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Le Tribunal Administratif de Nancy annule l'arrêté du 27 octobre 2022 par lequel le président de la communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges a refusé de reconnaître la maladie de Mme B comme maladie professionnelle. La décision est annulée pour insuffisance de motivation en fait, le tribunal jugeant que l'arrêté se borne à viser l'avis défavorable du conseil médical sans en préciser le contenu ni exposer les motifs justifiant le refus. Cette solution est fondée sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration relatives à la motivation des décisions individuelles défavorables. La requête de Mme B est jugée recevable, le recours gracieux qu'elle a formé ayant interrompu le délai de recours contentieux.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de la commune de Pont-à-Mousson pour un accident survenu le 7 février 2020 dans un escalier dépourvu de main courante. La requérante n'a pas apporté la preuve suffisante du lien de causalité entre le défaut d'entretien normal de l'ouvrage public et sa chute, les attestations produites étant jugées trop peu circonstanciées. En conséquence, la responsabilité de la commune n'a pas été retenue.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la SA Orange, qui demandait la condamnation de la SASU Eurovia Alsace Lorraine à l’indemniser pour des dommages causés à ses câbles de télécommunication lors de travaux publics réalisés pour le compte d’une commune. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de l’entreprise de travaux publics, la SA Orange ayant la qualité de tiers par rapport aux travaux et établissant un lien de causalité direct entre les travaux et le dommage accidentel subi. Il a écarté l’existence d’une faute de la victime, la SA Orange ayant fourni les plans de son réseau conformément à la réglementation. En conséquence, le tribunal a condamné la SASU Eurovia Alsace Lorraine à verser à la SA Orange la somme de 10 155,50 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 14 janvier 2019 et de leur capitalisation, sur le fondement des principes de responsabilité pour dommages de travaux publics.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, agent de maîtrise de la commune de Thiéfosse, qui contestait le refus de la commune de reconstituer sa carrière et de lui verser des arriérés de traitement. Le tribunal a jugé que la demande de M. A était prescrite pour la période antérieure au 15 juillet 2016, et que pour la période postérieure, le requérant n'avait pas démontré avoir sollicité sa réintégration à temps plein à l'issue de son temps partiel, ni que l'absence de service fait lui était imputable. En conséquence, le tribunal a estimé que la commune n'avait pas méconnu les dispositions de l'article 60 de la loi du 26 janvier 1984 et de l'article 18 du décret du 29 juillet 2004. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C, qui demandait l'indemnisation de préjudices résultant de la délivrance d'un permis de construire un abri à matériel à son voisin. Le tribunal a d'abord écarté les conclusions en annulation de la décision implicite de rejet de la préfète, car la requête relevait du plein contentieux indemnitaire. Sur le fond, il a jugé que le permis de construire n'était pas entaché d'illégalité, car le projet constituait une extension d'une construction existante au sens de l'article L. 111-4 du code de l'urbanisme, autorisée en dehors des parties urbanisées de la commune. Par conséquent, la responsabilité de l'État n'était pas engagée et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de la SCI ELJAD qui contestait l'arrêté préfectoral du 5 mai 2022 déclarant d'utilité publique et cessible son immeuble à Epinal dans le cadre d'une opération de résorption de l'habitat indigne. Le tribunal écarte le moyen tiré d'un défaut de notification individuelle de l'enquête parcellaire, estimant que la procédure était régulière. Il juge également que l'arrêté contesté ne poursuit pas un but étranger à l'intérêt général et que l'illégalité de l'arrêté d'insalubrité sous-jacent n'est pas établie. La décision est fondée sur les articles L. 511-1 et suivants du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique et L. 1331-26 du code de la santé publique.
Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B contestant le retrait partiel de sa prime de transition énergétique (MaPrimeRénov’). Le requérant soutenait que les travaux avaient été réalisés par une entreprise certifiée RGE, sans contester le motif de l’ANAH selon lequel ces travaux n’étaient pas éligibles au sens du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 et de l’arrêté du même jour. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant et a rejeté la requête par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. C, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet de la Moselle refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'absence de menace à l'ordre public. Il a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure était régulière, y compris l'absence de saisine de la commission du titre de séjour. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A contestant le refus du maire de Jarville-la-Malgrange de lui attribuer rétroactivement une nouvelle bonification indiciaire (NBI) de 10 points pour ses fonctions de gardien du gymnase Albert Camus. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas que le gymnase relevait d’un établissement classé en réseau d’éducation prioritaire (REP) au sens du décret n° 2006-780 du 3 juillet 2006, ni qu’il exerçait ses fonctions en relation directe avec les élèves du collège. Faute de moyens suffisamment précis et opérants, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que le recours, introduit plus d’un mois après la notification de la décision, était tardif, et que la demande d’aide juridictionnelle, déposée après l’expiration du délai de recours, n’avait pu l’interrompre. En application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 911-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, la requête a été rejetée. Par ailleurs, le tribunal a retiré le bénéfice de l’aide juridictionnelle à M. A, en vertu des articles 50 et 51 de la loi du 10 juillet 1991, la procédure étant manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les requêtes de M. B A, qui contestait le refus implicite puis explicite de la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour et un récépissé, ainsi que l'obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 435-1 et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté de la préfète de la Dordogne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que le signataire disposait d'une délégation régulière et que la décision était suffisamment motivée. Il a également estimé que le requérant ne pouvait utilement invoquer la méconnaissance de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision étant fondée sur d'autres cas que ceux qu'il alléguait.
Refus de délivrance d’un certificat de résidence algérien opposé à M. A B par la préfète de Meurthe-et-Moselle. Le Tribunal administratif de Nancy rejette le recours pour excès de pouvoir. Il estime que le requérant ne justifie pas d’une résidence continue en France depuis plus de dix ans, condition posée par le 1° de l’article 6 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il écarte également le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute de liens personnels d’une intensité suffisante en France.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. et Mme B, qui sollicitaient un arbitrage suite au refus de la municipalité de Réhon de leur vendre une parcelle communale. La juridiction a considéré que la demande était manifestement irrecevable, car il n'appartient pas au juge de l'excès de pouvoir d'exercer une fonction d'arbitrage. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de la société Les Trolls visant à suspendre un arrêté municipal du 24 février 2025 réduisant les horaires d'ouverture de sa terrasse. La société invoquait l'urgence économique et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l'incompétence de l'auteur de l'acte et d'un défaut de procédure contradictoire. Après avoir entendu les parties, le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie, la réduction des horaires entraînant une perte de chiffre d'affaires menaçant l'équilibre financier de la société. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, rejetant ainsi la requête.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B contestant le refus du maire de Vigneulles-lès-Hattonchâtel de lui délivrer un permis de construire pour un bâtiment de stockage. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant étaient soit inopérants, soit manifestement infondés ou insuffisamment précis. En particulier, M. B n'a pas justifié de son statut d'exploitant agricole et n'a pas contesté utilement le motif tiré de l'incompatibilité du projet avec le règlement de la zone A du plan local d'urbanisme. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables ou infondées.
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de Mme A, ressortissante béninoise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 17 décembre 2024 refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que la violation de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant roumain, contre un arrêté préfectoral du 22 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence. Le requérant contestait notamment la légalité de ces décisions au regard de son droit au séjour permanent, de son droit d'être entendu, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la menace à l'ordre public était établie et que les décisions étaient proportionnées. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives aux citoyens de l'Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 26 avril 2025 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle l'avait assigné à résidence. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, jugeant que les dispositions du code des relations entre le public et l'administration ne s'appliquent pas aux décisions d'assignation à résidence, qui sont régies par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également rejeté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de la convention de Genève, au motif que l'intéressé ne justifiait pas d'une demande de réexamen de sa demande d'asile en cours. La solution retenue confirme la légalité de l'assignation à résidence sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme E épouse A, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour de douze mois. La magistrate désignée a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien et de l'atteinte à la vie privée et familiale. Elle a jugé que la préfète de Meurthe-et-Moselle avait légalement motivé ses décisions et n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que le comportement de la requérante constituait une menace pour l'ordre public, justifiant ainsi l'absence de délai de départ volontaire et la durée de l'interdiction de retour. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.