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Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. B et l'Office national des forêts (ONF) pour contester une délibération du conseil d'administration de la fédération départementale des chasseurs de Meurthe-et-Moselle du 26 avril 2021, qui appliquait une surtaxe à l'hectare sur certains lots de chasse. Le tribunal a examiné la légalité de cette décision au regard des dispositions du code de l'environnement et du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement a été rendu après instruction et audience publique.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A, qui demandait qu'il soit enjoint au maire de Buzy-Darmont de retirer ou de bétonner un îlot situé devant son domicile. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité de ces conclusions, car elles étaient présentées à titre principal sans être assorties de conclusions indemnitaires ou d'annulation d'une décision préalable. En application des principes généraux du contentieux administratif et des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative, le juge ne peut adresser d'injonction à l'administration en dehors des cas prévus par la loi.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le certificat d'urbanisme défavorable délivré par le maire de Marville pour son projet de construction d'une maison d'habitation. Le tribunal a jugé que la commune n'était pas tenue de prévoir l'extension du réseau électrique, car les travaux nécessaires pour raccorder le terrain, situé en dehors des parties urbanisées, relevaient d'équipements publics et non d'équipements propres à l'opération. Il a également estimé que le terrain n'était pas situé dans une partie déjà urbanisée de la commune, conformément aux articles L. 111-3 et L. 111-4 du code de l'urbanisme. Par conséquent, la décision du maire n'était entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. et Mme C contestant le classement en zone UB de leurs parcelles par le plan local d'urbanisme (PLU) de Robert-Espagne. Les requérants soutenaient que ce classement portait atteinte à l'environnement, manquait de cohérence avec le zonage des parcelles voisines et ignorait les risques d'inondation. Le tribunal a jugé que les auteurs du PLU n'avaient pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, le classement étant conforme au projet d'aménagement et de développement durable (PADD) visant à densifier le centre du village en comblant les "dents creuses". La solution retenue s'appuie sur les articles L. 151-9 et R. 151-18 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la demande d'indemnisation de Mmes A, qui estimaient que des erreurs dans une note d'urbanisme et un certificat d'urbanisme délivrés par la commune de Sornéville avaient causé une baisse du prix de vente de leur maison et l'échec de la vente d'un terrain. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que la mention d'un droit de passage dans la note d'urbanisme n'était pas erronée au regard des articles 682 et 683 du code civil, et que le préjudice lié au certificat d'urbanisme annulé n'était pas établi. La requête a été rejetée, incluant la demande de dommages et intérêts pour harcèlement moral, faute de preuves suffisantes.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nancy concerne un litige opposant M. B et Mme A à la commune de Dompcevrin suite au rejet tacite de leur demande de permis de construire un garage. Le tribunal a examiné la légalité de cette décision tacite de rejet, intervenue après une demande de pièces complémentaires. Se fondant sur les articles R. 423-38 et R. 423-39 du code de l'urbanisme, la juridiction a rappelé que le défaut de production des pièces manquantes dans le délai de trois mois entraîne une décision tacite de rejet. La solution retenue est le rejet de la requête des demandeurs, confirmant ainsi la validité de la décision tacite de la commune.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la demande de Mme B, qui sollicitait l'indemnisation de désordres (fissures, affaissement) survenus sur son immeuble, qu'elle attribuait à des travaux publics réalisés par l'université de Lorraine. Le tribunal a jugé que les conclusions à fin d'annulation de la décision de rejet de la demande indemnitaire étaient irrecevables, car la requête relevait du plein contentieux. Sur le fond, bien que le maître d'ouvrage soit responsable sans faute des dommages causés aux tiers par un travail public, le tribunal a estimé que le lien de causalité entre les travaux et les désordres n'était pas établi, l'expertise n'ayant relevé que des fissurations mineures et récentes sans évolution notable. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. B et son assureur, la société Helvetia Assurances, pour obtenir réparation des dommages subis par son bateau de plaisance lors d'un incident à l'écluse de Frouard, imputé à la prolifération de plantes envahissantes dans les canaux. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par Voies Navigables de France (VNF), reconnaissant la subrogation de l'assureur dans les droits de M. B. Sur le fond, il a jugé que le lien de causalité entre l'entretien de l'ouvrage public et le dommage était établi, et que VNF n'avait pas démontré avoir assuré un entretien normal des canaux, malgré des avis à la batellerie et des actions de faucardage. En conséquence, la responsabilité de VNF a été retenue sur le fondement du défaut d'entretien normal de l'ouvrage public, sans qu'aucune faute de la victime ou cas de force majeure ne soit caractérisé.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de trois élus municipaux d'Avril demandant l'annulation des refus du maire de leur communiquer divers documents administratifs (devis, factures, subventions) pour l'année 2021. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, jugeant que les conclusions dirigées contre la décision du 3 juin 2022 étaient tardives, faute d'avoir été présentées dans les deux mois suivant la notification de l'avis de la CADA. Il a également jugé irrecevables les conclusions contre la décision du 19 septembre 2022, cette dernière n'étant pas établie. La solution est fondée sur les articles R. 421-1 du code de justice administrative et L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la société ABW Automobiles d’une contestation d’un titre exécutoire émis par l’Agence de Services et de Paiement (ASP) pour le recouvrement de 12 000 euros de primes (bonus écologique et prime à la conversion) accordées le 31 juillet 2020. Le tribunal a annulé ce titre exécutoire, estimant que l’ASP avait procédé au retrait de la décision créatrice de droits au-delà du délai de quatre mois prévu à l’article L. 242-1 du code des relations entre le public et l’administration. Il a jugé que le motif invoqué (absence de mention "véhicule de démonstration" sur la carte grise) était une condition appréciable dès l’octroi des aides et ne relevait pas de l’exception de l’article L. 242-2, permettant un retrait sans condition de délai pour non-respect des conditions. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande principale d’annulation et a enjoint à l’ASP de reverser les sommes retenues.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par le syndicat de copropriété et des copropriétaires d'un immeuble situé à Nancy, demandant la condamnation de l'université de Lorraine à réparer des préjudices résultant de travaux publics réalisés sur une parcelle voisine. Le tribunal a rappelé que le maître d'ouvrage est responsable, même sans faute, des dommages causés aux tiers par l'exécution d'un travail public, sauf cas de force majeure ou faute de la victime. Il a estimé que les vibrations provoquées par les travaux de l'université étaient à l'origine des désordres constatés dans l'immeuble des requérants, engageant ainsi la responsabilité de l'université de Lorraine sur le fondement des principes de la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage.
Le Tribunal Administratif de Nancy annule le refus implicite du CHRU de Nancy de communiquer à la société SODEREC les avis de la direction des achats du GHT Sud Lorraine relatifs à un marché public. Le tribunal juge que ces documents sont des documents administratifs achevés, communicables de plein droit en vertu des articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l’administration. Il enjoint au CHRU de procéder à cette communication dans un délai d’un mois, sans astreinte, et rejette les conclusions au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nancy a examiné la requête de M. A, ressortissant sierra-léonais, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de Meurthe-et-Moselle. Le tribunal a jugé que la décision explicite de refus du 12 septembre 2024 s'était substituée à la décision implicite antérieure, rendant sans objet les conclusions dirigées contre cette dernière. Sur le fond, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que la décision attaquée n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation et ne méconnaissait pas les dispositions des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné deux requêtes de M. C, ressortissant syrien reconnu réfugié le 8 juin 2020, qui demandait réparation pour des fautes commises par l'État. Il reprochait à la préfecture de Meurthe-et-Moselle un délai de deux ans pour la délivrance de son titre de séjour, l'absence de délivrance d'un titre de voyage, et le refus de remettre un récépissé à son épouse. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes indemnitaires, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme A, voisine immédiate, pour contester un permis de construire du 13 mai 2023 et son modificatif du 6 mai 2024, délivrés par le maire de Thaon-les-Vosges à la SCI Coubertin pour réhabiliter un bâtiment industriel en neuf logements. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la SCI, jugeant que le permis modificatif ne rendait pas le recours contre le permis initial sans objet. Sur la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, le tribunal a constaté que l'affichage régulier du permis initial avait eu lieu dès le 14 août 2023, faisant courir le délai de recours de deux mois, et que la requête, enregistrée le 11 mars 2024, était donc tardive. En conséquence, le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions de Mme A dirigées contre l'arrêté du 13 mai 2023, sans examiner les moyens au fond, et a rejeté le surplus des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné deux requêtes de M. C, ressortissant syrien reconnu réfugié, qui demandait réparation pour des fautes de l'État liées à des retards dans la délivrance de son titre de séjour et de son titre de voyage, ainsi qu'à l'absence de récépissé pour son épouse. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes indemnitaires, estimant que les préjudices allégués n'étaient pas établis ou que les retards n'étaient pas constitutifs d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Les décisions se fondent sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les principes de la responsabilité administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme B, ressortissante arménienne, contestant l'arrêté préfectoral du 19 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment des moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a validé les décisions d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour d'un an. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral au regard des textes applicables.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A D, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 6 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance du droit d'être entendu. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait le refus implicite de la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien de 1968, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens tirés des deux premiers textes étaient inopérants, faute pour Mme A d'avoir sollicité un titre sur ces fondements. Sur le fond, il a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de la récence de son mariage et de son séjour en France, et a écarté l'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Moselle du 8 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.