité des violences conjugales commises par le détenu à l’encontre de Mme B. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Refus de titre de séjour opposé à un ressortissant tunisien. Le Tribunal administratif de Nancy a examiné la requête de M. B, qui contestait le refus de la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'accord franco-tunisien, des articles L. 421-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La décision explicite de refus s'est substituée à la décision implicite antérieure.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. B, détenu, contestant la décision du 4 mars 2024 prolongeant son placement à l'isolement pour trois mois. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance du contradictoire et l'absence d'avis médical préalable. Le tribunal a jugé que la procédure prévue à l'article R. 213-21 du code pénitentiaire, qui impose un débat contradictoire et un avis médical écrit avant toute prolongation, n'avait pas été respectée. En conséquence, la décision attaquée a été annulée pour vice de procédure.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. A, ressortissant guinéen, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant invoquait la méconnaissance des articles L. 423-22, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a constaté qu’une carte de séjour temporaire avait été délivrée à M. A le 21 novembre 2024, postérieurement à l’introduction de la requête. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, et a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé la décision du 28 mars 2024 par laquelle la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant malien. La juridiction a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, car elle se bornait à mentionner l'existence d'une obligation de quitter le territoire français sans préciser les textes applicables ni les éléments de fait et de droit propres à la situation de l'intéressé. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. A dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.
Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B D, qui contestait la décision du 8 juin 2024 prolongeant son placement à l'isolement au centre de détention d'Écrouves. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de méconnaissance du contradictoire et des droits de la défense, ainsi que les vices de procédure, en se fondant sur les articles R. 213-21 et suivants du code pénitentiaire. Il a jugé que la procédure avait été régulièrement suivie, incluant l'information préalable du détenu, la transmission des pièces et la possibilité de présenter des observations assisté d'un avocat. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait la condamnation de l'État pour des fautes liées à l'illégalité d'un arrêté préfectoral du 22 août 2023 (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence) et à l'exécution tardive des jugements l'ayant annulé. Le tribunal a reconnu que l'illégalité de l'arrêté constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, mais a estimé que M. A n'apportait pas la preuve de préjudices directs et certains (troubles dans les conditions d'existence, préjudice d'angoisse ou moral) en lien avec cette faute, notamment car sa scolarisation et sa prise en charge n'avaient pas été interrompues. En conséquence, le tribunal a rejeté l'intégralité des demandes indemnitaires de M. A, ainsi que sa demande au titre des frais de justice. La décision se fonde sur les principes de la responsabilité pour faute et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy annule le refus de titre de séjour opposé à M. A, ressortissant ivoirien, par la préfète de Meurthe-et-Moselle. La décision est annulée car elle repose sur une erreur de fait (âge erroné) et un motif infondé de fraude ou de contournement de la procédure d’accueil des mineurs non accompagnés. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. A sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé les décisions des 28 septembre et 31 octobre 2023 par lesquelles la directrice de la maison d'arrêt de Nancy-Maxéville avait refusé l'accès aux unités de vie familiale à M. C, en raison d'une insuffisance de motivation en droit. En revanche, le tribunal a rejeté les requêtes dirigées contre les décisions des 6 juin et 5 juillet 2024, estimant que ces refus étaient suffisamment motivés et justifiés par des considérations de sécurité de l'établissement, conformément aux dispositions du code pénitentiaire. Les demandes d'injonction et d'astreinte ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant le refus de la préfète des Vosges d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre un prétendu refus de titre de séjour, cette décision étant inexistante. Sur le refus d'enregistrement, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que la demande de M. A présentait un caractère abusif ou dilatoire, compte tenu de sa situation antérieure. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme C, ressortissante centrafricaine, qui contestait la décision de la préfète de Meurthe-et-Moselle du 8 mars 2024 lui délivrant un titre de séjour "salarié" plutôt que "vie privée et familiale". Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence du signataire et a estimé que la préfète avait procédé à un examen suffisant de la situation de la requérante. Saisi sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, le tribunal a jugé que la délivrance d'un titre "salarié" ne méconnaissait pas ces dispositions. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé les décisions des 28 septembre et 31 octobre 2023 par lesquelles la directrice de la maison d'arrêt de Nancy-Maxéville avait refusé l'accès aux unités de vie familiale à M. C, au motif qu'elles étaient insuffisamment motivées en droit. En revanche, le tribunal a rejeté les requêtes dirigées contre les décisions des 6 juin et 5 juillet 2024, estimant que ces refus, fondés sur des motifs de sécurité liés à la personnalité du détenu et à des suspicions de trafic, étaient suffisamment motivés et ne révélaient ni erreur de droit ni erreur d'appréciation. Les décisions ont été examinées au regard des dispositions du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Nancy annule la décision du 5 septembre 2024 par laquelle le directeur général de l’OFPRA a rejeté la demande de reconnaissance du statut d’apatride de M. A. La juridiction retient que la décision est insuffisamment motivée, car elle ne précise aucun motif de droit justifiant le refus, notamment en n’indiquant pas la nationalité que l’intéressé pourrait détenir. Le tribunal enjoint à l’OFPRA de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et condamne l’office à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice. La décision se fonde sur la Convention de New York du 28 septembre 1954 relative au statut des apatrides et sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B A contestant la décision du garde des sceaux du 5 juillet 2024 maintenant son inscription au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS). Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation, de vice de procédure et de méconnaissance des droits de la défense, estimant que la décision était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire avait été respectée. Il a également jugé que le moyen tiré de l’erreur d’appréciation n’était pas fondé, l’administration pouvant légalement se fonder sur des faits non encore jugés et sur l’appartenance à la mouvance terroriste islamiste pour maintenir l’inscription. La solution s’appuie sur les articles L. 212-1 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur l’article D. 223-11 du code pénitentiaire et l’instruction ministérielle du 11 janvier 2022.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. et Mme C, ressortissants arméniens, qui contestaient le refus de la préfète des Vosges de leur délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, le vice de procédure pour absence de saisine de la commission du titre de séjour, l'inexacte application des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice, le tribunal considérant que les décisions attaquées étaient légales au regard des textes applicables.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. et Mme C, ressortissants arméniens, qui contestaient le refus de la préfète des Vosges de leur délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, le vice de procédure pour absence de saisine de la commission du titre de séjour, l'inexacte application des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les requêtes de M. C et Mme D, ressortissants marocains, contestant le refus de la préfète de Meurthe-et-Moselle de leur délivrer un titre de séjour. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant qu'elles portaient une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a enjoint à la préfète de leur délivrer un titre de séjour dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les requêtes de M. C et Mme D, ressortissants marocains, contestant les refus de titre de séjour du 19 novembre 2024. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant qu'elles portaient une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a relevé leur présence continue en France depuis 2016, leur intégration associative et professionnelle, et l'absence de menace pour l'ordre public. En conséquence, il a enjoint à la préfète de leur délivrer un titre de séjour dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, un ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du 15 novembre 2024 de la préfète de Meurthe-et-Moselle. Cet arrêté retirait son titre de séjour "salarié", lui refusait tout droit au séjour, l'obligeait à quitter le territoire français et fixait le pays de destination. Le tribunal a jugé que la requête était tardive, car introduite au-delà du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de l'arrêté, et a donc déclaré la demande irrecevable sans examiner les moyens au fond. Cette solution est fondée sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné le recours en excès de pouvoir de M. C contre un arrêté préfectoral du Bas-Rhin l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le requérant soulevait de nombreux moyens, notamment l'exception d'illégalité du refus de titre de séjour, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'erreur de droit sur le fondement de l'obligation de quitter le territoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que l'arrêté était légal et proportionné. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes d'annulation, d'injonction ou de frais de justice.