12 528 décisions disponibles — page 129/627
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de Mme C et de M. A, qui contestaient des arrêtés préfectoraux du 12 février 2025. Pour Mme C, l'arrêté prononçait une obligation de quitter le territoire français sans délai, tandis que pour M. A, il ordonnait sa remise aux autorités portugaises, tous deux assortis d'une interdiction de circulation. Le tribunal a jugé que leurs demandes, présentées comme des "recours gracieux" sollicitant un réexamen de leur situation au regard de leur vie privée et familiale, ne constituaient pas un recours pour excès de pouvoir. Il a estimé qu'il n'était pas compétent pour se prononcer sur ces demandes, qui relevaient de l'autorité préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. U, éducateur sportif, qui contestait l'arrêté du 11 juillet 2024 de la préfète de Meurthe-et-Moselle lui interdisant d'exercer ses fonctions pendant deux ans pour des faits d'attouchements. Le tribunal a jugé que cette interdiction, fondée sur l'article L. 212-13 du code du sport, constitue une mesure de police préventive et non une sanction pénale. Par conséquent, les moyens invoqués par le requérant, tirés de la méconnaissance du droit de se taire, de la présomption d'innocence et de l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés comme inopérants. La solution retenue confirme la légalité de la mesure de protection des pratiquants.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de M. et Mme A, qui contestaient la sanction d'exclusion définitive de leur fils, B, prononcée par le recteur de l'académie de Nancy-Metz. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, faute pour les requérants d'avoir apporté des précisions suffisantes sur la composition de la commission académique. Sur le fond, il estime que les faits d'altercation avec un professeur constituent une violation des obligations de respect et de civilité prévues par le code de l'éducation et le règlement intérieur, et que la sanction d'exclusion définitive n'est pas disproportionnée. La requête est donc rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a d'abord écarté les moyens dirigés contre un refus de séjour, l'arrêté attaqué ne comportant pas une telle décision. Il a ensuite examiné et rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans toutes ses conclusions.
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 1er avril 2025 refusant le renouvellement du détachement de Mme A, infirmière, au sein de la région Grand Est. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la situation de précarité professionnelle et financière invoquée par la requérante résultant principalement de son arrêt maladie et non de la décision contestée, et qu'un poste compatible avec ses contraintes médicales lui était proposé par son administration d'origine. En l'absence d'urgence caractérisée, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du détournement de pouvoir ou de la méconnaissance de l'article L. 135-4 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme B C et sa fille Mme A C, demandant la condamnation de l'État à réparer les préjudices subis en raison de l'absence de remplacement de professeurs au collège Saint-Exupéry de Thierville-sur-Meuse, privant l'élève de 129 heures de cours en 2021-2022 et de 122,5 heures en 2022-2023. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que l'administration n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. Il a estimé que, malgré les absences non remplacées, l'État avait respecté son obligation légale d'assurer l'enseignement des matières obligatoires, en application des articles L. 122-1-1 et D. 332-1 du code de l'éducation, ainsi que de l'arrêté du 19 mai 2015.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné trois requêtes de M. A, fonctionnaire de l'éducation nationale, contestant successivement son placement provisoire au rectorat, une sanction de déplacement d'office, et un refus de prise en charge de frais d'avocat au titre de la protection fonctionnelle. Le tribunal a constaté que l'arrêté du 14 février 2023 (placement provisoire) avait été retiré par un arrêté définitif du 25 avril 2023, rendant sans objet les conclusions en annulation le concernant. Sur le fond, la solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les débats portent sur l'application du code général de la fonction publique, notamment ses articles relatifs à la suspension et à la protection fonctionnelle.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné trois requêtes de M. A, fonctionnaire de l'éducation nationale, contestant successivement un arrêté du 14 février 2023 (placement provisoire au rectorat), une sanction de déplacement d'office du 25 avril 2023, et un refus de prise en charge de frais d'avocat au titre de la protection fonctionnelle. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la première requête, l'arrêté du 14 février 2023 ayant été retiré par un arrêté définitif du 25 avril 2023. Il a rejeté la demande d'annulation de la sanction de déplacement d'office, estimant que les moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, absence de matérialité des faits) n'étaient pas fondés. Enfin, il a rejeté la requête relative au refus de prise en charge des factures, jugeant que le recteur n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de la SELARL Pharmacie Claire Cornelise et autres, qui contestaient l’arrêté du 1er décembre 2022 autorisant le transfert d’une officine de pharmacie à Golbey, ainsi que le refus de retrait de cet arrêté. Le tribunal a jugé que les requérantes ne justifiaient pas d’un intérêt leur donnant qualité pour agir, rendant leurs demandes irrecevables. Les moyens soulevés, notamment l’absence de transfert au sein d’un même quartier, le défaut de motivation et la fraude, n’ont pas été examinés au fond en raison de cette irrecevabilité. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de la SCI JPA, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 à 2024 concernant un ensemble immobilier à Longlaville, dégradé par l'occupation de gens du voyage. Le tribunal a jugé que la société ne démontrait pas que les bâtiments B et C étaient devenus impropres à toute utilisation, et a donc confirmé leur imposition en tant que propriétés bâties, en application des articles 1415 et 1517 du code général des impôts. La demande subsidiaire de plafonnement de la taxe à 5 000 euros a également été rejetée, faute pour la SCI d'établir que les conditions de la remise gracieuse accordée antérieurement étaient toujours réunies. En conséquence, les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. A B contestant l'arrêté préfectoral du 27 mars 2024 lui interdisant pour six mois d'exercer des fonctions d'encadrement sportif et d'intervenir auprès de mineurs. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'un vice de procédure, jugeant que la mesure de police contestée n'est pas une sanction et que la présomption d'innocence est inopérante. Il a également estimé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'interdiction prononcée sur le fondement de l'article L. 212-13 du code du sport.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B A, ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour, refus ultérieurement formalisé par un arrêté préfectoral du 17 avril 2025. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était signée par une autorité compétente et que la préfète avait procédé à un examen complet de la situation du requérant. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. B..., ressortissant géorgien, contestant la décision implicite de la préfète de Meurthe-et-Moselle rejetant son recours gracieux contre un arrêté du 23 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a relevé d'office que les conclusions dirigées contre cette décision implicite étaient irrecevables car tardives, l'arrêté initial étant devenu définitif. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de la SCI JPA, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 à 2024 concernant des bâtiments à Longlaville. La société soutenait que le site, dégradé par l'occupation de gens du voyage, devait être imposé comme propriété non bâtie ou, à titre subsidiaire, bénéficier d'un plafonnement de la taxe. Le tribunal a jugé que les bâtiments conservaient leur caractère de propriété bâtie et que la condition de la remise gracieuse conditionnelle n'était pas remplie. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge et de réduction, fondé sur les articles 1415 et 1517 du code général des impôts.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nancy (Chambre 2) concerne un recours pour excès de pouvoir formé par Mme A, ressortissante géorgienne, contre une décision de la préfète de Meurthe-et-Moselle du 28 mai 2024 classant sans suite sa demande d'autorisation provisoire de séjour pour raison de santé de sa fille mineure. Le tribunal écarte l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la préfète, estimant que la simple convocation de la requérante en préfecture n'a pas abrogé la décision initiale. Il annule la décision de classement sans suite, en application des articles L. 431-1, R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que l'administration ne pouvait refuser d'enregistrer la demande sans examiner les pièces justificatives.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la SCI JPA de quatre requêtes (n° 2202994, 2303023, 2303343, 2403234) visant à contester les cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties auxquelles elle a été assujettie de 2020 à 2024 pour un ensemble immobilier à Longlaville. La société soutenait que les bâtiments B et C, dégradés par l'occupation prolongée de gens du voyage, étaient impropres à toute utilisation et devaient être imposés comme propriétés non bâties, ou à défaut, bénéficier d'un plafonnement à 5 000 euros par an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que les bâtiments conservaient leur caractère de propriété bâtie et que la société ne justifiait pas d'un droit au plafonnement. La solution retenue s'appuie sur les articles 1415 et 1517 du code général des impôts, ainsi que sur la doctrine administrative invoquée, sans faire droit aux arguments de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme B C et sa fille, Mme A C, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis en raison de l’absence de remplacement de plusieurs enseignants au collège Saint-Exupéry de Thierville-sur-Meuse durant les années scolaires 2021-2022 et 2022-2023. Se fondant sur les articles L. 122-1-1 et D. 332-1 du code de l’éducation, le tribunal a reconnu que l’État avait une obligation légale d’assurer l’enseignement de toutes les matières obligatoires. En l’espèce, le non-remplacement de 129 heures de cours en 2021-2022 et de 122,5 heures en 2022-2023 constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l’État. Le tribunal a donc condamné l’État à verser 1 225 euros à Mme A C pour son préjudice personnel et 500 euros à Mme B C pour son préjudice moral.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné trois requêtes de M. A, fonctionnaire de l'éducation nationale. La première, concernant l'arrêté du 14 février 2023, est devenue sans objet car cet acte a été retiré par un arrêté définitif du 25 avril 2023. La deuxième requête, visant l'annulation de la sanction de déplacement d'office du 25 avril 2023, a été rejetée sur le fond, le tribunal estimant que les moyens soulevés (incompétence, motivation, matérialité des faits) n'étaient pas fondés. Enfin, la troisième requête, relative au refus de prise en charge de factures d'avocat au titre de la protection fonctionnelle, a également été rejetée, le tribunal jugeant que le recteur n'avait pas commis d'erreur d'appréciation. Les demandes indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, qui contestait le montant de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022 concernant un local professionnel à Villers-lès-Nancy. Le requérant invoquait une erreur dans l'évaluation de la valeur locative, notamment le coefficient de localisation et la vétusté du bien. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner une expertise ou la production de documents supplémentaires. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, en particulier l'article 1498.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme C D, qui contestait son ajournement en seconde année de master "Management et développement du patrimoine immobilier" pour l'année 2017/2018 et le refus implicite de délivrance de son diplôme, tout en demandant réparation pour les préjudices subis. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, jugeant irrecevables les demandes d'annulation de la décision d'ajournement en raison de leur tardiveté et celles dirigées contre le refus de diplôme, faute de moyens opérants. Il a également rejeté les conclusions indemnitaires, estimant que les fautes alléguées n'étaient pas établies et que la requérante n'avait pas démontré de lien de causalité direct avec ses préjudices. La décision s'appuie sur le code de l'éducation et le code de justice administrative.