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Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, sapeur-pompier au SDIS de Meurthe-et-Moselle, qui demandait le paiement de 1 589,8 heures supplémentaires et 10 000 euros de dommages et intérêts pour dépassement de la durée légale de travail entre 2018 et 2022. Le requérant soutenait que le régime d'équivalence applicable aux sapeurs-pompiers ne s'étendait pas aux agents à temps partiel. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser davantage la solution dans l'extrait fourni. Les textes appliqués incluent le décret n° 2000-815 du 25 août 2000 et le décret n° 2001-1382 du 31 décembre 2001 relatifs au temps de travail.
Le Tribunal Administratif de Nancy, saisi d'une question préjudicielle par le tribunal judiciaire de Val-de-Briey, s'est prononcé sur la validité de la délégation de pouvoir conférée au maire par une délibération du conseil municipal de Longlaville du 12 décembre 2018 pour signer une promesse de vente. Appliquant l'article L. 2241-1 du code général des collectivités territoriales, le tribunal a jugé que la délibération était insuffisamment précise, car elle ne mentionnait pas le prix de vente ni ne permettait de le déterminer objectivement. En conséquence, le tribunal a estimé que le maire n'avait pas valablement reçu le pouvoir de signer l'acte de vente du 11 janvier 2019.
Le Tribunal Administratif de Nancy annule l'arrêté du 4 juin 2024 par lequel le président du conseil d'administration du SDIS des Vosges a refusé de renouveler l'engagement quinquennal de M. C, sapeur-pompier volontaire, et l'a radié des effectifs. La décision est annulée pour défaut de motivation en droit et en fait, en méconnaissance de l'article R. 723-54 du code de la sécurité intérieure, qui impose une décision motivée. Le tribunal écarte l'argument de l'administration selon lequel le non-renouvellement n'étant pas de droit, la motivation n'était pas nécessaire.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par des élus Force Ouvrière. Ceux-ci contestaient une décision implicite de la directrice du CAPS de Rosières-aux-Salines, qui autoriserait des agents non habilités à manipuler des produits stupéfiants. Le juge a estimé que l'existence même d'une décision administrative susceptible d'être suspendue n'était pas établie, faute de production d'une décision expresse ou de preuve d'une décision implicite. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans instruction ni audience.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A D, qui contestait l'arrêté du préfet de la Moselle lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La requérante, de nationalité algérienne, soutenait notamment que la décision méconnaissait son droit au respect de sa vie privée et familiale et était entachée d'erreurs de fait et d'appréciation. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en se basant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme D.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. A, placé en rétention administrative, d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du préfet du Haut-Rhin du 14 mai 2025 ordonnant son maintien en rétention. Le requérant avait présenté une demande de réexamen de sa demande d’asile, laquelle a été déclarée irrecevable par l’OFPRA le 19 mai 2025. En application des articles L. 542-2 et L. 754-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, cette irrecevabilité a mis fin à son droit de se maintenir sur le territoire, et il a été éloigné le 31 mai 2025. Le tribunal constate que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de l'association Epinal Lutte, qui contestait un arrêté conjoint du préfet des Vosges et du président du conseil départemental ordonnant la cessation de son activité d'accueil de mineurs relevant de l'aide sociale à l'enfance, faute d'autorisation. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, considérant que l'association exerçait, sans titre, une activité d'établissement social ou médico-social au sens du code de l'action sociale et des familles, et que la compétence conjointe des autorités était fondée sur les articles L. 313-15 et L. 313-16 de ce code. La solution retenue confirme la cessation de l'activité, écartant les moyens d'incompétence et d'erreur d'appréciation soulevés par l'association.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A Schmitt, qui contestait le refus du président du conseil départemental des Vosges de lui accorder un agrément d'assistante familiale. La décision de refus, fondée sur des faits graves d'attitudes inappropriées envers des enfants dans le cadre de ses fonctions d'auxiliaire de puériculture, a été jugée conforme aux articles L. 421-3 et R. 421-3 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a écarté comme inopérant le moyen tiré de l'insuffisance de motivation du rejet du recours gracieux, et a estimé que le département n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que les conditions d'accueil ne garantissaient pas la sécurité et l'épanouissement des mineurs.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme C, agissant en son nom et pour son fils mineur A, d’une action en responsabilité contre le département de F pour des fautes liées à l’évaluation et au suivi de l’enfant par la Cellule Enfance (CEMMA) et l’association Réalise, dans le cadre de mesures de protection de l’enfance. La requérante invoque notamment un défaut de contrôle du département sur les qualifications des intervenants, un signalement abusif à l’autorité judiciaire, et une méconnaissance des obligations relatives à la prise en charge de l’autisme, en se fondant sur les articles L. 411-2, L. 312-8, L. 313-13 et D. 226-2-5-1 du code de l’action sociale et des familles. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes indemnitaires de Mme C, estimant que les fautes alléguées n’étaient pas établies ou que les préjudices invoqués n’étaient pas en lien direct avec les manquements reprochés. La solution retenue écarte toute condamnation du département, sans faire droit aux conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. D, ressortissant nigérian, contestant l'arrêté du 17 décembre 2024 de la préfète de Meurthe-et-Moselle lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu des condamnations pénales de l'intéressé, de l'absence de preuve d'une insertion professionnelle stable et de la présence de ses attaches familiales au Nigéria. En conséquence, le moyen tiré de l'impossibilité de faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français a été écarté, et l'ensemble des conclusions de M. D a été rejeté.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B, sapeur-pompier volontaire, qui contestait le refus de sa réintégration au centre d'incendie et de secours de Pompey et demandait l'annulation de l'arrêté mettant fin à son engagement. Le tribunal a jugé que le nouveau règlement intérieur du SDIS, approuvé par délibération du conseil d'administration du 5 mars 2020 et publié, était opposable au requérant, rendant inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de la version antérieure. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles R. 1424-17 et R. 1424-22 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Nancy annule la décision du 25 septembre 2024 par laquelle la préfète des Vosges a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B, un ressortissant arménien. Le tribunal juge que ce refus, motivé par le caractère abusif ou dilatoire de la demande, est entaché d'une erreur de droit. Il rappelle que, selon l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration ne peut refuser l'enregistrement d'une demande que si elle est abusive, dilatoire ou si le dossier est incomplet. En l'espèce, la préfète ne pouvait pas se fonder sur le seul fait que les pièces fournies avaient déjà été examinées dans le cadre d'un précédent contentieux portant sur une obligation de quitter le territoire.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la commune de Jonville-en-Woëvre d’un litige l’opposant à la SAS Losange, concernant l’occupation sans titre du domaine public communal par cette société privée pour l’installation d’antennes. La commune demandait notamment l’indemnisation d’un préjudice moral et le paiement de redevances impayées. Le tribunal a donné acte du désistement de la commune sur ses conclusions en expulsion. S’agissant des conclusions indemnitaires pour préjudice moral dirigées contre une personne privée, le juge administratif s’est déclaré incompétent pour en connaître, en l’absence de disposition législative spéciale, et les a rejetées comme portées devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de Mme C B et M. A B contestant le retrait de leur prime de transition énergétique par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). Les requérants soutenaient que leurs demandes de prime, déposées le 21 avril 2022, étaient antérieures aux travaux (facture du 21 juin 2022), mais le tribunal a constaté que cette date correspondait à la création de leur compte en ligne, et non au dépôt effectif de la demande, intervenu le 26 juin 2022. En application de l’article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, seuls les travaux commencés après l’accusé de réception de la demande ouvrent droit à la prime. Faute de preuve du dysfonctionnement informatique allégué, le retrait des primes a été jugé légal.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de Mme C B et M. A B contestant le retrait par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) de primes de transition énergétique (3 000 € et 4 000 €) accordées pour l'installation de pompes à chaleur. Le tribunal a jugé que les travaux avaient débuté avant le dépôt effectif des demandes de prime, en application du II de l'article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. Il a estimé que la création d'un compte en ligne le 21 avril 2022 ne constituait pas une demande valide et que les requérants n'avaient pas prouvé le dysfonctionnement informatique allégué. En conséquence, les décisions de retrait de l'ANAH ont été validées.
Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de la métropole du Grand Nancy à l'indemniser pour le remplacement d'un pneu endommagé par un nid-de-poule. La requérante n'a pas établi de lien de causalité direct et certain entre la dégradation de son véhicule et l'état de la chaussée, condition nécessaire pour engager la responsabilité de la collectivité pour défaut d'entretien normal d'un ouvrage public. Faute de preuve, le tribunal a rejeté l'intégralité de ses conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, agent technique révoqué par le maire de La Petite-Raon. Le tribunal a jugé que l'arrêté de révocation était suffisamment motivé, contrairement à ce que soutenait le requérant. Il a également écarté le moyen tiré de la prescription des faits, considérant que la procédure disciplinaire avait été engagée dans le délai de trois ans prévu à l'article L. 532-2 du code général de la fonction publique. Enfin, le tribunal a estimé que les mentions du bulletin n°2 du casier judiciaire de M. A, résultant d'une condamnation pour actes de torture, étaient incompatibles avec l'exercice de ses fonctions, justifiant ainsi la sanction de révocation.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, sapeur-pompier au SDIS de Meurthe-et-Moselle, qui demandait le paiement d'heures supplémentaires et des dommages et intérêts pour dépassement de la durée légale de travail. Le tribunal a considéré que le régime d'équivalence applicable aux sapeurs-pompiers professionnels, prévu par le décret n° 2001-1382 du 31 décembre 2001, s'applique également aux agents à temps partiel, et que M. A n'établissait pas avoir effectué des heures supplémentaires au-delà de ce régime. Par conséquent, la responsabilité du SDIS n'a pas été engagée et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de l'association protectrice de l'environnement et des équidés (APEE) qui demandait l'annulation d'un titre exécutoire émis par la commune d'Auboué pour le recouvrement d'une astreinte de 6 020 euros. Cette astreinte avait été prononcée en raison de l'inexécution d'un arrêté de mise en demeure du 21 décembre 2021, pris sur le fondement des articles L. 480-1 et L. 481-1 du code de l'urbanisme, ordonnant la remise en état de parcelles. Le tribunal estime que les moyens soulevés par l'association, notamment l'absence de transmission de l'arrêté à la préfecture et l'impossibilité d'exécuter les mesures, ne sont pas fondés. En conséquence, la demande de dispense d'astreinte est également rejetée, et l'association est condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du 27 juin 2024 de la préfète des Vosges lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance des droits de la défense, le défaut d'examen, et l'erreur de droit concernant l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le CESEDA et la convention européenne.