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Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la société ABW Automobiles d’une contestation d’un titre exécutoire émis par l’Agence de Services et de Paiement (ASP) pour le recouvrement de 12 000 euros de primes (bonus écologique et prime à la conversion) accordées le 31 juillet 2020. Le tribunal a annulé ce titre exécutoire, estimant que l’ASP avait procédé au retrait de la décision créatrice de droits au-delà du délai de quatre mois prévu à l’article L. 242-1 du code des relations entre le public et l’administration. Il a jugé que le motif invoqué (absence de mention "véhicule de démonstration" sur la carte grise) était une condition appréciable dès l’octroi des aides et ne relevait pas de l’exception de l’article L. 242-2, permettant un retrait sans condition de délai pour non-respect des conditions. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande principale d’annulation et a enjoint à l’ASP de reverser les sommes retenues.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par le syndicat de copropriété et des copropriétaires d'un immeuble situé à Nancy, demandant la condamnation de l'université de Lorraine à réparer des préjudices résultant de travaux publics réalisés sur une parcelle voisine. Le tribunal a rappelé que le maître d'ouvrage est responsable, même sans faute, des dommages causés aux tiers par l'exécution d'un travail public, sauf cas de force majeure ou faute de la victime. Il a estimé que les vibrations provoquées par les travaux de l'université étaient à l'origine des désordres constatés dans l'immeuble des requérants, engageant ainsi la responsabilité de l'université de Lorraine sur le fondement des principes de la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage.
Le Tribunal Administratif de Nancy annule le refus implicite du CHRU de Nancy de communiquer à la société SODEREC les avis de la direction des achats du GHT Sud Lorraine relatifs à un marché public. Le tribunal juge que ces documents sont des documents administratifs achevés, communicables de plein droit en vertu des articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l’administration. Il enjoint au CHRU de procéder à cette communication dans un délai d’un mois, sans astreinte, et rejette les conclusions au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nancy a examiné la requête de M. A, ressortissant sierra-léonais, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de Meurthe-et-Moselle. Le tribunal a jugé que la décision explicite de refus du 12 septembre 2024 s'était substituée à la décision implicite antérieure, rendant sans objet les conclusions dirigées contre cette dernière. Sur le fond, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que la décision attaquée n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation et ne méconnaissait pas les dispositions des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné deux requêtes de M. C, ressortissant syrien reconnu réfugié le 8 juin 2020, qui demandait réparation pour des fautes commises par l'État. Il reprochait à la préfecture de Meurthe-et-Moselle un délai de deux ans pour la délivrance de son titre de séjour, l'absence de délivrance d'un titre de voyage, et le refus de remettre un récépissé à son épouse. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes indemnitaires, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 11 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de trois mois. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par la préfète, puis a examiné les moyens au fond. Elle a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables et de la menace pour l'ordre public constituée par le comportement délictueux du requérant. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant l'arrêté préfectoral du 8 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation et de la méconnaissance du droit d'être entendu. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, suite au rejet de la demande d'asile de l'intéressée par l'OFPRA.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme A, voisine immédiate, pour contester un permis de construire du 13 mai 2023 et son modificatif du 6 mai 2024, délivrés par le maire de Thaon-les-Vosges à la SCI Coubertin pour réhabiliter un bâtiment industriel en neuf logements. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la SCI, jugeant que le permis modificatif ne rendait pas le recours contre le permis initial sans objet. Sur la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, le tribunal a constaté que l'affichage régulier du permis initial avait eu lieu dès le 14 août 2023, faisant courir le délai de recours de deux mois, et que la requête, enregistrée le 11 mars 2024, était donc tardive. En conséquence, le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions de Mme A dirigées contre l'arrêté du 13 mai 2023, sans examiner les moyens au fond, et a rejeté le surplus des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné deux requêtes de M. C, ressortissant syrien reconnu réfugié, qui demandait réparation pour des fautes de l'État liées à des retards dans la délivrance de son titre de séjour et de son titre de voyage, ainsi qu'à l'absence de récépissé pour son épouse. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes indemnitaires, estimant que les préjudices allégués n'étaient pas établis ou que les retards n'étaient pas constitutifs d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Les décisions se fondent sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les principes de la responsabilité administrative.
Le Tribunal administratif de Nancy a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 23 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de l'incompétence du signataire, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, il a rejeté la requête de M. B, y compris ses demandes d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme B, ressortissante arménienne, contestant l'arrêté préfectoral du 19 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment des moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a validé les décisions d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour d'un an. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral au regard des textes applicables.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A D, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 6 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance du droit d'être entendu. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait le refus implicite de la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien de 1968, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens tirés des deux premiers textes étaient inopérants, faute pour Mme A d'avoir sollicité un titre sur ces fondements. Sur le fond, il a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de la récence de son mariage et de son séjour en France, et a écarté l'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme D, ressortissante marocaine, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et les mesures d'éloignement associées. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur d'appréciation quant à la menace à l'ordre public. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision de la préfète des Vosges était suffisamment motivée et proportionnée. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté du 23 septembre 2024 a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. G et Mme E, ressortissants serbes, qui contestaient leur assignation à résidence dans le département des Vosges. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le caractère disproportionné des obligations de pointage. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B contre l'arrêté du 31 janvier 2023 par lequel la préfète des Vosges s'est opposée à sa déclaration préalable pour l'installation de panneaux solaires au sol à Bouxières-aux-Bois. Le tribunal a jugé que l'arrêté n'était pas entaché d'un vice de procédure, la décision étant intervenue dans le délai légal après complément du dossier. Il a également considéré que le projet, situé en zone naturelle de la carte communale, contrevenait à l'article L. 161-4 du code de l'urbanisme en étant incompatible avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière significative sur le terrain. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A B contestant une facture de la Communauté de Communes des Hautes Vosges. Le juge a estimé que le litige, portant sur un "forfait bac" lié à la redevance d'enlèvement des ordures ménagères, relevait d'un service public industriel et commercial. En conséquence, les rapports entre ce service et ses usagers sont de droit privé, ce qui relève de la compétence des juridictions judiciaires, et non administratives. La décision s'appuie sur les articles L. 2333-76 et L. 2333-79 du code général des collectivités territoriales, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nancy a été saisi par M. A, incarcéré puis placé en rétention, de deux requêtes visant à annuler l'arrêté du 14 février 2025 par lequel le préfet de la Meuse a fixé le pays de destination de son éloignement en exécution d'une interdiction judiciaire définitive du territoire. Le juge a constaté que l'arrêté avait été notifié le 17 février 2025 avec l'indication d'un délai de recours de sept jours. Les requêtes, enregistrées les 28 février et 3 mars 2025, ont été présentées après l'expiration de ce délai, sans que M. A n'ait utilisé la faculté de déposer son recours auprès du chef de l'établissement pénitentiaire. En application des articles L. 921-1, R. 922-9 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge a rejeté les requêtes comme manifestement irrecevables en raison de leur tardiveté.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. B A de deux requêtes visant à annuler l'arrêté du 14 février 2025 par lequel le préfet de la Meuse a fixé le pays de destination de son éloignement, en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a constaté que cet arrêté avait été notifié à l'intéressé le 17 février 2025, avec mention du délai de recours de sept jours prévu par les articles L. 921-1 et R. 721-3-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les requêtes, enregistrées les 28 février et 3 mars 2025, ont été présentées après l'expiration de ce délai, sans que M. A n'ait utilisé la faculté de déposer son recours auprès du chef de l'établissement pénitentiaire conformément à l'article R. 922-9 du même code. En application de l'article R. 922-17 du code de justice administrative, le tribunal a donc rejeté ces recours comme manifestement irrecevables en raison de leur tardiveté.
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de Meurthe-et-Moselle refusant de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant russe reconnu réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, qui sollicitait un premier titre de séjour, bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, sans justifier d'une atteinte grave et immédiate à ses intérêts. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 431-15-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.