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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de Nantes

Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

57 985 décisions disponibles — page 220/2900

DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA44-2213722(TA44-2213722)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par l'association Sauvegarde de l'Anjou d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de Maine-et-Loire du 23 juin 2022 approuvant le cahier des charges pour l'exploitation du droit de pêche de l'État (2023-2027), en tant que son article 47 autorise l'utilisation de trois ancraus par les titulaires d'une licence de petite pêche. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que le préfet avait commis une erreur de droit. En effet, l'article R. 436-24 du code de l'environnement fixe une liste limitative des engins de pêche autorisés pour les pêcheurs amateurs aux engins et aux filets sur le domaine public fluvial de deuxième catégorie, et l'ancrau n'y figure pas. Par conséquent, le préfet ne pouvait légalement l'autoriser dans le cahier des charges.

14 janvier 2026Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA44-2215487(TA44-2215487)

Le Tribunal Administratif de Nantes a condamné l'État à indemniser Mme C..., ressortissante gabonaise, pour le préjudice subi du fait de l'illégalité d'un refus de séjour du 10 mai 2021, annulé par un précédent jugement. La responsabilité de l'État a été engagée pour faute, car ce refus, entaché d'une erreur d'appréciation, a placé la requérante en situation irrégulière de mai 2021 à juin 2022. Le tribunal a reconnu un préjudice matériel direct lié à la perte de l'allocation adulte handicapé et de l'aide personnalisée au logement, ainsi qu'un préjudice moral. L'État a été condamné à verser 13 940,50 euros, avec intérêts, sur le fondement des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 761-1 du code de justice administrative.

14 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA44-2215768(TA44-2215768)

Le Tribunal Administratif de Nantes (5ème Chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant soudanais, qui contestait la décision de l'OFII du 29 septembre 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision, fondée sur la dissimulation par le requérant d'une protection internationale obtenue en Espagne, était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen particulier de sa situation, incluant une évaluation de sa vulnérabilité. La procédure a été considérée régulière, le requérant ayant été mis en mesure de présenter ses observations préalablement à la décision, conformément aux articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

14 janvier 2026Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA44-2216887(TA44-2216887)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société AXA France, subrogée dans les droits de son assurée, afin d’obtenir réparation des préjudices matériels subis lors d’une manifestation de "gilets jaunes" le 12 janvier 2019 à Nantes. La juridiction a retenu la responsabilité sans faute de l’État sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, estimant que les dégradations, commises à force ouverte ou par violence, résultaient directement d’un attroupement. Le préfet n’ayant pas démontré que les auteurs agissaient en tant que groupe distinct et prémédité, l’État a été condamné à verser à AXA France la somme de 16 169,83 euros, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation.

14 janvier 2026Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA44-2217040(TA44-2217040)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A..., réfugiée guinéenne, d'une demande d'indemnisation pour le préjudice résultant du refus illégal de visas de réunification familiale pour ses trois enfants. Le tribunal a constaté que l'illégalité de ce refus, déjà annulé par un jugement du 21 juillet 2020, constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La solution retenue est que l'administration a commis une faute en refusant les visas, puis en les délivrant tardivement, ouvrant droit à réparation pour les préjudices directs et certains. Le tribunal s'est fondé sur le principe de responsabilité pour faute de l'administration et sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la réunification familiale.

14 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA44-2217043(TA44-2217043)

Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème Chambre) a examiné le recours de Mme A..., ressortissante algérienne, contre la décision du préfet de Maine-et-Loire du 12 décembre 2022 retirant son certificat de résidence algérien obtenu en qualité de conjointe de Français, suite à son divorce et à son remariage avec un compatriote en situation irrégulière. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, des vices de procédure, de l'erreur de droit (l'accord franco-algérien régissant de manière complète la situation, à l'exclusion du CESEDA), de l'erreur de fait et de la violation de l'article 8 de la CEDH. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité du retrait du titre de séjour.

14 janvier 2026Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA44-2300766(TA44-2300766)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société Guesneau Couverture contestant un titre de recettes de 11 400 euros émis par la commune de Saint-Aignan-Grandlieu pour des pénalités de retard dans l’exécution d’un marché public de travaux. Le tribunal a jugé que la requête était tardive, car introduite au-delà du délai raisonnable d’un an à compter de la notification du titre exécutoire, en application du principe de sécurité juridique. La solution retenue est le rejet de la requête sans examen au fond, fondé sur les principes généraux du contentieux administratif et le code de justice administrative.

14 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA44-2301850(TA44-2301850)

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du ministre de l'intérieur du 15 mars 2023 rejetant le recours préalable obligatoire de M. B... contre l'ajournement à trois ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal juge que l'absence de convocation de l'intéressé à l'entretien individuel prévu à l'article 41 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 constitue une irrégularité ayant privé le requérant d'une garantie, entachant d'illégalité la décision ministérielle. Les conclusions dirigées contre la décision préfectorale initiale sont irrecevables, la décision ministérielle s'y étant substituée.

14 janvier 2026Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA44-2317341(TA44-2317341)

Le Tribunal Administratif de Nantes (5ème Chambre) a examiné les requêtes de M. E..., un ressortissant érythréen demandeur d'asile, contestant deux décisions de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) : la première du 6 octobre 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil, et la seconde du 18 septembre 2023 refusant leur rétablissement. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, des vices de procédure (absence d'entretien de vulnérabilité et défaut d'information linguistique), de la méconnaissance des articles L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a jugé que les décisions de l'OFII étaient légales et a rejeté les demandes d'annulation et d'injonction de M. E....

14 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA44-2406716(TA44-2406716)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante nigériane, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et que la requérante ne démontrait pas sa qualité de victime de proxénétisme ni une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ont été écartés. En conséquence, les conclusions dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et information sur l'interdiction de retour ont été rejetées par voie de conséquence.

14 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA44-2406877(TA44-2406877)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de la Sarthe du 12 avril 2024. Cet arrêté retirait son titre de séjour temporaire, l'obligeait à quitter le territoire français sans délai et prononçait une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et a jugé inopérant le moyen fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, cette disposition ne s'appliquant pas aux États membres. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.

14 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA44-2414170(TA44-2414170)

Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème chambre) a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. et Mme A... contre les arrêtés du préfet de Maine-et-Loire du 9 août 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Les requérants contestaient notamment la compétence du signataire, le défaut de motivation, l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, une erreur de fait sur leur durée de présence en France, et une méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA, de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3-1 de la CIDE. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légales.

14 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA44-2414870(TA44-2414870)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris celles relatives à l'obligation de quitter le territoire et au pays de destination.

14 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA44-2500086(TA44-2500086)

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. A..., ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du 29 novembre 2024 de la préfète de la Mayenne lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il juge également inopérant le moyen fondé sur la violation du droit d'être entendu au titre de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, cette disposition ne s'appliquant pas aux autorités nationales. Enfin, le tribunal estime que la décision ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

14 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA44-2518746(TA44-2518746)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas « passeport talent » aux enfants de M. C.... Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, méconnaissance de l'article L. 421-22 du CESEDA, violation des articles 8 de la CEDH et 3§1 de la CIDE) n'était, en l'état, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, les conclusions à fin de suspension, d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.

14 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA44-2521220(TA44-2521220)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A... C..., ressortissante djiboutienne, contestant la décision de l'OFII de cesser ses conditions matérielles d'accueil au 1er octobre 2025 et le refus de les lui accorder le 24 novembre 2025. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, l'absence d'évaluation de sa vulnérabilité et une erreur de droit. Le tribunal a annulé la décision de cessation pour non-respect de la procédure prévue à l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour l'OFII d'avoir mis la requérante en mesure de présenter des observations préalables. Il a également annulé la décision de refus pour insuffisance de motivation et défaut d'examen de sa situation personnelle, en application des articles L. 522-1 et suivants du même code. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme A... C... dans un délai de quinze jours.

14 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA44-2522631(TA44-2522631)

Le Tribunal administratif de Nantes a examiné la requête de M. C... contestant l'arrêté du préfet du Calvados du 14 novembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, d'une interdiction de retour de cinq ans et d'un signalement aux fins de non-admission au système d'information Schengen. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés par le requérant, notamment l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. C..., confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales contestées.

14 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA44-2522632(TA44-2522632)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, un défaut d'examen de sa situation, et une méconnaissance des articles L. 551-10 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'OFII avait suffisamment motivé sa décision et procédé à un examen individuel de la situation. Il a jugé que le refus était fondé sur l'absence de motif légitime justifiant le dépôt tardif de la demande d'asile, en application de l'article L. 551-15 du CESEDA, et que la vulnérabilité alléguée n'était pas établie.

14 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA44-2522640(TA44-2522640)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante nigériane, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités polonaises. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, notamment en ce qu'il mentionnait le règlement (UE) n° 604/2013 et indiquait que Mme D... était en possession d'un visa périmé délivré par les autorités polonaises. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert. Les textes appliqués incluent le règlement (UE) n° 604/2013 et l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

14 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA44-2522995(TA44-2522995)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant russe, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités allemandes en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant avait bénéficié de l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement, dont le compte-rendu produit par l'administration faisait foi. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, de même que les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.

14 janvier 2026Résumé IA
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