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Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A, adjointe administrative territoriale, qui contestait son licenciement (révocation) prononcé par la communauté de communes de Mirecourt-Dompaire pour avoir exercé des activités accessoires sans autorisation. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant la décision suffisamment motivée et la composition du conseil de discipline régulière. Il a également rejeté l'argument de la double sanction, estimant que l'avertissement préalable et la révocation ne portaient pas sur les mêmes faits, et a considéré que la sanction n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie notamment sur le code des relations entre le public et l'administration et le décret n° 89-677 du 18 septembre 1989.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. A, victime d'un accident de la route le 15 juin 2021 sur la RD460, imputé à la présence de gravillons non signalés. La juridiction a rejeté les conclusions à fin d'annulation de la décision de refus indemnitaire, celle-ci ayant eu pour seul effet de lier le contentieux. Sur le fond, le tribunal a retenu la responsabilité du département des Vosges pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public, faute pour celui-ci d'avoir prouvé la mise en place effective d'une signalisation temporaire. En conséquence, le département a été condamné à verser à M. A une indemnité de 3 000 euros pour ses préjudices corporels et moraux, ainsi que 1 500 euros pour son préjudice matériel, sur le fondement des principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné le recours de M. C contre le refus implicite de la commune de Serrouville de lui communiquer des permis de construire pour deux chalets et une extension. La commune a fait valoir que la demande initiale pour les chalets était incomplète et qu'aucune autorisation d'extension n'avait été sollicitée. Le tribunal a jugé que la demande de M. C portait sur des abris de jardin et non des chalets, et qu'aucune autorisation distincte n'existait pour les chalets à la date de sa demande. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. C, appliquant les articles L. 311-1 et L. 311-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la SCI Gingko et M. A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du maire de Gérardmer du 8 septembre 2022 retirant un permis de construire accordé le 20 juin 2022 pour deux maisons. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu soulevée par la commune, le nouveau permis accordé pour un seul chalet n’étant pas équivalent au projet initial. Il a annulé la décision de retrait pour vice de forme, l’arrêté ne comportant pas la signature de son auteur en méconnaissance de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. B D et de l'EARL Ulysse, qui contestaient les décisions du préfet de Meurthe-et-Moselle de réduire les surfaces déclarées au titre des campagnes PAC 2019 et 2020 en raison de doublons avec une autre exploitante, Mme A. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les critères de l'article 24 du règlement (UE) n° 639/2014, en retenant que Mme A était l'exploitante effective des parcelles litigieuses, dès lors qu'elle en assurait la mise en valeur agricole. Les requérants n'ont pas démontré qu'ils disposaient de la compétence décisionnelle sur l'activité agricole des terres, ni qu'ils en étaient les exploitants réels.
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de M. A, syndic bénévole d’un immeuble, qui demandait la condamnation du SDIS de Meurthe-et-Moselle à réparer une serrure endommagée lors d’une intervention de secours à personne le 16 mai 2022. Le tribunal estime qu’aucune faute n’est établie dans le déroulement de l’intervention, les sapeurs-pompiers ayant tenté d’actionner des sonnettes sans succès et n’étant pas tenus, en raison de l’urgence, de contacter chaque occupant. La responsabilité du SDIS, régie par les articles L. 1424-2 et L. 1424-8 du code général des collectivités territoriales, ne peut être engagée sans faute caractérisée. En conséquence, les conclusions indemnitaires de M. A sont rejetées.
Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral fixant le pays de destination de sa reconduite à la frontière en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut de notification dans une langue comprise, estimant la décision régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé, faute d'éléments établissant un risque réel de traitements inhumains dans le pays d'origine. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B. Ce dernier sollicitait une provision correspondant à l'allocation de solidarité spécifique (ASS) pour la période du 1er mars 2022 au 31 décembre 2024. Le juge estime que l'obligation de France Travail est sérieusement contestable, car l'organisme a retiré sa décision d'ouverture des droits et conteste que M. B remplisse la condition de ressources prévue à l'article R. 5423-1 du code du travail. En conséquence, la créance n'est pas établie avec un degré suffisant de certitude.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que plusieurs décisions de retrait de points consécutives à des infractions routières. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel, car le ministre de l'intérieur a retiré la décision d'invalidation et les retraits de points pour les infractions des 17 octobre 2023 et 22 janvier 2024, rendant le permis à nouveau valide avec 8 points. Concernant les autres décisions de retrait de points, le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés, notamment le défaut d'information prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc un rejet partiel de la requête, avec un non-lieu pour les décisions retirées.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné le recours de M. A B contre le refus de France Travail de lui accorder la rémunération de fin de formation (RFF). La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par France Travail, estimant que la décision contestée du 1er mars 2024 n'était pas confirmative d'une décision antérieure devenue définitive. Sur le fond, le tribunal a jugé que M. B ne remplissait pas les conditions d'attribution de la RFF, notamment au regard des dispositions du code du travail et de la délibération 2023-52 du 13 décembre 2023, et a rejeté sa requête. Aucune somme n'a été mise à la charge de M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B, technicien de laboratoire au CHRU de Nancy, qui contestait son compte rendu d'entretien professionnel pour l'année 2022. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment celui tiré de la communication tardive du compte rendu (plus de 30 jours après l'entretien), estimant que ce vice de procédure était sans incidence sur la légalité de la décision. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal considérant que les faits reprochés à l'agent étaient établis et que la procédure, bien que non conforme au décret n° 2020-719 du 12 juin 2020, n'avait pas privé l'intéressé de ses droits.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. H, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 5 avril 2024 du maire de Nancy établissant la liste d'aptitude au grade de technicien territorial pour la promotion interne. Le tribunal a rappelé que l'inscription sur une telle liste ne constitue pas un droit, même pour les agents remplissant les conditions statutaires, mais relève d'une appréciation des mérites comparés des candidats, contrôlée par le juge uniquement en cas d'erreur manifeste. M. H n'a pas démontré que l'autorité administrative avait commis une telle erreur en ne le retenant pas, malgré son ancienneté et sa réussite à un examen professionnel. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 523-1 et L. 413-1 du code général de la fonction publique, ainsi que sur les décrets n° 2010-1357 et n° 2014-1526.
Le Tribunal Administratif de Nancy homologue un accord de médiation conclu entre France Travail Grand Est et M. A, suite à une opposition à une contrainte pour un indu d'allocation de solidarité spécifique. L'accord prévoit une remise de dette de 9 801,06 euros sur les 14 470,06 euros dus, en contrepartie du versement immédiat de 2 300 euros et d'un échéancier de 2 369 euros. Le tribunal constate que l'accord est licite, ne constitue pas une libéralité et ne méconnaît pas l'ordre public, en application des articles L. 213-1 et suivants du code de justice administrative. En conséquence, il prononce un non-lieu à statuer sur la requête initiale de M. A.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté l'opposition formée par M. C contre une contrainte de France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation du contrat d'engagement jeune de 2 117,66 euros. Le juge a estimé que M. C, ayant continué à percevoir l'allocation après la rupture de son contrat pour non-respect de ses engagements, ne pouvait contester le bien-fondé de la créance en invoquant sa bonne foi. La demande d'indemnisation des préjudices moral et professionnel a également été rejetée. La décision s'appuie sur les articles L. 5426-8-2 et R. 5426-20 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné plusieurs requêtes de Mme A B, adjointe technique territoriale, contestant la suppression de son poste et son placement en surnombre par la commune d'Etival-Clairefontaine. La commune a opposé des non-lieux à statuer en raison de l'annulation des actes attaqués par de nouvelles délibérations et arrêtés. Le tribunal a rejeté ces exceptions de non-lieu, estimant que l'annulation des actes initiaux ne privait pas d'objet les recours dirigés contre eux. Sur le fond, le tribunal a annulé la délibération du 8 septembre 2023 pour insuffisance de motivation et caractère rétroactif, ainsi que les arrêtés des 11 et 12 septembre 2023 par voie de conséquence. Il a également annulé la délibération du 17 novembre 2023 et l'arrêté du 1er décembre 2023 pour défaut de motivation et absence de recherche sérieuse de reclassement, en application des articles L. 613-1 et suivants du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné quatre requêtes de Mme B, agent territorial, contestant la suppression de son poste d'adjoint technique principal de 2ème classe par la commune d'Etival-Clairefontaine. La requête contre la délibération du 8 septembre 2023 et les arrêtés des 11 et 12 septembre 2023 a été jugée sans objet, la commune ayant retiré ces actes par de nouvelles décisions. Le tribunal a ensuite annulé la délibération du 17 novembre 2023 supprimant le poste, pour défaut de motivation en fait, en application du code général de la fonction publique. Par voie de conséquence, l'arrêté du 1er décembre 2023 plaçant Mme B en surnombre a également été annulé.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné plusieurs requêtes de Mme A B, agent territorial, contestant la suppression de son poste d'adjoint technique principal de 2ème classe par la commune d'Etival-Clairefontaine. La commune avait initialement opposé des non-lieux à statuer, arguant que les actes attaqués (délibération du 8 septembre 2023 et arrêtés des 11 et 12 septembre 2023) avaient été annulés par de nouvelles délibérations et arrêtés. Le tribunal a joint les instances et a rejeté les conclusions de non-lieu, jugeant que l'annulation des actes initiaux par la commune ne faisait pas disparaître rétroactivement leur illégalité. Sur le fond, le tribunal a annulé la délibération du 8 septembre 2023 pour insuffisance de motivation et caractère rétroactif, ainsi que les arrêtés subséquents, en application des articles L. 613-1 et suivants du code général de la fonction publique et du décret n° 2021-571 du 10 mai 2021.
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de M. B, qui contestait la clôture d'une médiation par Pôle emploi (devenu France Travail) et demandait l'annulation de décisions de 2023 relatives à sa formation et sa rémunération, ainsi que des dommages et intérêts. Le tribunal juge que l'acte mettant fin à la médiation n'est pas une décision susceptible de recours, et que les conclusions dirigées contre cet acte doivent être regardées comme dirigées contre les décisions initiales. Il rappelle que les litiges relatifs à l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) et à l'aide à la reprise ou à la création d'entreprise (ARCE) relèvent de la compétence des juridictions judiciaires, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. En conséquence, le tribunal se déclare incompétent pour connaître de ces conclusions et les rejette.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme C du logement qu'elle occupe indûment dans un centre d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA). La juridiction a constaté que la demande d'asile de l'intéressée avait été définitivement rejetée, mettant fin à son droit au maintien sur le territoire et à son hébergement en application des articles L. 551-11 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été retenues au regard de la nécessité de libérer une place d'hébergement pour d'autres demandeurs d'asile. Toutefois, compte tenu de sa situation personnelle (mère isolée de deux enfants sans solution de relogement), un délai de deux mois lui a été accordé pour quitter les lieux avant que le recours à la force publique ne soit autorisé.
Le Tribunal administratif de Nancy a examiné deux requêtes distinctes. La première, présentée par Mme B D, conteste un arrêté du 24 mars 2025 de la préfète de la Haute-Marne portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour d’un an. La seconde, présentée par Mme G D, conteste un arrêté du 21 juin 2025 du préfet du Haut-Rhin ordonnant son maintien en rétention administrative. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du droit d’être entendu, du défaut de motivation, de l’erreur de droit et de l’atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH). Les décisions contestées ont été jugées légales au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). En conséquence, les requêtes ont été rejetées, ainsi que les demandes d’injonction et d’application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.