57 985 décisions disponibles — page 176/2900
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la demande d'un ressortissant camerounais visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que le requérant, bien qu'évoquant une situation de précarité, ne justifiait pas de l'urgence particulière requise pour cette procédure, notamment en ne démontrant pas avoir effectué des démarches répétées auprès de la préfecture. La requête a donc été jugée irrecevable au titre de la procédure d'urgence.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de M. A... visant à enjoindre l'administration de lui délivrer un visa de long séjour. Le juge a estimé que la situation, liée à une procédure judiciaire en cours concernant l'exercice de l'autorité parentale, ne présentait pas le caractère d'urgence particulier requis par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner les atteintes alléguées aux libertés fondamentales.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension présentée par M. D..., ressortissant tunisien, contre le refus de visa de long séjour en qualité de conjoint de française. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, estime que les circonstances invoquées (poursuite de la vie commune, projet de procréation médicalement assistée, obtention d’un logement social) ne caractérisent pas une urgence particulière justifiant une suspension avant que la commission de recours contre les décisions de refus de visa (CRRV) ne statue sur le recours administratif préalable obligatoire. La requête est donc rejetée par ordonnance, sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Nantes a condamné l’État à verser 2 000 euros à M. et Mme A... en réparation du préjudice moral subi en raison de l’illégalité du refus de délivrance d’un visa de long séjour pour M. A..., ressortissant algérien. Cette illégalité, constatée par un jugement antérieur du même tribunal, a prolongé la séparation du couple du 21 février 2021 au 13 janvier 2022, soit 326 jours. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de la faute résultant de ce refus illégal. La somme allouée est assortie des intérêts au taux légal à compter du 16 février 2023, avec capitalisation annuelle.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 13 octobre 2023 l'assignant à résidence pour six mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et avait été précédé d'un examen particulier de la situation du requérant. Il a estimé que la mesure était légalement fondée sur les articles L. 730-1 et L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), dès lors que l'éloignement de M. B... demeurait une perspective raisonnable. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. F... E... et sa famille d'une demande d'indemnisation pour les préjudices résultant du refus illégal de délivrance de visas de long séjour (réunification familiale) et du délai anormalement long d'examen de leurs demandes. Le tribunal a reconnu que l'illégalité des refus de visa constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La solution retenue est une condamnation de l'État à réparer les préjudices subis, en application des principes de la responsabilité pour faute et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 15 juin 2023 par laquelle le préfet de Maine-et-Loire a rejeté la demande de regroupement familial de M. B..., ressortissant algérien, au profit de son épouse. Le tribunal a relevé d'office que le préfet avait fondé son refus sur le motif que l'intéressé ne se conformait pas aux principes de la vie familiale en France, en application de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Or, la demande de M. B... relevait exclusivement des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui ne prévoient pas un tel motif de refus. Par conséquent, la décision attaquée a été annulée pour erreur de droit.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en formation collégiale, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. J..., réfugié burundais, contestant les refus implicites de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France pour ses enfants mineurs. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, estimant que les moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l'erreur d'appréciation sur l'identité et la filiation, et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme ainsi les décisions de refus de visa de long séjour au titre de la réunification familiale.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. et Mme G... contestant le refus implicite de visa de long séjour opposé à Mme A... G..., présentée comme la fille d’un réfugié burundais. Le tribunal a rappelé que l’âge de l’enfant s’apprécie à la date du dépôt de la demande de visa, conformément aux articles L. 561-2 et R. 561-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a jugé que la décision de la commission de recours, qui s’était approprié les motifs consulaires tirés du dépassement de la limite d’âge et du caractère frauduleux des documents d’état civil, n’était pas entachée d’erreur de droit ou de fait. La requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, qui avait rejeté la demande de visa de long séjour de Mme C... en tant que concubine d’un réfugié. La juridiction retient que la commission s’est appropriée un motif inapplicable, tiré de l’absence de justification du lien de filiation, qui concerne uniquement les enfants mineurs, et non les concubins. Cette erreur de droit suffit à entraîner l’annulation de la décision, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens. Le tribunal enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer le visa sollicité dans un délai de deux mois, et met à la charge de l’État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice, en application des articles L. 561-2 et L. 561-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. C..., ressortissant guinéen, de deux requêtes visant à contester, d'une part, le refus d'autorisation de travail du 24 juin 2024 et, d'autre part, l'obligation de quitter le territoire français du 7 octobre 2024. Le tribunal a joint ces deux affaires. Il a rejeté l'ensemble des demandes de M. C..., jugeant que la décision de refus d'autorisation de travail était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que l'obligation de quitter le territoire français ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Maine-et-Loire. Le tribunal a relevé d'office que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoqué pour fonder la demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié, n'est pas applicable aux ressortissants marocains en raison de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. En conséquence, le tribunal a substitué à cette base légale erronée le pouvoir général de régularisation du préfet, et a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, jugeant l'arrêté légal. La requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nantes (12ème chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 8 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision d’éloignement était légale, notamment au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et que les moyens soulevés par le requérant (incompétence, défaut de motivation, violation du droit d’être entendu) n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes d’annulation et d’injonction, sans application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. C... contestant un arrêté préfectoral du 15 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour de six mois, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence du 23 décembre 2025. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la violation du droit d'être entendu et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L. 542-4, L. 612-8, L. 612-10, L. 613-1 et L. 731-1, ainsi que sur la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B... visant à suspendre son exclusion de trois ans de la formation d'auxiliaire de puériculture. En cours d'instance, la directrice de l'IFAP du GRETA-CFA de Loire-Atlantique a annoncé le retrait de la décision contestée et la réintégration immédiate de l'étudiante. Le juge a constaté que cette mesure rendait sans objet les conclusions en suspension et en injonction, prononçant un non-lieu à statuer. Il a en outre condamné l'État à verser 550 euros à l'avocat de Mme B... au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A... C... contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 7 janvier 2026 ordonnant son transfert aux autorités allemandes et son assignation à résidence. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de son droit à l'information et à un entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que l'absence d'examen réel de sa situation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure de détermination de l'État responsable avait été régulièrement suivie et que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées. En conséquence, il a rejeté la requête de Mme A... C....
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... visant à suspendre la décision implicite de rejet de sa demande de visa de long séjour au titre du regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la séparation familiale de trois semaines et le délai de seize mois entre l'obtention du statut de réfugié et la demande de visa ne caractérisant pas une situation d'urgence justifiant une suspension. Aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d’une demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visas, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale à Mme C... E... et à sa fille mineure, F... D... A..., ressortissantes maliennes. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas suffisamment établie, les requérants n’apportant pas de preuves concrètes de la dégradation de leur situation sécuritaire ou de l’état de santé de l’enfant. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 561-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ou de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la suspension de la décision implicite de l’autorité consulaire française à Islamabad refusant de lui délivrer un visa de long séjour pour demande d’asile. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’urgence et l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision, n’était fondé en l’état de l’instruction. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. B..., ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, relevant que le requérant avait tardé à solliciter un titre de séjour et n’établissait pas une situation de précarité suffisamment grave et immédiate imputable à la décision contestée. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.