12 528 décisions disponibles — page 122/627
Le Tribunal administratif de Nancy a été saisi par la société Orange, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'une demande de suspension de trois décisions de maires (Auboué, Joeuf, Moutiers) refusant des permissions de voirie pour déployer la fibre optique (FttH). Le juge des référés a examiné la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des refus, au regard notamment de l'article 47 du code des postes et des communications électroniques et de l'article L. 1425-1 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'ordonnance a été rendue après une audience publique.
Le Tribunal Administratif de Nancy, saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la directrice territoriale de l’OFII de Metz lui notifiant sa sortie d’un hébergement pour demandeur d’asile, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 922-1 et R. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la requête a été transmise au Tribunal Administratif de Strasbourg, dans le ressort duquel se situe le siège de l’autorité ayant pris la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A B, qui contestait la remise en cause du crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) dont il avait bénéficié pour l'installation d'une pompe à chaleur. La juridiction a jugé que le contribuable ne justifiait pas avoir supporté la dépense au cours de l'année d'imposition 2019, condition posée par l'article 200 quater du code général des impôts. En effet, la facture et les paiements (virements et retraits d'espèces) étaient datés de 2020, et non de 2019. Par conséquent, le tribunal a validé le rehaussement d'imposition et refusé la décharge demandée.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour suspendre la décision du président du département des Vosges prononçant sa radiation du revenu de solidarité active (RSA). Le juge a examiné la condition d'urgence, que le requérant estimait caractérisée par sa privation totale de revenus, et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard du non-respect du contradictoire et des articles L. 262-27 et L. 262-39 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la légalité de la radiation fondée sur l'article L. 262-37 du même code, en raison de l'absence de signature du contrat d'engagement réciproque.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, qui contestait des titres de perception émis pour récupérer des aides du fonds de solidarité pour les entreprises (créé par l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020) indûment perçues. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision de rejet de sa réclamation préalable était inopérant, car cette décision se bornait à rejeter la contestation des titres. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi l'obligation de payer les sommes réclamées.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête du syndicat SNUDI-FO 88 demandant l’annulation du refus implicite du recteur d’organiser des visites médicales obligatoires pour 44 professeurs des écoles dans les Vosges. Le tribunal a constaté que, postérieurement à la requête, l’administration avait convoqué l’ensemble des personnels concernés à une visite médicale obligatoire, rendant ainsi sans objet les conclusions du syndicat. En conséquence, la décision implicite de rejet est devenue sans objet et il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales. La demande de frais de justice a été rejetée, l’État n’étant pas la partie perdante.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme B, agent du Carrefour d'accompagnement public social (CAPS), contestant les courriers des 2 septembre et 28 octobre 2022 l'invitant à demander son inaptitude totale et la plaçant en disponibilité d'office. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le CAPS, considérant que l'octroi ultérieur d'une période de préparation au reclassement n'avait pas retiré les actes contestés. En revanche, il a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre le courrier du 28 octobre 2022, car un arrêté du 30 janvier 2023, devenu définitif, avait renouvelé la disponibilité d'office avec les mêmes effets. La solution retenue s'appuie sur les principes de l'excès de pouvoir et les dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la préfète des Vosges qui demandait l'expulsion d'une famille d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, notamment en raison de l'absence de preuve d'une notification régulière des décisions de rejet d'asile et de l'absence de mise en demeure préalable conforme aux articles R. 531-17 et R. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par la préfète de Meurthe-et-Moselle pour ordonner l'expulsion de M. et Mme B d'un logement situé dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) qu'ils occupaient indûment après le rejet définitif de leurs demandes d'asile. Le tribunal a rejeté la requête préfectorale, considérant que l'expulsion sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, compte tenu de la vulnérabilité des intéressés et de l'état de santé de leur enfant, et qu'elle méconnaîtrait les exigences découlant de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. La solution retenue s'appuie sur les principes de protection de la dignité humaine et de l'intérêt supérieur de l'enfant, sans faire application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile invoquées par la préfète.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme B du logement qu'elle occupe indûment dans un centre d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA). La solution retenue se fonde sur l'article L. 551-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que sa demande d'asile a été définitivement rejetée et qu'elle occupe les lieux sans droit. Le tribunal a toutefois accordé à Mme B, qui est enceinte et vulnérable, un délai de dix mois pour quitter les lieux, afin de concilier l'urgence avec les principes de dignité humaine et de protection contre les traitements inhumains et dégradants issus de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les requêtes de M. C et Mme F, ressortissants serbe et kosovare, contestant leur assignation à résidence dans le département de Meurthe-et-Moselle, prononcée par la préfète le 4 juillet 2025. Les requérants invoquaient notamment un défaut de compétence de l'auteur de l'acte, une méconnaissance du droit d'être entendu, un défaut de motivation, une erreur de droit au regard de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi qu'une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision d'assignation à résidence était légalement justifiée au regard des dispositions du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. C, ressortissant luxembourgeois, contestant un arrêté préfectoral du 30 juin 2025 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de douze mois. Le requérant invoquait notamment une erreur de droit au regard des articles L. 251-1, L. 233-1 et L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue sur le fondement des textes précités et de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours de M. C et Mme F, ressortissants serbe et kosovare, contre des arrêtés du 4 juillet 2025 les assignant à résidence dans le département de Meurthe-et-Moselle. Les requérants contestaient la légalité de ces décisions, invoquant notamment un défaut de compétence, une méconnaissance du droit d'être entendu, un défaut de motivation, une erreur de droit au regard de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les assignations à résidence étaient justifiées par la nécessité d'exécuter les mesures d'éloignement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du CESEDA, notamment l'article L. 731-1, et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. et Mme C, ressortissants kosovars, contestant les arrêtés du préfet de la Meuse leur faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que le délai de départ volontaire de trente jours n'était pas entaché d'erreur de fait. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des stipulations de la Convention de Genève était infondé, les intéressés n'apportant pas d'éléments probants sur les risques personnels encourus en cas de retour au Kosovo. Enfin, le tribunal a considéré que le recours pendant devant la Cour nationale du droit d'asile ne faisait pas obstacle à l'obligation de quitter le territoire, dès lors que la demande d'asile avait été rejetée par l'OFPRA en procédure accélérée.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours de M. C... contre un arrêté de transfert aux autorités espagnoles (responsables de sa demande d'asile) et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la violation des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013, et de l'erreur manifeste d'appréciation concernant la clause discrétionnaire. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le règlement européen.
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 18 mars 2025 de la commission de discipline de l’université de Lorraine, qui avait infligé un avertissement à une étudiante et annulé une épreuve pour fraude. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation et une méconnaissance des articles R. 811-12 et R. 811-36 du code de l’éducation. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en relevant que seule l’épreuve concernée par le flagrant délit de fraude était annulée. La condition d’urgence n’a pas été examinée.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours de M. C... contre un arrêté de transfert aux autorités espagnoles (5 juin 2025) et un arrêté d'assignation à résidence (30 juin 2025). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la violation des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par le règlement (UE) n°604/2013, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation concernant la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. Il a estimé que la procédure était régulière et que les décisions attaquées étaient légalement justifiées. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes de M. C....
Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... dirigée contre un arrêté préfectoral du 26 septembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de 36 mois. Le requérant, assigné à résidence, disposait d’un délai de sept jours pour contester ces décisions en application des articles L. 614-2 et L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Sa requête, enregistrée le 10 juillet 2025, soit près de dix mois après la notification de l’arrêté, était manifestement tardive. En conséquence, le tribunal a prononcé le rejet de l’ensemble des conclusions de M. B... par une ordonnance prise sur le fondement de l’article R. 922-17 du même code.
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que l'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur sa demande de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de démonstration d'un péril grave, la condition d'utilité de la mesure n'est pas remplie. Les conclusions relatives aux frais d'instance sont également rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. C et Mme B, ressortissants kosovars, contestant les arrêtés du préfet de la Meuse leur faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a considéré que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'erreur de fait sur le délai de départ volontaire, et la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention de Genève, n'étaient pas fondés. Le tribunal a notamment jugé que le recours pendant devant la Cour nationale du droit d'asile ne conférait pas aux requérants le droit de se maintenir sur le territoire, et que la procédure accélérée de l'OFPRA était régulière. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et d'injonction, sans application des textes invoqués par les requérants.