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Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. D et Mme C du logement qu'ils occupent indûment dans le cadre du dispositif d'hébergement pour demandeurs d'asile à Toul. La juridiction a fait droit à la demande de la préfète de Meurthe-et-Moselle, constatant que les intéressés se maintiennent sans titre dans les lieux depuis le rejet définitif de leurs demandes d'asile par l'OFPRA et la CNDA, en application des articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été retenues, le maintien des occupants faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile et compromettant le fonctionnement normal de l'hébergement d'urgence. L'administration est autorisée à recourir à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée et à l'enlèvement des biens aux frais et risques des intéressés.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nancy concerne le désistement de Mme A, qui contestait une sanction d'exclusion de six mois prononcée par l'Institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier intercommunal des hôpitaux du massif des Vosges. La requérante s'est désistée de son recours pour excès de pouvoir par un mémoire du 24 février 2025. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc la clôture de l'instance sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. B pour contester le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire algérien contre un permis français. En cours d'instance, M. B s'est désisté de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La procédure est ainsi close sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Nancy a examiné les requêtes de Mme A, agent pénitentiaire, contestant les décisions limitant la reconnaissance de l'imputabilité au service de son accident survenu le 20 décembre 2021 à la période du 20 décembre 2021 au 19 janvier 2022. La requête n° 2301705, dirigée contre un courrier du 27 mars 2023, a été rejetée comme irrecevable, ce courrier constituant un acte préparatoire ne faisant pas grief. Dans la requête n° 2301706, le tribunal a annulé les arrêtés des 14 et 15 juin 2023 en tant qu'ils ne plaçaient pas Mme A en congé pour invalidité temporaire imputable au service au-delà du 19 janvier 2022, jugeant que l'administration avait commis une erreur de droit en se considérant en situation de compétence liée par l'avis du conseil médical. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux accidents de service.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la demande d'indemnisation de M. A, qui contestait six fouilles à nu subies en détention. Le juge a estimé que ces fouilles, effectuées après des parloirs et des sorties d'atelier, étaient justifiées par les nécessités de sécurité et de maintien de l'ordre dans l'établissement pénitentiaire. La décision s'appuie sur les articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire, ainsi que sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, en concluant que les mesures étaient proportionnées et non fautives.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de la décision du 27 décembre 2022 par laquelle l'Autorité nationale des jeux avait prononcé son interdiction volontaire de jeux pour trois ans. M. A soutenait avoir effectué la demande en ligne uniquement pour montrer la procédure à un proche et qu'aucun entretien téléphonique de confirmation n'avait eu lieu. Le tribunal a jugé que M. A avait complété l'intégralité du formulaire en ligne, fournissant tous les documents requis, sans démontrer que sa démarche n'était pas volontaire. Il a également relevé qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'imposait un entretien téléphonique préalable, et que M. A n'avait pas contacté l'autorité pour se rétracter avant l'entrée en vigueur de la mesure. La décision a été fondée sur les articles L. 320-9-1 et R. 321-28 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de Nancy annule le refus de délivrance d'une carte de résident opposé à M. A par le préfet de Meurthe-et-Moselle le 28 avril 2023. Le tribunal retient que la décision est entachée d'un défaut d'examen particulier de la situation personnelle du requérant, l'administration n'ayant pas tenu compte de sa nouvelle adresse pour lui adresser des demandes de pièces. La solution est fondée sur les principes généraux du droit administratif relatifs à l'obligation d'examen sérieux de chaque dossier. Le tribunal n'a pas examiné les autres moyens invoqués, ni la substitution de motifs sollicitée par la préfète sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. et Mme D du centre d'hébergement pour demandeurs d'asile de Laxou, qu'ils occupent sans droit depuis le rejet définitif de leurs demandes d'asile. La requête de la préfète de Meurthe-et-Moselle a été accueillie, le juge estimant que leur maintien compromettait le fonctionnement normal du dispositif d'accueil et constituait une situation d'urgence et d'utilité publique. Le tribunal a rejeté la contestation sérieuse fondée sur le handicap de leur enfant, considérant que cette circonstance ne faisait pas obstacle à l'expulsion, mais a accordé un délai de trois mois aux intéressés pour quitter les lieux, conformément à leur demande subsidiaire et à l'absence d'opposition de la préfète. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. C B d’un recours contestant le refus du président de la communauté de communes du territoire de Lunéville à Baccarat de lui accorder l’aide au retour à l’emploi. Par un mémoire du 4 janvier 2025, M. B s’est désisté de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance du 27 février 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. B, détenu, d’une demande d’indemnisation pour le préjudice subi suite à son déclassement professionnel, annulé pour erreur de droit par un jugement confirmé en appel. Le tribunal a reconnu que cette annulation constitue une illégalité fautive de l’administration pénitentiaire, mais a écarté les autres moyens invoqués (violation des droits de la défense et erreur d’appréciation). La solution retenue engage la responsabilité de l’État sur le fondement de cette faute, en application des principes généraux de la responsabilité administrative et du code de procédure pénale.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. C, détenu, qui demandait réparation pour le préjudice subi suite à l’annulation d’une sanction disciplinaire de déclassement professionnel. Le tribunal a reconnu que l’irrégularité de la composition de la commission de discipline, déjà annulée par un précédent jugement, constituait une illégalité fautive engageant la responsabilité de l’État. Cependant, il a rejeté la demande indemnitaire, estimant que le préjudice allégué, correspondant à des salaires non perçus, n’était pas établi, la perte de rémunération découlant de la sanction initiale et non de la procédure irrégulière. La décision s’appuie sur les articles R. 57-7-14 et R. 57-7-15 du code de procédure pénale.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. B, détenu, d'une demande d'indemnisation pour le préjudice subi suite à son déclassement d'emploi au centre de détention d'Ecrouves, décision annulée pour vice de procédure. Le tribunal a jugé que ce vice de procédure constitue une illégalité fautive engageant la responsabilité de l'État. Cependant, il a estimé que les autres moyens invoqués, notamment l'erreur de droit et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc une condamnation partielle de l'État à réparer le préjudice résultant uniquement du vice de procédure, en application des principes de la responsabilité administrative et du code de procédure pénale (article D. 432-4).
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de MM. E, C et J, candidats évincés, qui demandaient l’annulation, la résiliation ou la suspension d’un contrat d’autorisation d’occupation temporaire du domaine public pour un centre équestre, conclu par la société publique locale Chambley-Madine. Le juge des référés a considéré que ce contrat ne relevait pas des catégories visées à l’article L. 551-13 du code de justice administrative (marchés publics, concessions, etc.), car il ne portait ni sur l’exécution de travaux, la livraison de fournitures ou de services, ni sur une délégation de service public. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nancy a été saisi par la société Arcelormittal Construction France de deux recours pour excès de pouvoir contestant le refus de l'inspecteur du travail puis du ministre du travail d'autoriser le licenciement de M. A B, un salarié protégé. La société s'est désistée de ses deux requêtes, désistement jugé pur et simple. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de M. B relatives aux dépens et aux frais de justice, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit. La décision applique les dispositions du code du travail relatives à la procédure d'autorisation de licenciement des salariés protégés.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la demande d'indemnisation de M. A, qui contestait la légalité de huit fouilles à nu subies en détention. Le juge a estimé que ces fouilles, intervenues notamment après des parloirs, une sortie d'atelier ou un passage en quartier disciplinaire, étaient justifiées par le profil pénal et les antécédents disciplinaires du requérant, en particulier des faits de détention d'objets prohibés et de tentative d'agression. La solution retenue se fonde sur les dispositions des articles L. 225-1 à L. 225-3 du code pénitentiaire et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, dont le juge a estimé qu'elles n'avaient pas été méconnues.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les demandes de M. A B, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 1 100 euros puis 500 euros en réparation des préjudices subis du fait de fouilles à nu pratiquées en détention. Le juge a estimé que ces fouilles, intervenues à l'issue de parloirs ou lors de fouilles de cellule, étaient justifiées par les antécédents pénaux et disciplinaires du requérant, notamment une évasion, et par la nécessité de prévenir l'introduction d'objets prohibés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 225-1 à L. 225-3 du code pénitentiaire, qui subordonnent les fouilles intégrales à des suspicions fondées sur le comportement ou les antécédents de la personne détenue, et écarte la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi de trois requêtes distinctes, présentées par M. C F, Mme H D et M. B F, tendant à l'annulation d'arrêtés du 28 janvier 2025 par lesquels la préfète des Vosges les a assignés à résidence. Les requérants contestaient notamment la légalité de ces décisions en invoquant l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et, par voie d'exception, l'illégalité des décisions sous-jacentes de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français, au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il a également rejeté le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire, rappelant que les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ne s'appliquent pas aux décisions statuant sur une demande. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les demandes de M. B, détenu, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 200 euros pour le préjudice subi lors de fouilles à nu qu'il estimait illégales. Le tribunal a jugé que les fouilles des 24 juillet et 11 septembre 2023 (requête n° 2400757) n'étaient pas justifiées, l'administration n'ayant pas démontré de risques particuliers liés à son comportement ou à ses fréquentations, engageant ainsi la responsabilité de l'État. En revanche, pour les fouilles des 11 et 15 octobre 2023 (requête n° 2402977), le tribunal a estimé qu'elles étaient proportionnées et justifiées par le profil pénal et les antécédents disciplinaires de M. B, rejetant cette demande. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 225-1 à L. 225-3 du code pénitentiaire et l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme E, ressortissante étrangère, contestant l'arrêté préfectoral du 12 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure médicale avait été régulière et que la préfète n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais d'instance.