12 528 décisions disponibles — page 161/627
Le Tribunal Administratif de Nancy, saisi d’une demande d’indemnisation de 2 000 euros par Mme A pour un préjudice résultant d’une erreur administrative du CERT de la Moselle, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-1, R. 312-14 et R. 221-3 du code de justice administrative, la compétence revient au tribunal dans le ressort duquel se trouve la résidence de la requérante. Mme A étant domiciliée à Cantenay-Epinard (Maine-et-Loire), le tribunal a ordonné la transmission de la requête au Tribunal Administratif de Nantes.
Le Tribunal administratif de Nancy, saisi par M. A B de deux requêtes contestant une saisie sur rémunération et un titre de perception émis pour un indu de solde, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a constaté que l’intéressé était affecté en dernier lieu à Lorient (Morbihan), relevant du ressort du tribunal administratif de Rennes. Par ordonnance du 7 mai 2025, il a transmis les dossiers à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SCI IMM1. Celle-ci demandait le retrait sous astreinte de panneaux installés par la commune de Mirecourt devant son local commercial désaffecté, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à son droit de propriété, liberté fondamentale. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, en l'absence de circonstances spécifiques liées à un local inoccupé, et a rejeté la demande.
Le Tribunal administratif de Nancy, saisi par M. A B de deux requêtes contestant une saisie sur rémunération et un titre de perception pour un indu de solde, s'est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3 et R. 312-12 du code de justice administrative, il a transmis les dossiers au Tribunal administratif de Rennes, compétent car le lieu de dernière affectation du requérant se situe dans le Morbihan.
Le Tribunal administratif de Nancy, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Haut-Rhin, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le requérant résidait à Bagneux (Hauts-de-Seine) à la date de la décision attaquée, relevant ainsi de la compétence du tribunal administratif de Cergy-Pontoise en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait la décision de la préfète de Meurthe-et-Moselle fixant l'Algérie comme pays de destination pour son éloignement, en exécution d'une peine d'interdiction définitive du territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, légalement fondée sur les articles L. 641-1 et L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne méconnaissait ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (risques de traitements inhumains) ni l'article 8 (droit à la vie privée et familiale). Il a également écarté les moyens d'incompétence et de défaut de notification dans une langue comprise.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nancy concerne une demande d’expertise préventive formulée par l’Office public de l’habitat Vosgelis dans le cadre de travaux de réhabilitation d’une résidence à Mirecourt, mitoyenne d’un immeuble appartenant aux époux B. Le juge des référés fait droit à la requête sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, en ordonnant une mesure d’expertise destinée à constater l’état de l’immeuble voisin avant travaux et à suivre l’évolution d’éventuels désordres pendant la durée du chantier. La solution retenue vise à prévenir les litiges en matière de responsabilité et à assurer la protection des biens susceptibles d’être affectés par des dommages liés à des travaux publics.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait la décision du préfet de l'Yonne fixant le pays de destination de son éloignement en exécution d'une peine d'interdiction définitive du territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était légale, rejetant notamment les moyens tirés de l'incompétence, du défaut de motivation et de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie sur les articles L. 641-1 et L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours de Mme B, ressortissante étrangère, contestant un arrêté d’obligation de quitter le territoire français sans délai, une interdiction de retour d’un an, et une assignation à résidence. La requérante invoquait notamment une erreur de droit au regard du droit des membres de famille de ressortissants européens (article L. 233-2 du CESEDA) et une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la situation personnelle de Mme B ne justifiait pas une protection particulière et que les conditions légales étaient remplies. La solution retenue confirme la légalité des mesures d’éloignement et d’assignation à résidence.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours de Mme B, ressortissante étrangère, contestant un arrêté d’obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour d’un an, pris par le préfet de la Corrèze, ainsi qu’un arrêté d’assignation à résidence pris par la préfète de Meurthe-et-Moselle. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence, du défaut de motivation, de l’erreur de droit concernant la qualité de membre de famille d’un ressortissant européen, et de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il a jugé que les décisions attaquées étaient légales et fondées sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), en particulier les articles L. 611-1, L. 612-6 et L. 612-10. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, y compris les demandes de restitution du passeport et d’indemnisation au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la société Allianz Iard. Il a ordonné une expertise visant à déterminer les causes du second incendie survenu le 23 janvier 2024 dans un immeuble à Toul, après une première intervention des pompiers. La mesure a été jugée utile pour éclaircir une éventuelle faute du service départemental d'incendie et de secours de Meurthe-et-Moselle, dont la responsabilité pourrait être engagée. L'intervention volontaire de la société MMA Iard Assurances Mutuelles, en tant qu'assureur du SDIS, a été admise.
Le Tribunal administratif de Nancy a ordonné une expertise judiciaire à la demande de propriétaires d’un immeuble à Removille, qui attribuent des dégâts des eaux à des travaux publics de voirie réalisés par la commune. La mesure a été jugée utile au sens de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, la commune ne s’y étant pas opposée. L’expert devra notamment déterminer l’origine des désordres, évaluer l’impact des travaux publics, et chiffrer les préjudices. En revanche, la demande des requérants visant à imposer un pré-rapport a été rejetée, l’expert restant libre d’organiser ses opérations dans le respect du contradictoire.
Le Tribunal Administratif de Nancy annule l'arrêté du 14 avril 2025 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle a renouvelé l'assignation à résidence de M. A, un ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que l'éloignement de M. A ne constituait plus une perspective raisonnable, car il devait purger en France une peine de prison ferme de douze mois prononcée le 14 avril 2025, avec une convocation devant le juge d'application des peines le 17 octobre 2025. Cette situation a été considérée comme contraire aux conditions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui exige une perspective raisonnable d'éloignement pour maintenir une assignation à résidence. L'Etat est condamné à verser 1 200 euros à l'avocat de M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. A B, ressortissant géorgien, contestant un arrêté préfectoral du 8 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut d'examen, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. Il a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le risque de fuite était établi, justifiant l'absence de délai de départ volontaire. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme H A contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 23 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation pour deux ans. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'incompétence de l'auteur de l'acte, et l'absence de menace réelle pour l'ordre public. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et que le comportement de l'intéressée, lié à une activité de prostitution dans un lieu accidentogène ayant déjà causé un accident, constituait une menace pour l'ordre public justifiant l'éloignement sans délai. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nancy annule un titre exécutoire de 7 600 euros émis par la commune de Nancy à l'encontre de la société Alain Gallois. La société contestait ce titre, révélé par une lettre de relance, en invoquant l'absence de signature et de mentions obligatoires (nom, prénom, qualité du signataire) ainsi que l'absence d'indication des bases de liquidation de la créance. En l'absence de production du titre par la commune, le tribunal constate que ces formalités substantielles, prévues par l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et l'article 24 du décret du 7 novembre 2012, n'ont pas été respectées. Par conséquent, le tribunal annule le titre exécutoire et condamne la commune de Nancy à verser 1 500 euros à la société au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé la décision du 3 janvier 2024 par laquelle la préfète des Vosges refusait de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante russe. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de sa présence continue en France depuis plus de dix ans, de la scolarisation de ses enfants et de la régularité du séjour de son époux. En conséquence, il a enjoint à la préfète de lui délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, salarié protégé, qui contestait la décision de l'inspecteur du travail autorisant son licenciement pour inaptitude, ainsi que la décision ministérielle de rejet de son recours hiérarchique. Le tribunal a jugé que la décision de l'inspecteur du travail était suffisamment motivée, même si elle ne détaillait pas les raisons de l'absence de lien entre le mandat et le licenciement, cette exigence n'étant pas requise par les articles R. 2421-5 et R. 2421-7 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait la décision du 13 mars 2023 prolongeant son placement à l'isolement pour trois mois. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article R. 213-21 du code pénitentiaire n'avait pas été respectée, car il n'était pas établi que M. B avait été informé des motifs de la prolongation envisagée et mis en mesure de présenter ses observations. En conséquence, la décision attaquée a été annulée pour vice de procédure.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B et de la SARL B Fruits, qui contestaient la décision du maire d'Épinal de dénoncer leur convention d'occupation précaire du domaine public pour un stand au marché couvert. Le tribunal a estimé que la requête était manifestement irrecevable car dépourvue d'objet : la convention étant arrivée à expiration le 25 mars 2023, avant l'enregistrement de la requête le 22 juin 2023. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées pour les deux parties.