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Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante nigériane, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par la préfète des Vosges le 19 juin 2025. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle, notamment la durée de son séjour, la scolarisation de ses enfants et son état de santé. Le tribunal a estimé que ces éléments ne justifiaient pas une telle erreur, relevant que Mme A... était entrée récemment en France (2020), que ses liens personnels n'étaient pas suffisamment stables et qu'aucun obstacle ne s'opposait à la reconstitution de la cellule familiale au Nigéria. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de la SAS Entreprise Contois Gilles, qui contestait son assujettissement à la taxe d’habitation pour un logement situé à Lunéville. La société soutenait que le logement, loué vide et non meublé, n’était pas imposable. Le tribunal a jugé que la circonstance que le preneur ait meublé lui-même les locaux pour les besoins de son activité professionnelle est sans incidence sur leur qualification de locaux meublés au sens de l’article 1407 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge de la cotisation de taxe d’habitation.
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D... afin de déterminer si la prise en charge de sa hernie discale par le centre hospitalier intercommunal Emile Durkheim d'Epinal et le CHRU de Nancy à compter du 6 septembre 2023 a été conforme aux règles de l'art et d'évaluer les préjudices éventuels. La mesure a été jugée utile dans la perspective d'un éventuel litige en responsabilité médicale, les deux établissements ne s'y étant pas opposés. Les conclusions accessoires de M. D... tendant à la condamnation solidaire des hôpitaux aux frais d'expertise et à une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, la responsabilité n'étant pas établie à ce stade.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la décharge de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pour 2024. Mme A... soutenait pouvoir bénéficier d'une exonération car son logement meublé, loué via Airbnb et Booking, n'était pas à sa disposition. Le tribunal a jugé que, malgré 235 nuitées de location, le bien était vacant 103 jours et que la propriétaire conservait la liberté d'accepter ou refuser les réservations, ce qui établissait son intention de conserver la jouissance du logement au 1er janvier 2024. En application des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, Mme A... a donc été considérée comme redevable de la taxe.
Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A... qui contestait la taxe d'habitation sur les logements vacants due pour 2024. La requérante invoquait ses efforts infructueux pour vendre ses appartements et sa situation financière difficile. Le juge a estimé que la vacance des logements n'était pas indépendante de sa volonté, et que les difficultés financières sont inopérantes devant le juge de l'impôt. La décision est fondée sur les articles 1407 bis et 232 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de Mme B... contre l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. La requérante, ressortissante algérienne en situation irrégulière, contestait notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et l'atteinte à sa vie privée et familiale. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens, jugeant la délégation de signature régulière, la motivation suffisante et l'atteinte à la vie privée proportionnée compte tenu de son maintien irrégulier et de l'absence d'attaches familiales en France. La décision se fonde sur les articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la secrétaire générale de la préfecture disposant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le refus de titre de séjour n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'admission exceptionnelle au séjour (article L. 435-1 du CESEDA) et du pouvoir de régularisation du préfet. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, interdiction de retour et fixation du pays de destination, fondées sur ce refus légal, ont été maintenues.
Le Tribunal Administratif de Nancy, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de deux délibérations de la communauté de communes de Bruyères Vallons des Vosges exerçant le droit de préemption urbain sur une parcelle. Les requérants, acquéreurs évincés, contestaient la légalité des décisions, invoquant notamment un vice de procédure (défaut de convocation régulière des conseillers) et une insuffisance de motivation du projet. La juridiction a rejeté l’exception de non-lieu soulevée par la collectivité, estimant que les vendeurs n’avaient pas renoncé à la vente. La solution finale n’est pas explicitée dans l’extrait, mais l’analyse porte sur la condition d’urgence et l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité des délibérations, en application des articles L. 300-1 du code de l’urbanisme et L. 521-1 du code de justice administrative.
Refus de renouvellement de titre de séjour pour un père d'enfants français. Le Tribunal Administratif de Nancy annule l'arrêté du 7 mai 2025 de la préfète des Vosges. La solution retenue est que le requérant justifie contribuer effectivement à l'éducation et à l'entretien de ses quatre enfants mineurs français, conformément à l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint à la préfète de lui délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de M. A... contestant deux refus d'inscription à l'Université de Lorraine pour l'année 2025-2026. La première décision du 13 mai 2025 refusait l'inscription en 2e année de formation ingénieur à l'ENSG pour dossier incomplet, tandis que la seconde du 19 juin 2025 refusait l'inscription en 2e année de master STPE pour cursus antérieur inadapté. Le tribunal a joint les deux instances et, s'appuyant sur le code de l'éducation, a constaté que le dossier de M. A... était effectivement incomplet pour la première demande, et que la commission avait réexaminé son cas. La solution retenue n'est pas explicitement mentionnée dans l'extrait, mais le tribunal a rejeté les conclusions de M. A..., confirmant les décisions de l'université.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme B... qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pour l'année 2023. La requérante soutenait que le logement de Cornimont constituait sa résidence principale, mais le tribunal a estimé, au vu des éléments de l'instruction (déclaration de revenus, adresse bancaire), que son habitation principale restait à Saulxures-sur-Moselotte au 1er janvier 2023. La solution retenue est fondée sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. et Mme C... qui demandaient la réduction de leur taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. Les requérants contestaient le coefficient d’entretien et la surface habitable retenue par l’administration, en se fondant sur une nouvelle déclaration modèle H1. Le tribunal a jugé que leur refus de la visite sur place d’un géomètre du cadastre privait leurs propres déclarations de valeur probante suffisante. La solution retenue s’appuie sur les articles 1380, 1406, 1494 et 1495 du code général des impôts, ainsi que sur l’article L. 175 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. A... B..., ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du préfet de Meurthe-et-Moselle du 16 octobre 2025 portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour de douze mois et assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en estimant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des arrêtés préfectoraux.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme et M. B... qui demandaient la condamnation d'une entreprise et de la commune de Marchéville-en-Woëvre pour l'abattage d'un if planté sur un usoir. Le tribunal a jugé que l'usoir fait partie du domaine public communal et que le maire n'avait pas besoin d'autorisation judiciaire pour procéder à l'abattage dans un but d'intérêt général. Les requérants ne pouvaient se prévaloir d'aucun droit d'occupation temporaire ni d'usages locaux inapplicables en Meuse. La requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens inopérants, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. E..., ressortissant géorgien, contestant les arrêtés du préfet du Bas-Rhin du 19 septembre 2025 (obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour d’un an) et du 22 octobre 2025 (retrait du délai de départ volontaire). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l’atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et le risque de traitements inhumains en cas de retour (article 3 de la CEDH), n’étaient pas fondés. Il a également estimé que le retrait du délai de départ volontaire était justifié par la menace pour l’ordre public et l’absence de garanties de représentation, et a rejeté la demande subsidiaire de suspension de l’éloignement dans l’attente de la décision de la cour nationale du droit d’asile. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté la requête indemnitaire de Mme B..., qui demandait à la métropole du Grand Nancy le remboursement de frais de réparation de son véhicule (amortisseurs) en raison du mauvais état de la voirie. La requérante n'a apporté aucun élément établissant le lien de causalité entre l'état de la voie publique et les dégâts subis, sa situation financière étant sans incidence sur le bien-fondé de sa demande. La décision a été rendue par ordonnance sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement infondées.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet du Bas-Rhin ordonnant son transfert aux autorités croates, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait, et que le préfet avait correctement appliqué le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Il a estimé que la Croatie était bien l'État membre responsable, le requérant y ayant déjà sollicité l'asile, et que les allégations de défaillances systémiques n'étaient pas établies. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. A... du logement qu'il occupe sans droit depuis le rejet définitif de sa demande d'asile. La juridiction a fait droit à la demande du préfet de Meurthe-et-Moselle, estimant que le maintien de l'intéressé faisait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile et que la mesure présentait un caractère d'urgence et d'utilité. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-11, L. 542-1 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement après la perte du droit au séjour et la possibilité pour le préfet de saisir le juge pour obtenir l'évacuation du lieu.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A... contre l'arrêté du préfet de Meurthe-et-Moselle du 22 octobre 2025 l'assignant à résidence. La requérante excipait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre en août 2024, mais le tribunal a jugé que cette décision, devenue définitive faute de recours dans les délais, ne pouvait plus être contestée. Par conséquent, le moyen tiré du défaut de base légale de l'assignation à résidence a été écarté. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C... contre l'arrêté du préfet de la Moselle lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que la décision était légalement fondée, notamment sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'irrégularité du séjour et de l'absence de justification d'une vie privée et familiale stable. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés, faute pour le requérant de démontrer une contribution effective à l'entretien et à l'éducation de son enfant français. Enfin, la menace pour l'ordre public et l'absence de circonstances humanitaires ont justifié le refus de délai de départ volontaire et la durée de l'interdiction de retour.