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Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. B... contestant la délibération n° 2022-092 du 14 novembre 2022 de la commune de Vignot instaurant un droit de préemption urbain renforcé sur deux parcelles, ainsi que la délibération n° 2022-095 du 28 décembre 2022 autorisant son exercice. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, reconnaissant l'intérêt à agir de M. B..., agriculteur candidat à l'acquisition des parcelles. Sur le fond, le tribunal a annulé les deux délibérations au motif qu'elles méconnaissaient les dispositions de l'article L. 211-1 du code de l'urbanisme, les parcelles étant classées en zone naturelle et non en zone urbaine ou à urbaniser, ce qui rendait illégale l'instauration du droit de préemption urbain.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de l’association One Voice contestant un arrêté préfectoral autorisant le tir à plomb des chevreuils sur l’emprise de la ligne à grande vitesse Est-Européenne. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, reconnaissant l’intérêt à agir de l’association en raison de son agrément national de protection de l’environnement. Sur le fond, il a annulé l’arrêté attaqué en tant qu’il autorisait le tir à plomb des chevreuils, au motif que cette pratique méconnaît les dispositions de l’article 4 de l’arrêté du 1er août 1986, qui prohibe l’emploi de projectiles à plomb pour la destruction des animaux. La solution retenue s’appuie sur le code de l’environnement et l’arrêté du 1er août 1986 relatif aux procédés de chasse.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme A... contestant le refus du maire de Jarville-la-Malgrange de l'autoriser à réaliser des travaux d'isolation thermique par l'extérieur de sa maison, située dans le périmètre de protection du château de Montaigu. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre l'avis de l'architecte des Bâtiments de France et la décision implicite du préfet, car ces actes préparatoires ne font pas grief et ne sont pas susceptibles de recours. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête, estimant que le maire n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en suivant l'avis défavorable de l'architecte des Bâtiments de France, et que les dispositions de la loi relative à la transition énergétique ne faisaient pas obstacle à l'application des règles de protection du patrimoine. La demande de Mme A... a été rejetée, et elle a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de M. A... qui contestait le refus d’admission en première année de BUT Génie Civil – Construction durable à l’IUT Nancy-Brabois. Le requérant soutenait que la décision était entachée d’une erreur d’appréciation, mais n’a apporté aucun élément probant pour étayer ses allégations. La juridiction a considéré que la présidente de l’université de Lorraine n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en se fondant sur les mentions au dossier scolaire du candidat, compte tenu du nombre élevé de candidatures et des capacités d’accueil limitées. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 612-3 et D. 612-11 à D. 613-45 du code de l’éducation.
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de Mme B... contestant le refus d'autorisation d'instruction en famille pour sa fille, motivé par l'itinérance de la famille. La commission académique de Nancy-Metz avait estimé que l'itinérance n'était pas suffisamment justifiée par des pièces, et que la scolarisation en établissement restait envisageable. Mme B... n'a apporté aucun élément remettant en cause cette appréciation, se bornant à invoquer des difficultés pratiques pour fournir des justificatifs. Le tribunal applique les articles L. 131-2, L. 131-5 et R. 131-11-4 du code de l'éducation, qui subordonnent l'autorisation d'instruction en famille pour itinérance à la production de pièces justificatives.
Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B..., agent public, qui demandait l'annulation de son compte rendu d'entretien professionnel pour l'année 2022. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés notamment de l'irrégularité de la procédure (absence du supérieur hiérarchique direct, non-respect des délais de l'arrêté du 11 janvier 2013) et d'erreurs d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'évaluation professionnelle contestée, en application des dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme B... contestant le certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire d'Hardancourt pour son projet de construction d'un garage. La décision se fonde sur les dispositions de l'article L. 111-3 du code rural et de la pêche maritime et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, le projet étant situé à moins de 100 mètres de bâtiments agricoles relevant d'installations classées. Le tribunal a estimé que l'argumentation de la requérante ne critiquait pas utilement les motifs de refus, les circonstances invoquées étant sans incidence sur la légalité de l'acte attaqué.
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé la décision du 28 septembre 2023 par laquelle le maire de Nancy infligeait un avertissement à M. A..., adjoint technique. La sanction a été jugée insuffisamment motivée, car elle se bornait à évoquer un manquement aux obligations d'obéissance hiérarchique et de réserve sans préciser la nature ni la date des faits reprochés, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La commune de Nancy a été condamnée à verser 1 500 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nancy rejette la requête de M. A... qui demandait l'annulation du refus de l'Agence régionale de santé (ARS) Grand Est de lui communiquer les conventions de coopération entre le CHRU de Nancy et le centre hospitalier de l'Ouest Vosgien (CHOV). Le tribunal constate que l'ARS a soutenu, sans être contredite, que la participation du CHOV à la prise en charge de proximité des patients atteints de cancer n'était pas formalisée par une convention, conformément à l'article R. 6123-94 du code de la santé publique. En l'absence d'élément établissant l'existence des documents sollicités, la demande de communication est rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme B... contre la décision de la présidente de l’université de Lorraine confirmant son ajournement au Master 2 Santé MEDCRIM. Le tribunal a jugé que les règles de contrôle des connaissances, qui imposent une note supérieure ou égale à 10/20 dans chaque UE sans compensation, ne prévoient pas la possibilité de calculer une moyenne entre les notes des deux sessions. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables faute de demande préalable, et les autres moyens (droit à communication des copies, contenu du sujet d’examen) ont été écartés comme non fondés.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de l’association Défense et avenir du patrimoine nancéien et de l’association Sites et Monuments, qui demandaient l’annulation d’un arrêté préfectoral du 19 octobre 2023 autorisant des travaux sur un immeuble classé monument historique à Nancy, ainsi que du permis de construire et de démolir délivré par le maire le 25 octobre 2023. Les requérantes contestaient notamment la régularité des signatures, la conformité au plan de sauvegarde et de mise en valeur du site patrimonial remarquable, et l’erreur d’appréciation concernant la démolition projetée de l’ancienne gendarmerie. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour tardiveté, sans examiner le fond des moyens soulevés, et a condamné les associations à verser 1 500 euros à la commune de Nancy au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B..., visant à déterminer si la prise en charge de son père au centre hospitalier de Saint-Dié-des-Vosges à partir du 23 septembre 2021 était conforme aux règles de l'art. La solution retenue fait droit à la demande d'expertise, jugée utile pour éclairer un éventuel litige en responsabilité médicale, et étend la mission d'expertise au CHRU de Nancy, conformément aux demandes des parties. L'ordonnance se fonde sur les dispositions du code de justice administrative et du code de la santé publique, sans préjuger des responsabilités.
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé la décision du 6 mai 2024 par laquelle le président du conseil départemental de la Meuse a licencié Mme B..., ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a jugé que le licenciement, intervenu pendant la période d'essai, était fondé sur une erreur d'appréciation, les griefs retenus (manque d'investissement, erreurs, défaut de suivi) n'étant pas établis par les pièces du dossier. La solution retenue repose sur l'application des principes généraux du droit de la fonction publique et du décret n°88-145 du 15 février 1988.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours de M. et Mme A..., ressortissants albanais, contre les arrêtés préfectoraux du 22 mai 2025 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de 12 mois. Les requérants contestaient notamment l’erreur d’appréciation au regard de l’article L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, concernant l’état de santé de leur enfant. Le tribunal a rejeté leurs demandes d’annulation et d’injonction, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Nancy annule l'arrêté du 24 octobre 2024 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B..., ressortissante kosovare. La requérante, entrée en France mineure en 2019, y a suivi une scolarité exemplaire jusqu'au baccalauréat et s'est inscrite à l'université, justifiant de moyens d'existence suffisants et d'une intégration sociale et familiale. Le tribunal estime que la préfète a commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant uniquement sur l'irrégularité de l'entrée sur le territoire, motif non opposable au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'exemption de visa pour les ressortissants kosovars. L'annulation est prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, et une injonction de réexamen est ordonnée.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. et Mme B..., ressortissants macédoniens, qui contestaient des arrêtés préfectoraux de refus de titre de séjour. Les requérants invoquaient uniquement une erreur manifeste d'appréciation, sans fournir d'explications ou de pièces à l'appui de ce moyen. Constatant que ce moyen n'était pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter les requêtes après l'expiration du délai de recours.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. et Mme B..., ressortissants macédoniens, qui demandaient l'annulation des arrêtés préfectoraux du 17 décembre 2024 leur refusant un titre de séjour. Les requérants invoquaient uniquement une erreur manifeste d'appréciation, sans fournir aucune précision ni pièce à l'appui de ce moyen. Constatant que ce moyen n'était pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, le tribunal a fait application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative pour rejeter les requêtes après l'expiration du délai de recours.
Le Tribunal administratif de Nancy a été saisi par Mme C... d’un recours pour excès de pouvoir contre les refus implicites de la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un récépissé et un titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, la préfète a finalement délivré à l’intéressée une carte de séjour temporaire d’un an sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Invitée à confirmer le maintien de sa requête en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, Mme C... n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance, le tribunal a donc constaté son désistement d’office et lui en a donné acte.
Le Tribunal administratif de Nancy a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 19 juin 2025 prolongeant son placement à l’isolement à la maison d’arrêt d’Epinal. Le requérant s’est désisté de cette instance, tout en maintenant une autre contestation du même acte. Constatant que ce désistement était pur et simple, la présidente de la 3ème chambre en a donné acte par ordonnance du 30 septembre 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B... d'une demande d'injonction visant à obtenir du préfet de Meurthe-et-Moselle une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. En cours d'instance, le préfet a délivré à l'intéressé un récépissé de demande de carte de séjour valable six mois et l'autorisant à travailler. Le juge a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions principales de la requête, prononçant un non-lieu à statuer sur celles-ci, et a rejeté le surplus des demandes, notamment celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.