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Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la SCI Gingko et M. A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du maire de Gérardmer du 8 septembre 2022 retirant un permis de construire accordé le 20 juin 2022 pour deux maisons. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu soulevée par la commune, le nouveau permis accordé pour un seul chalet n’étant pas équivalent au projet initial. Il a annulé la décision de retrait pour vice de forme, l’arrêté ne comportant pas la signature de son auteur en méconnaissance de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné le recours de M. C contre le refus implicite de la commune de Serrouville de lui communiquer des permis de construire pour deux chalets et une extension. La commune a fait valoir que la demande initiale pour les chalets était incomplète et qu'aucune autorisation d'extension n'avait été sollicitée. Le tribunal a jugé que la demande de M. C portait sur des abris de jardin et non des chalets, et qu'aucune autorisation distincte n'existait pour les chalets à la date de sa demande. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. C, appliquant les articles L. 311-1 et L. 311-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. A, victime d'un accident de la route le 15 juin 2021 sur la RD460, imputé à la présence de gravillons non signalés. La juridiction a rejeté les conclusions à fin d'annulation de la décision de refus indemnitaire, celle-ci ayant eu pour seul effet de lier le contentieux. Sur le fond, le tribunal a retenu la responsabilité du département des Vosges pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public, faute pour celui-ci d'avoir prouvé la mise en place effective d'une signalisation temporaire. En conséquence, le département a été condamné à verser à M. A une indemnité de 3 000 euros pour ses préjudices corporels et moraux, ainsi que 1 500 euros pour son préjudice matériel, sur le fondement des principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A, adjointe administrative territoriale, qui contestait son licenciement (révocation) prononcé par la communauté de communes de Mirecourt-Dompaire pour avoir exercé des activités accessoires sans autorisation. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant la décision suffisamment motivée et la composition du conseil de discipline régulière. Il a également rejeté l'argument de la double sanction, estimant que l'avertissement préalable et la révocation ne portaient pas sur les mêmes faits, et a considéré que la sanction n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie notamment sur le code des relations entre le public et l'administration et le décret n° 89-677 du 18 septembre 1989.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours de Mme B, agent territorial, contre une série de décisions de la commune d'Etival-Clairefontaine portant sur la suppression de son poste d'adjoint technique principal de 2ème classe. Le tribunal a constaté que les actes attaqués (délibération du 8 septembre 2023 et arrêtés des 11 et 12 septembre 2023) avaient été retirés par la commune avant le jugement, rendant sans objet les requêtes n° 2303169 et 2303226. Sur le fond, le tribunal a rejeté les requêtes n° 2303656 et 2400115, jugeant que la nouvelle délibération du 17 novembre 2023 supprimant le poste et l'arrêté du 1er décembre 2023 plaçant Mme B en surnombre étaient légaux, la commune ayant respecté son obligation de reclassement et les décisions n'étant pas entachées de rétroactivité illégale. Les demandes de frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nancy annule l'arrêté du 31 janvier 2023 par lequel le président du SDIS des Vosges a radié M. A, sapeur-pompier volontaire, pour dépassement de la durée maximale de suspension de ses engagements. Le tribunal relève que les dispositions de l'article R. 723-49 du code de sécurité intérieure, qui fixent cette durée à cinq ans, ne peuvent servir de base légale à une mesure de radiation, cette dernière n'étant prévue qu'en cas de non-reprise d'activité après mise en demeure. En l'absence de texte applicable permettant une telle radiation, l'arrêté est illégal.
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de la SCI Juthian qui contestait l'arrêté du maire de Verdun autorisant l'abattage de deux arbres dans les abords d'un monument historique. La société requérante invoquait l'illégalité de l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France (ABF) et une erreur d'appréciation. Le tribunal a estimé que l'avis de l'ABF n'était pas entaché d'illégalité, car aucune disposition législative ou réglementaire n'impose la réalisation d'une expertise indépendante préalable à cet avis. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 425-1 et R. 425-1 du code de l'urbanisme, ainsi que sur les articles L. 621-30 et L. 621-32 du code du patrimoine.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le calcul de ses droits aux allocations chômage (ARE) et à l'allocation spécifique de solidarité (ASS) par Pôle emploi (devenu France Travail). Concernant l'ARE, le tribunal a jugé les conclusions indemnitaires irrecevables car tardives, la décision de calcul du 3 juillet 2020 étant devenue définitive après l'expiration du délai raisonnable d'un an. Pour l'ASS, la demande a été rejetée faute de précisions suffisantes de la part de la requérante. La solution s'appuie sur le principe de sécurité juridique et les dispositions du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 10 janvier 2024 qui retirait 8 points du permis de conduire de M. B et constatait son invalidité pour solde nul. Le juge a retenu que l'infraction commise le 29 mai 2023 l'avait été au volant d'un cyclomoteur, un véhicule dont la conduite n'exige pas la détention d'un permis de conduire. En application des articles L. 223-1 et suivants du code de la route, seules les infractions commises avec des véhicules nécessitant un permis peuvent entraîner un retrait de points. Le tribunal a donc enjoint à l'administration de restituer à M. B son permis et les 8 points retirés, et a condamné l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
handicapé a été reconnue vers un établissement ou service de réadaptation professionnelle (ESRP) ou une structure équivalente, dès lors que cette orientation est de nature à favoriser son insertion ou sa réinsertion professionnelle. 5. Il résulte de l'instruction que Mme A, née en 1975, bénéficie de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé depuis 2018. Elle a suivi une formation qualifiante en ESRP du 1er avril 2020 au 30 septembre 2023. A l'issue de cette formation, elle a sollicité une nouvelle orientation professionnelle en ESRP, en établissement de pré orientation ou en unité d'évaluation, de réentraînement et d'orientation socioprofessionnelle pour personne cérébro-lésée. Pour refuser cette demande, la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées s'est fondée sur la circonstance que Mme A avait déjà bénéficié d'une formation qualifiante en ESRP et que son projet professionnel n'était pas suffisamment défini. 6. Toutefois, il résulte de l'instruction, et notamment du certificat médical établi le 16 mai 2023 par le docteur D, neurologue, que Mme A présente des séquelles d'un accident vasculaire cérébral
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de Pôle emploi (devenu France Travail) de lui verser une indemnité compensatrice de congés payés au titre de sa formation professionnelle. Statuant en qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a examiné ses droits sur le fondement des articles D. 6341-26 et D. 6341-24-3 du code du travail. Il a relevé que M. A B avait perçu le plafond maximal de rémunération prévu par ces textes, lequel inclut déjà les indemnités compensatrices de congés payés. Par conséquent, le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de M. A B, y compris celle relative aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné le recours de M. A, qui contestait le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) des Vosges de lui accorder une orientation vers le dispositif d'emploi accompagné. Le tribunal a rappelé que la CDAPH doit définir l'orientation la mieux adaptée à l'état de santé du travailleur handicapé, en évaluant ses capacités et besoins d'accompagnement. Après analyse, le juge a estimé que la décision de la CDAPH, qui considérait que ce dispositif n'était pas le plus pertinent pour M. A, était fondée. En conséquence, la requête de M. A a été rejetée, confirmant le refus d'orientation vers l'emploi accompagné.
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé la décision 48 SI du 29 août 2023 invalidant le permis de conduire de M. B pour solde de points nul, ainsi que les décisions de retrait de points pour les infractions des 12 mars et 18 mars 2020. Le tribunal a également ordonné la prise en compte du stage de sensibilisation effectué les 2 et 3 février 2024, soit la restitution de 6 points. La solution retenue se fonde sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, le ministre ayant reconnu l'irrégularité des retraits et l'absence de prise en compte du stage.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de la préfète des Vosges invalidant sa réussite à l'épreuve théorique du permis de conduire pour fraude. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'administration apportait un faisceau d'indices concordants (éloignement du centre d'examen, absence de justification du déplacement, résultats d'entraînement très faibles) établissant le caractère frauduleux de l'obtention. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 221-1-1 et D. 221-3 du code de la route, ainsi que sur l'article 5 de l'arrêté du 20 avril 2012.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. A contestant huit décisions de retrait de points sur son permis de conduire, ayant conduit à son invalidation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le défaut de notification des retraits de points n'affecte pas leur légalité et que le moyen tiré du défaut d'information prévu aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles relatives à la restitution des points et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la demande de M. A concernant le refus de l’Agence de services et de paiement (ASP) de lui attribuer les chèques énergie pour 2022 et 2023, ainsi que le chèque énergie exceptionnel fioul pour 2022. Saisi en plein contentieux, le juge unique a constaté que le chèque fioul, d’un montant de 200 euros, avait été accordé mais non envoyé effectivement, et a donc annulé le refus en ordonnant son versement. Pour les chèques énergie, le tribunal a rejeté la requête, estimant que M. A ne figurait pas sur la liste des ménages éligibles transmise par l’administration fiscale, conformément aux articles L. 124-1 et R. 124-1 du code de l’énergie et aux arrêtés fixant les seuils d’éligibilité.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'arrêté du 8 juillet 2024 suspendant son permis de conduire pour trois mois suite à un excès de vitesse de plus de 40 km/h. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation de la procédure contradictoire, en se fondant sur les articles L. 211-2 et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Il a jugé que la suspension était justifiée par le danger grave et immédiat pour la sécurité routière, conformément à l'article L. 224-2 du code de la route, et que la durée de trois mois n'était pas disproportionnée.
Le Tribunal Administratif de Nancy annule un blâme infligé le 14 mai 2024 par le président du conseil d'administration du SDIS des Vosges à un adjudant-chef sapeur-pompier. La sanction est annulée pour insuffisance de motivation, la décision se bornant à évoquer des "propos inadaptés sur les réseaux sociaux" sans en préciser la nature exacte ni la date, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L. 532-5 du code général de la fonction publique. Le SDIS est condamné à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme C contestant la décision du 4 juillet 2024 par laquelle la préfète de Meurthe-et-Moselle a invalidé sa réussite à l'épreuve théorique du permis de conduire du 2 avril 2022 pour fraude. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que la décision litigieuse ne retirait pas une décision créatrice de droits au sens de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration, mais se bornait à constater la nullité de l'épreuve en application de l'article 5 de l'arrêté du 20 avril 2012. Il a également écarté les moyens tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de procédure contradictoire et de l'erreur de fait, la fraude étant établie par les pièces du dossier. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme C, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B A, qui demandait l'annulation de la décision du préfet de la Meuse suspendant son permis de conduire pour sept mois suite à un contrôle positif aux stupéfiants. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que l'arrêté préfectoral énonçait suffisamment les considérations de droit et de fait. Il a également jugé que la procédure contradictoire n'avait pas été méconnue, l'urgence justifiant que le préfet puisse se dispenser de recueillir les observations préalables de l'intéressé. Enfin, le tribunal a considéré que le classement sans suite de la procédure judiciaire était sans incidence sur la légalité de la suspension administrative, fondée sur l'article L. 224-7 du code de la route.