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Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 24 septembre 2024 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique obligeait M. B..., ressortissant sénégalais, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée du séjour en France de l'intéressé (depuis 2017), de son insertion professionnelle et de l'absence de menace réelle à l'ordre public. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E... contestant un avis des sommes à payer émis par le département de la Loire-Atlantique pour un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 17 502,10 euros. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'absence de signature sur le titre exécutoire, le défaut d'examen de sa situation, et l'erreur de droit concernant sa résidence et ses déclarations. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal considérant que les moyens invoqués ne sont pas fondés au regard des dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 13 janvier 2023 par laquelle le ministre de l’intérieur a rejeté la demande de naturalisation de Mme B..., ressortissante britannique. Le tribunal juge que le motif initial, tiré de l’absence de fixation du centre des intérêts familiaux en France en raison de la résidence de l’époux à l’étranger, est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation, compte tenu de la durée de résidence en France, de la propriété immobilière et de la scolarisation des enfants. La substitution de motifs sollicitée par le ministre, fondée sur l’origine étrangère des ressources, est également rejetée, la requérante justifiant de revenus personnels en France. La décision est annulée sur le fondement des articles 21-16 du code civil et du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... contestant le rejet de sa demande de naturalisation. La décision du ministre de l'intérieur, qui s'est substituée à celle du préfet, prononçait un ajournement de deux ans en raison d'une condamnation pour conduite sans permis et sans assurance. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, eu égard à son large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante russe, qui demandait l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur du 10 novembre 2022 rejetant sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que le moyen tiré de l'article 34 de la convention de Genève était inopérant, cet article ne créant pas d'obligation de naturalisation. Il a également estimé que le ministre avait légalement pu fonder son rejet sur une note des services de renseignement faisant état des liens de l'intéressée avec la mouvance islamiste radicale tchétchène, ce qui remettait en cause son loyalisme envers la France. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal administratif de Nantes rejette une requête en excès de pouvoir contre un refus de naturalisation, pour irrecevabilité manifeste. Le requérant a saisi le tribunal directement, sans avoir au préalable exercé le recours administratif obligatoire auprès du ministre de l'intérieur, tel que l'exige l'article 45 du décret du 30 décembre 1993. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Nantes (4ème Chambre) rejette la requête de Mme C... qui contestait le refus de remise gracieuse totale d’un indu de prime d’activité de 4 046,16 euros. La requérante soutenait avoir remboursé les allocations d’invalidité prises en compte dans le calcul de l’indu et invoquait sa situation financière difficile. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a examiné le bien-fondé de l’indu au regard des articles L. 842-1, L. 842-3, L. 842-4 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale. Il a constaté que l’indu était justifié car Mme C... n’avait pas déclaré ses pensions d’invalidité, et a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi la décision de la commission de recours amiable de la CAF.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... C... contestant la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le ministre s'était fondé sur le comportement critiquable de l'intéressée au regard de ses obligations locatives, celle-ci étant redevable d'une somme de 1 717,64 euros envers son bailleur social. Le tribunal a estimé que, malgré les explications de la requérante sur ses difficultés financières, le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son large pouvoir discrétionnaire, conformément à l'article 21-15 du code civil et à l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... contestant la décision implicite du ministre de l’intérieur confirmant l’irrecevabilité de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que l’intéressée ne justifiait pas du niveau B1 requis en français à l’oral et à l’écrit, conformément à l’article 21-24 du code civil et à l’article 37 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La solution retenue est le rejet de la requête, sans erreur d’appréciation retenue à l’encontre de l’administration.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... contestant des suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2013 à 2016. Ces impositions avaient été établies sur le fondement de l'article 123 bis du code général des impôts, relatif aux bénéfices des entités situées dans un Etat à régime fiscal privilégié. Le tribunal a jugé que la société américaine McBride Holding LLC était soumise à un tel régime privilégié dans l'Etat du Delaware, justifiant l'application du dispositif anti-abus. Il a également écarté les moyens relatifs à la prescription, à l'application du régime des sociétés mères, à l'abattement de 40% et à l'imputation de la retenue à la source sur le fondement de la convention fiscale franco-américaine.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2017 à 2019. Le litige portait sur la qualification des locations de quatre appartements, que l'administration fiscale considérait comme des locations meublées relevant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), et non comme des locations nues relevant des revenus fonciers. Le tribunal a jugé que les contrats de location, intitulés "bail de droit commun habitation principale meublée", établissaient la nature meublée des logements, et que le requérant ne démontrait pas l'absence des équipements nécessaires. En conséquence, les impositions supplémentaires ont été maintenues, et les conclusions indemnitaires de M. C... ont été rejetées comme irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SARL EGE, qui contestait des rappels d’impôt sur les sociétés et de TVA. La société, active dans la restauration rapide, voyait sa comptabilité rejetée pour graves irrégularités (discordances de caisse, perte de données). Le tribunal a validé la méthode de reconstitution du chiffre d’affaires par extrapolation, jugée non sommaire, et a confirmé les impositions et amendes. La décision s’appuie sur l’article L. 192 du livre des procédures fiscales et l’article 1759 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2017. Le requérant demandait la déduction d'une somme de 6 000 euros versée à son ancien employeur et contestait la régularité de la procédure de rectification. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, M. C... ayant pu échanger avec l'administration et bénéficier d'un recours hiérarchique, et que l'indemnité litigieuse, qualifiée de dommages-intérêts par le protocole transactionnel, ne constituait pas un frais professionnel déductible au sens de l'article 83 du code général des impôts. La demande de décharge a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... qui demandait la décharge de sa cotisation d'impôt sur le revenu pour 2020. Le requérant sollicitait le bénéfice de la majoration de quotient familial prévue à l'article 195 du code général des impôts pour les titulaires d'une pension d'invalidité pour accident du travail d'au moins 40% ou de la carte mobilité inclusion portant la mention "invalidité". Le tribunal a jugé que les éléments produits par M. B... ne permettaient pas d'établir qu'il remplissait ces conditions, faute de justifier de la pension ou de la carte requise. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur l'absence de preuve suffisante au regard des textes applicables.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de la SAS GPP, qui sollicitait l'annulation du refus de l'administration fiscale de lui accorder le bénéfice du fonds de solidarité pour les mois de juillet à décembre 2020. Le tribunal a considéré que la société ne contestait pas utilement le motif de refus, à savoir l'absence de dépôt de ses déclarations fiscales et l'existence d'une dette de TVA non couverte par un plan de règlement à la date des demandes. La régularisation ultérieure de sa situation, invoquée par la société, a été jugée insuffisante pour remettre en cause la légalité de la décision attaquée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'ordonnance n°2020-317 du 25 mars 2020 et du décret n°2020-371 du 30 mars 2020.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... qui contestait le montant des plus-values de cessions de valeurs mobilières imposées au titre des années 2017 et 2019. Le requérant soutenait que le prix d'acquisition de ses titres était erroné en raison d'un transfert de comptes non pris en compte, mais n'a pas apporté de preuves suffisantes pour remettre en cause les justificatifs bancaires utilisés par l'administration. La solution retenue est le rejet de la demande de réduction et de décharge des impositions supplémentaires. Les textes appliqués sont les articles 150-0 A et 150-0 D du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 15 novembre 2022 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre avait procédé à un examen réel et sérieux de la demande. Il a également estimé que le ministre n'avait pas méconnu l'article 230-8 du code de procédure pénale, les faits de conduite sans permis ayant été portés à sa connaissance par le requérant lui-même. Enfin, le tribunal a considéré que le ministre, dans le cadre de son large pouvoir d'appréciation, n'avait pas commis d'erreur manifeste en se fondant sur ces faits, ni méconnu l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... D... qui contestait le rejet de son recours contre une décision d'ajournement de sa demande de naturalisation. Le ministre de l'intérieur avait estimé que ce recours était tardif, car formé plus de deux mois après la notification de la décision préfectorale. Le tribunal a jugé que la notification était régulière, malgré l'hospitalisation du requérant, et a confirmé le caractère tardif du recours sur le fondement de l'article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le ministre avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a également jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance des ressources professionnelles de M. B... pour subvenir aux besoins de son foyer, conformément aux articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de Mme D... et M. E..., couple de ressortissants turcs, contestant les décisions implicites du ministre de l’intérieur confirmant l’ajournement à deux ans de leurs demandes de naturalisation. La juridiction a estimé que le ministre pouvait légalement se fonder sur le comportement fiscal critiquable des requérants, qui avaient acquitté leurs impôts avec retard et majoration pour les années 2020 et 2021. Cette appréciation, fondée sur l’article 21-15 du code civil et l’article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, n’est pas entachée d’une erreur manifeste. Les conclusions accessoires (injonction et frais) ont été rejetées par voie de conséquence.