12 528 décisions disponibles — page 163/627
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. A, ressortissant hongrois, contestant un arrêté préfectoral du 2 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de douze mois. Le tribunal a statué sur les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la violation de sa vie privée et familiale, et l'erreur d'appréciation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les textes appliqués incluent la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait la décision du 13 mars 2023 prolongeant son placement à l'isolement pour trois mois. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article R. 213-21 du code pénitentiaire n'avait pas été respectée, car il n'était pas établi que M. B avait été informé des motifs de la prolongation envisagée et mis en mesure de présenter ses observations. En conséquence, la décision attaquée a été annulée pour vice de procédure.
Le Tribunal Administratif de Nancy annule un titre exécutoire de 7 600 euros émis par la commune de Nancy à l'encontre de la société Alain Gallois. La société contestait ce titre, révélé par une lettre de relance, en invoquant l'absence de signature et de mentions obligatoires (nom, prénom, qualité du signataire) ainsi que l'absence d'indication des bases de liquidation de la créance. En l'absence de production du titre par la commune, le tribunal constate que ces formalités substantielles, prévues par l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et l'article 24 du décret du 7 novembre 2012, n'ont pas été respectées. Par conséquent, le tribunal annule le titre exécutoire et condamne la commune de Nancy à verser 1 500 euros à la société au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la Métropole du Grand Nancy. Celle-ci sollicitait la désignation d'un expert pour constater, avant travaux, les infiltrations et malfaçons affectant les bâtiments de l'École nationale supérieure d'art et de design de Nancy. Le juge a estimé que cette demande, visant à préserver les droits de la métropole en vue d'un éventuel litige, entrait dans le champ d'application des dispositions précitées. En conséquence, un expert a été désigné avec pour mission de décrire précisément les désordres et de prendre connaissance du projet de travaux.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les requêtes de M. et Mme B, ressortissants albanais, contestant le refus de la préfète des Vosges de leur délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Les requérants invoquaient notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, un vice de procédure pour absence de saisine de la commission du titre de séjour, une inexacte application des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la préfète avait légalement justifié ses décisions.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours de Mme B et de M. A, deux ressortissants étrangers, contre des arrêtés de la préfète des Vosges leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance de motivation des décisions, le défaut d'examen de leur situation, et une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des arrêtés préfectoraux, sans annulation ni injonction.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme F C, ressortissante roumaine, contestant un arrêté préfectoral du 23 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation pour deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'absence de menace pour l'ordre public. Il a estimé que le préfet avait légalement justifié la décision par l'abus de droit et le trouble à l'ordre public, en se fondant sur les articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée, confirmant la validité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A, ressortissante roumaine, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation pour deux ans. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'activité de prostitution de la requérante, exercée dans des conditions dangereuses et signalée par les riverains, constituait une menace réelle pour l'ordre public justifiant la mesure. Il a également jugé que la durée de l'interdiction de circulation n'était pas disproportionnée et que les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas méconnues. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'éloignement des citoyens de l'Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé la décision du 3 janvier 2024 par laquelle la préfète des Vosges refusait de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante russe. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de sa présence continue en France depuis plus de dix ans, de la scolarisation de ses enfants et de la régularité du séjour de son époux. En conséquence, il a enjoint à la préfète de lui délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, salarié protégé, qui contestait la décision de l'inspecteur du travail autorisant son licenciement pour inaptitude, ainsi que la décision ministérielle de rejet de son recours hiérarchique. Le tribunal a jugé que la décision de l'inspecteur du travail était suffisamment motivée, même si elle ne détaillait pas les raisons de l'absence de lien entre le mandat et le licenciement, cette exigence n'étant pas requise par les articles R. 2421-5 et R. 2421-7 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, a désigné un expert pour examiner un immeuble situé à Vaucouleurs appartenant à M. G B, en raison d’un risque potentiel pour la sécurité publique. La mission de l’expert consiste à décrire l’état du bâtiment, évaluer les dangers pour les occupants et les tiers, et proposer des mesures de mise en sécurité, y compris une éventuelle démolition. Cette décision fait suite à une demande du maire de la commune, qui a produit des éléments établissant un risque au sens de l’article L. 511-2 du même code.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, fait droit à la demande de la commune de Cosnes-et-Romain. Le juge ordonne une expertise d'un immeuble situé rue de Lorraine, appartenant à M. C et Mme E, afin de déterminer s'il présente un risque pour la sécurité publique au sens de l'article L. 511-2 du même code. L'expert désigné devra, dans un délai de 24 heures, constater l'état du bâtiment, évaluer les dangers, et proposer des mesures conservatoires ou de mise en sécurité.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme H A contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 23 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation pour deux ans. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'incompétence de l'auteur de l'acte, et l'absence de menace réelle pour l'ordre public. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et que le comportement de l'intéressée, lié à une activité de prostitution dans un lieu accidentogène ayant déjà causé un accident, constituait une menace pour l'ordre public justifiant l'éloignement sans délai. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de la société Amtrust International Underwriters, assureur dommages-ouvrage, qui demandait la condamnation de la société Lefevre et associés sur le fondement de la garantie décennale (article 1792 du code civil) pour des désordres affectant un centre aquatique. Le tribunal a jugé que l'action de la société requérante était prescrite, la requête ayant été enregistrée après l'expiration du délai de forclusion décennale, et que l'instance introduite devant le juge judiciaire n'avait pas interrompu ce délai en raison du désistement de la société vis-à-vis de la société Lefevre et associés. En conséquence, la demande a été déclarée irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision du 8 juillet 2022 par laquelle la ministre du travail avait autorisé son licenciement pour inaptitude professionnelle. La juridiction a jugé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que l'employeur avait satisfait à son obligation de reclassement, y compris au regard du statut de travailleuse handicapée de la requérante. Le tribunal a également écarté le moyen tiré d'un lien entre la demande de licenciement et l'exercice des mandats de Mme A. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail, notamment les articles relatifs à la procédure de licenciement des salariés protégés et à l'obligation de reclassement.
Contestation du refus de délivrance d’un permis de conduire. Le Tribunal administratif de Nancy se déclare incompétent au profit du Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Il applique les articles R. 351-3, R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal du lieu de résidence du requérant pour les litiges relatifs aux décisions de police. Mme A étant domiciliée dans la Marne, le dossier est transmis à la juridiction compétente.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de la société Technochape, qui contestait une amende administrative de 7 200 euros infligée par la DREETS Grand-Est pour des manquements aux obligations relatives aux installations sanitaires (articles R. 4228-2, R. 4228-7 et R. 4228-10 du code du travail). Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la matérialité des manquements était établie par le rapport de l'inspection du travail et que la société ne démontrait pas que les manquements ne lui étaient pas imputables. Enfin, le montant de l'amende a été considéré comme proportionné, la société n'apportant aucun élément justifiant une réduction.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme B, ressortissante gabonaise, qui contestait le refus implicite du préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH et article L. 423-23 du CESEDA) ainsi qu'une méconnaissance de l'article L. 435-1 du même code. Le tribunal a jugé que la durée et les conditions de son séjour, marqué par une interruption et une absence de preuve d'une intégration durable, ne justifiaient pas l'octroi d'un titre de séjour. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Nancy annule l'arrêté du 8 avril 2024 par lequel la préfète des Vosges a refusé d'admettre au séjour M. D, ressortissant algérien père d'un enfant français. Le tribunal juge que la préfète a commis une erreur d'appréciation en estimant que le comportement de M. D constituait une menace pour l'ordre public, les faits reprochés (détention de stupéfiants non suivie de condamnation, possession d'un téléphone volé, et une condamnation isolée pour conduite sans permis) n'étant pas suffisamment graves. La décision est fondée sur l'article 6-4 de l'accord franco-algérien, qui permet un refus pour motif d'ordre public, mais ce motif n'est pas établi en l'espèce.
Le Tribunal Administratif de Nancy annule l'arrêté du 30 novembre 2023 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé d'admettre au séjour M. A, ressortissant algérien père d’un enfant français. La juridiction retient que ce refus méconnaît l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, l’intérêt supérieur de l’enfant n’ayant pas été suffisamment pris en compte malgré l’investissement parental établi et l’ancienneté des condamnations pénales de l’intéressé. En conséquence, le tribunal enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour à M. A dans un délai de deux mois.