12 528 décisions disponibles — page 150/627
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. C, détenu, contestant la décision du directeur du centre de détention de Toul du 6 septembre 2024 retirant le permis de visite de sa compagne, Mme A. Le requérant invoquait un vice de procédure (absence de contradictoire à son égard) et une erreur d'appréciation (mesure disproportionnée). Le tribunal a rejeté le moyen de procédure, jugeant que seul le visiteur (Mme A) est la personne intéressée devant être mise à même de présenter des observations, ce qui a été fait. Sur le fond, le tribunal a estimé que la décision de retrait, fondée sur les articles L. 341-7 et R. 341-5 du code pénitentiaire, était justifiée par des motifs liés au maintien du bon ordre et de la sécurité, et qu'elle était nécessaire, adaptée et proportionnée sans porter une atteinte excessive au droit au respect de la vie privée et familiale. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. et Mme A, ressortissants marocains, qui contestaient les décisions de la préfète de Meurthe-et-Moselle refusant leur admission exceptionnelle au séjour. Les requérants invoquaient une méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des refus de titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B, ressortissant arménien, contestant l'arrêté du 31 octobre 2024 de la préfète de Meurthe-et-Moselle lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, le tribunal estimant que la préfète n'a pas commis d'erreur de droit ni d'appréciation en refusant la régularisation, et que la décision ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par le préfet de Meurthe-et-Moselle d’une demande de condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions à verser à l’État une somme de 230 576,98 euros TTC. Cette demande vise à réparer le préjudice subi par les services déconcentrés de l’État dans ce département, en raison d’un surcoût lié à des pratiques anticoncurrentielles (entente illicite) constatées par la Commission européenne en 2016 et 2017. Les sociétés du groupe Iveco ont soulevé des exceptions d’incompétence et d’irrecevabilité, contestant notamment l’absence de lien contractuel direct et l’application de la responsabilité solidaire. Le tribunal a rejeté ces exceptions, s’estimant compétent et jugeant la requête recevable, en se fondant sur les articles L. 481-2 et L. 481-7 du code de commerce. Il a condamné solidairement les sociétés mises en cause à verser à l’État la somme demandée, assortie des intérêts au taux légal à compter du 16 juillet 2021 et de leur capitalisation annuelle.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la ministre de la culture d’une action en responsabilité contractuelle visant à obtenir la condamnation in solidum des sociétés Bouygues Bâtiment Nord-Est, BET SEBA Ingénierie et Socotec à réparer les préjudices subis par l’État suite à l’effondrement d’une travée de l’école nationale supérieure d’architecture de Nancy le 22 mai 2017. La ministre invoque des fautes dolosives imputables aux constructeurs, notamment un défaut de conception, un défaut de suivi et un défaut d’exécution. La société Bouygues Bâtiment Nord-Est conteste sa responsabilité et soulève l’irrecevabilité de la requête pour défaut de qualité à agir de la ministre, tout en contestant le montant des préjudices allégués. Le tribunal devra se prononcer sur la compétence de la juridiction administrative, la recevabilité de la requête, la prescription éventuelle de l’action, et le bien-fondé des demandes indemnitaires au regard des textes applicables, notamment le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A, greffière principale, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de revalorisation de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) et la note de service du 2 août 2021 fixant les modalités de gestion du régime indemnitaire. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car la décision attaquée était confirmative de la décision du 16 octobre 2019, non contestée dans les délais. Par ailleurs, les moyens soulevés, notamment la rupture d'égalité et la méconnaissance du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014, ont été écartés comme infondés.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, un salarié protégé, qui contestait la décision de la ministre du travail autorisant son licenciement pour faute. Le tribunal a jugé que le délai de neuf jours entre la mise à pied conservatoire et la saisine de l'inspecteur du travail n'était pas excessif et que la procédure était régulière, les délais prévus par les articles L. 2421-1 et R. 2421-6 du code du travail n'étant pas prescrits à peine de nullité. Il a également estimé que la matérialité des faits était établie et que leur gravité justifiait le licenciement, sans lien avec les mandats du salarié ou une situation de harcèlement moral.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. B contestant le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable d'exercice d'activités privées de sécurité. Le tribunal a constaté que le CNAPS avait finalement délivré la carte professionnelle à M. B le 12 mai 2023, rendant sans objet les conclusions principales en annulation et injonction. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal a rejeté la demande de M. B, estimant que le préjudice lié aux frais de formation n'était pas établi et que la perte de rémunération n'était pas imputable à une faute du CNAPS, la décision de refus initiale ayant été justifiée par des circonstances de fait nouvelles. La décision s'appuie sur les articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de la société Les Plâtriers Plaquistes de l'Est, qui contestait une amende administrative de 9 600 euros infligée par le DREETS du Grand-Est pour des manquements aux obligations sanitaires (articles R. 4228-6, R. 4228-7, R. 4228-11 et R. 4228-15 du code du travail). Le tribunal a jugé que les manquements étaient imputables à la société, celle-ci ne pouvant se décharger de ses obligations sur d'autres intervenants du chantier. Il a également estimé que le montant de l'amende n'était pas disproportionné, compte tenu de la gravité des faits et de la situation de l'entreprise. La décision confirme l'application de l'article L. 8115-1 du code du travail.
Le Tribunal administratif de Nancy a examiné les demandes de M. A, salarié protégé, qui contestait les décisions de l'inspectrice du travail puis du ministre ayant autorisé son licenciement pour des faits de harcèlement sexuel. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, estimant notamment que la procédure de consultation du CSE et l'enquête interne étaient régulières, et que les faits reprochés, établis et d'une gravité suffisante, étaient sans lien avec ses mandats. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes de M. A et mis à sa charge les frais de justice demandés par la société. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés et à la procédure de licenciement.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les requêtes de M. C, ressortissant albanais, contestant le refus implicite puis explicite de la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les décisions attaquées ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les articles L. 423-23, L. 421-1 à 4, L. 435-1 et L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des refus de titre de séjour et des mesures d'éloignement.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté préfectoral du 6 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté dans son ensemble, incluant l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour d'un an, en application des dispositions du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme B épouse A contestant la décision de la CAF de Meurthe-et-Moselle de ne lui accorder qu’une remise partielle d’un indu d’aide personnelle au logement. Statuant en plein contentieux sur la demande de remise gracieuse, le juge a estimé que la requérante n’établissait pas, à la date du jugement, une situation de précarité compromettant sa capacité de remboursement, malgré sa bonne foi non contestée. La solution est fondée sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui subordonnent la remise à la précarité du débiteur.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A épouse C contestant la décision de la CAF de Meurthe-et-Moselle du 22 août 2023, qui ne lui accordait qu'une remise partielle de sa dette d'aide personnelle au logement (indu de 1 289 euros). Statuant en plein contentieux sur la demande de remise gracieuse, le juge a estimé que la requérante, bien que se prévalant de sa bonne foi, ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisante pour démontrer l'impossibilité de rembourser la somme restante de 644,50 euros. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui subordonnent la remise d'un indu à la précarité du débiteur.
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de Mme B A contestant le refus de remise de dette d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 8 341,46 euros. La requérante est irrecevable à contester le bien-fondé de l’indu, faute d’avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental prévu à l’article L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles. Sur la demande de remise gracieuse, le tribunal retient que l’indu trouve son origine dans une omission déclarative de revenus locatifs, constitutive d’une fraude, ce qui fait obstacle à toute remise en application de l’article L. 262-46 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme B épouse A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de la CAF de Meurthe-et-Moselle du 7 août 2023, qui ne lui accordait qu’une remise partielle (2 337 euros) d’un indu d’aide personnelle au logement de 4 674 euros. Statuant en juge unique (plein contentieux de l’aide sociale), le tribunal a examiné si une remise totale ou supplémentaire était justifiée au regard de la situation de précarité et de la bonne foi de la requérante. Il a estimé que, malgré sa bonne foi non contestée, Mme B épouse A ne démontrait pas une précarité suffisante pour justifier une remise totale, compte tenu de ses revenus mensuels (environ 2 273 euros de salaire, 750 euros de pension alimentaire et 226 euros d’allocations familiales) et de ses charges. La requête a été rejetée, le tribunal appliquant les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de Mme B contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 2 871,48 euros. Statuant en plein contentieux sur le bien-fondé de la demande, le juge unique constate que la bonne foi de la requérante n’est pas contestée, mais estime que sa situation financière, avec des revenus mensuels globaux de 3 540 euros pour son foyer, ne justifie pas une remise de dette. La décision s’appuie sur les articles L. 842-1 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui conditionnent la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
Recours en excès de pouvoir contre une décision implicite de non-opposition à déclaration préalable pour la construction d’une piscine. Le Tribunal administratif de Nancy rejette la requête comme manifestement irrecevable, faute pour les requérants d’avoir justifié de la notification de leur recours à l’auteur de la décision et au titulaire de l’autorisation, en méconnaissance de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme. L’ordonnance est prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme A épouse C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour et un titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’administration a accordé à la requérante le titre de séjour sollicité. En conséquence, le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Il a toutefois condamné l’État à verser à Mme A épouse C une somme de 1 200 euros au titre des frais de l’instance, en application de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Nancy a été saisi par M. et Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté interruptif de travaux pris par le maire de Le Tholy. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté, ce qui a conduit les requérants à se désister purement et simplement de leur requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement. Aucune condamnation aux frais n’a été prononcée.